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Société française et passions scolaires. L'égalité des chances en question
Jellab Aziz
PU MIDI
24,00 €
Épuisé
EAN :9782810704651
Symbole de la République et de ses valeurs, objet de nombreuses attentes parfois contradictoires, l'école en France ne cesse de susciter de multiples débats, sur fond de réformes successives qui se sont fixé comme horizon l'égalité des chances et la démocratisation. L'étroite imbrication entre l'école et la République explique les controverses passionnelles que provoque tout projet de changement, dépassant le plus souvent les clivages idéologiques et politiques. C'est que l'institutionnalisation de l'instruction obligatoire annonçait le projet fondamental visant à "faire société" par l'école, de sorte que celle-ci conditionne fortement aujourd'hui le destin des individus. Partant des évolutions qui touchent la société française et des incertitudes générées par la mondialisation et par l'Europe, cet ouvrage cherche à mettre en lumière en quoi ces changements mettent à l'épreuve l'école, ses missions ainsi que les thèses de la reproduction. Il mobilise également les enseignements issus de recherches scientifiques et empiriques menées par l'auteur. Où il apparaît, au final, que la question scolaire interroge l'idéal d'une société solidaire dont la démocratie a partie liée avec l'élévation du niveau d'éducation et la réduction des inégalités d'accès au savoir et à la culture.
Comment caractériser le lycée professionnel aujourd'hui et quelle place occupe-t-il au sein du système scolaire ? Comment les élèves s'y engagent-ils et y construisent-ils un sens à leurs études et quelles stratégies les enseignants mettent-ils en place afin de favoriser la réussite d'un public provenant majoritairement de milieu populaire ? S'appuyant sur des enquêtes de terrain menées depuis plusieurs années, cet ouvrage traite de ces différentes questions. Il aborde les effets de la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans, l'émergence des projets de poursuite d'études dans l'enseignement supérieur court, et s'interroge sur le devenir du CAP qui accueille le plus souvent le public scolaire le plus fragile. Prenant le contre-pied des rares recherches sociologiques qui ne pensent l'enseignement professionnel que sous l'angle de la reproduction sociale des rapports de domination, le propos pointe les défis à relever pour une institution qui doit assurer à son public une émancipation scolaire alliant compréhension, accompagnement et exigence intellectuelle.
Comment la France, berceau de la Révolution de 1789, héritière d'une riche histoire et du triptyque républicain (Liberté, Egalité. Fraternité), est aussi devenue le pays dans lequel le pessimisme prédomine, conduisant à des formes de repli sur soi et à une nostalgie à l'égard d'une ère révolue ? A l'heure où l'on assiste à des revendications identitaires, à la célébration et à la demande de reconnaissance de différentes mémoires, sur tond de diversification sociale et culturelle, une question se pose de manière cruciale : à quelles conditions peut-on penser et mettre en oeuvre du commun ? Le défi à relever n'est pas mince car l'idéologie néolibérale impose désormais un réalisme rendant difficile toute utopie. L'auteur propose une lecture sereine et distanciée de thématiques socialement vives, indissociables de la question sociale : la laïcité, la Nation, l'identité, l'immigration, la citoyenneté, les populismes, le communautarisme, la religion, l'exclusion de franges entières de la population. Il interroge la capacité d'agir des citoyens et insiste sur le rôle que les institutions, à l'instar de l'école ou des dispositifs sociaux ou médicaux, doivent puer dans la construction du lien social. Face aux revendications identitaires, la question sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités sont les fondements de la vie démocratique. Un ouvrage lumineux, porteur d'espoir.
En France, l'université a connu de profondes évolutions et les étudiants qui la fréquentent sont, pour nombre d'entre eux, les " enfants de la massification " scolaire. L'entrée à l'université, les manières de se socialiser aux études et aux rythmes de la formation ainsi que les façons d'étudier et d'apprendre sont d'une extrême diversité, tenant à la trajectoire scolaire, à l'origine sociale, à l'âge et au type de filière fréquenté, mais aussi à l'étape au sein du parcours universitaire. Issu d'une enquête de terrain menée auprès d'étudiants de licence 1 et de quelques étudiants de master, cet ouvrage apporte une contribution à la compréhension de l'expérience scolaire à l'université et des tensions qui la jalonnent. Le rapport aux études s'organise à partir de trois dimensions : la socialisation universitaire, les manières d'apprendre en tant que " bricolage " le plus souvent individuel et les projets d'avenir plus ou moins construits. L'examen sociologique de tableaux d'étudiants éclaire sur les singularités et les régularités quant aux manières d'étudier et de maîtriser les exigences scolaires. Ni alarmiste, ni enchanté, le propos de cet ouvrage interroge au plus près l'expérience étudiante qui constitue un analyseur d'une université faiblement intégrée et intégrante. À l'heure où l'enseignement supérieur fait l'objet d'attentes sociopolitiques contradictoires, le matériau recueilli laisse augurer des possibilités d'action en vue de promouvoir une université réellement démocratique, où l'accès aux formations irait de pair avec l'appropriation effective des savoirs académiques et émancipateurs.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.