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Une fraternité à construire. Essai sur le vivre-ensemble dans la société française contemporaine
Jellab Aziz
BERGER LEVRAULT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782701320151
Comment la France, berceau de la Révolution de 1789, héritière d'une riche histoire et du triptyque républicain (Liberté, Egalité. Fraternité), est aussi devenue le pays dans lequel le pessimisme prédomine, conduisant à des formes de repli sur soi et à une nostalgie à l'égard d'une ère révolue ? A l'heure où l'on assiste à des revendications identitaires, à la célébration et à la demande de reconnaissance de différentes mémoires, sur tond de diversification sociale et culturelle, une question se pose de manière cruciale : à quelles conditions peut-on penser et mettre en oeuvre du commun ? Le défi à relever n'est pas mince car l'idéologie néolibérale impose désormais un réalisme rendant difficile toute utopie. L'auteur propose une lecture sereine et distanciée de thématiques socialement vives, indissociables de la question sociale : la laïcité, la Nation, l'identité, l'immigration, la citoyenneté, les populismes, le communautarisme, la religion, l'exclusion de franges entières de la population. Il interroge la capacité d'agir des citoyens et insiste sur le rôle que les institutions, à l'instar de l'école ou des dispositifs sociaux ou médicaux, doivent puer dans la construction du lien social. Face aux revendications identitaires, la question sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités sont les fondements de la vie démocratique. Un ouvrage lumineux, porteur d'espoir.
Résumé : En France, l'une des politiques scolaires les plus emblématique durant ces quarante dernières années a été la mise en place de l'éducation prioritaire. Si cette politique a cherché à articuler le principe d'égalité des chances avec l'équité, et si le bilan que la recherche et les observations de terrain ont pu en dresser reste mitigé la refondation de l'éducation prioritaire et les récente orientations institutionnelles ouvrent de nouvelles perspectives. Elles appellent, dans le même temps, à interroger des question fondamentales comme la mixité sociale, les collectifs professionnels l'exigence bienveillante et l'évaluation des dispositifs et de mesures. Dans un contexte marqué par la crise sanitaire qui a fonctionné, comme un miroir grossissant mettant en lumière de forte inégalités, la politique d'éducation prioritaire doit, plus que jamais, prendre acte de l'étroite relation entre la question sociale et la question scolaire.
Bien que son histoire soit récente, la sociologie occupe une place prééminente au sein des sciences sociales. Son succès dans le milieu intellectuel mais aussi médiatique témoigne de sa capacité à problématiser les questions de notre temps. La diversité des auteurs et des approches théoriques et méthodologiques explique la vivacité des débats et la richesse des connaissances produites par la sociologie. L'ouvrage présente, dans un premier temps, les idées des auteurs classiques puis celles des auteurs plus contemporains, regroupées par courants de pensée. En se focalisant sur l'essentiel des différentes thèses, cet écrit s'attache à les rendre compréhensibles, grâce à un style clair et accessible. Cet ouvrage s'adresse à un large public, aux étudiants, aux enseignants et aux formateurs, mais aussi à tous ceux et celles qui souhaitent s'initier à l'une des pensées les plus fécondes en sciences humaines et sociales Biographie: Aziz Jellab, habilité à diriger des recherches, est maître de conférences en sociologie à l'université d'Artois. Ses travaux portent sur la sociologie de l'éducation et du travail. Auteur de plusieurs ouvrages et articles, il a notamment publié "Scolarité et rapport aux savoirs en lycée professionnel" (PUF), "L'école en France" et "Débuter dans l'enseignement secondaire" (L"Harmattan)"
Symbole de la République et de ses valeurs, objet de nombreuses attentes parfois contradictoires, l'école en France ne cesse de susciter de multiples débats, sur fond de réformes successives qui se sont fixé comme horizon l'égalité des chances et la démocratisation. L'étroite imbrication entre l'école et la République explique les controverses passionnelles que provoque tout projet de changement, dépassant le plus souvent les clivages idéologiques et politiques. C'est que l'institutionnalisation de l'instruction obligatoire annonçait le projet fondamental visant à "faire société" par l'école, de sorte que celle-ci conditionne fortement aujourd'hui le destin des individus. Partant des évolutions qui touchent la société française et des incertitudes générées par la mondialisation et par l'Europe, cet ouvrage cherche à mettre en lumière en quoi ces changements mettent à l'épreuve l'école, ses missions ainsi que les thèses de la reproduction. Il mobilise également les enseignements issus de recherches scientifiques et empiriques menées par l'auteur. Où il apparaît, au final, que la question scolaire interroge l'idéal d'une société solidaire dont la démocratie a partie liée avec l'élévation du niveau d'éducation et la réduction des inégalités d'accès au savoir et à la culture.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.
Le parcours d'orientation ressemble aujourd'hui davantage à l'organisation d'un tri des élèves, qui pour des raisons cumulatives, se révèle étroitement lié à l'origine sociale, qu'à un processus de choix progressif, réversible et éclairé. La réduction de ces inégalités est trop souvent renvoyée aux marges de manoeuvre individuelles et aux " bonnes rencontres ". Considérant l'orientation aussi bien sous l'angle intime de la construction de soi que comme un acte majeur du contrat social, l'ouvrage analyse l'influence de différents facteurs sur les décisions d'orientation. Alors que plusieurs lois et mesures récentes placent l'orientation au centre des réformes éducatives, son parti pris est d'aborder les enjeux de la transformation engagée par un détour en considérant l'orientation dans tous ses états : polysémie, mythes, croyances, totems et tabous qui structurent les représentations des différents acteurs. Comment renoncer au mythe du métier idéal, prince charmant qui n'attendrait que nous, pour tracer son chemin ? De quels repères et boussole dispose chaque élève pour élaborer une cartographie qui rende le monde intelligible et l'aide à composer son itinéraire entre certitude et aventure, déterminisme et liberté, conventions et transgression ? Au fond, peut-on apprendre à choisir et, si oui, quel pourrait être le rôle de l'Ecole ? L'ouvrage propose des pistes pour qu'orientation rime avec chemin d'émancipation en prônant de nouvelles approches éducatives et pédagogiques et en situant ces évolutions au coeur des politiques éducatives et sociales.
La fabrique de la ville est en pleine transformation sous l'effet des transitions écologiques, sociales et citoyennes. Des formes réinventées d'agir collectif - voire d'auto-gouvernement - qui débordent souvent le cadre associatif et questionnent aujourd'hui la capacité des institutions à relever seules les défi s de l'action publique locale. En explorant les conditions d'une administration partagée d'espaces ou de services urbains, ce dossier pose la difficile question des partenariats public-communs. Si l'Italie a commencé à les instituer, la France reste encore largement à la recherche des bonnes formules juridiques mais aussi de la juste distance entre les différents acteurs. Quelle légitimité et sécurité juridique donner aux initiatives citoyennes ? Comment positionner ces partenariats vis-à-vis des nécessaires services publics territoriaux ? Quelle place pour la démocratie représentative et les prérogatives des élus ? Quel " pas de côté " et besoin de formation des agents pour accompagner l'émergence d'un droit à la contribution ? Du " lâcher-prise " à l'innovation juridique, de l'institutionnalisation au marketing, des communs sociaux aux nouvelles sociabilités, etc. , les éclairages italiens, néerlandais et français nous ouvrent un champ d'expérimentation et de démocratisation qui passe par l'administration en commun.
Marsollier Christophe ; Catheline Nicole ; Moll Je
La dégradation du climat scolaire depuis les années 1990, les événements douloureux tels que les attentats de 2015, et, plus récemment, les confinements vécus lors de la crise sanitaire et l'assassinat terroriste d'un professeur d'histoire-géographie ont ébranlé la société et confirmé l'intérêt majeur qu'il convient d'accorder à la parole des élèves et à leurs émotions. Dans les classes où les élèves ne trouvent pas les conditions de leur épanouissement, la possibilité offerte, par un espace de parole institué, de discuter de ce qui ne leur convient pas, d'exprimer leurs émotions et de partager leurs aspirations peut constituer un puissant régulateur de la vie collective, un outil de responsabilisation et de maturation des compétences sociales et émotionnelles. Quels sont aujourd'hui les types d'espaces de parole qui rencontrent un réel succès auprès des élèves et des personnels ? Quelles orientations méthodologiques et quelles modalités pédagogiques permettent de favoriser l'expression des élèves ? Quelles précautions et quelles exigences éthiques leur conduite appelle-t-elle de la part des animateurs ? Quelles compétences, quels besoins fondamentaux, quelles valeurs se trouvent mis en jeu ? En quoi ces dispositifs contribuent-ils au bien-être des élèves et à leurs réussites ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage collectif rassemble les éclairages de chercheurs et d'experts ainsi que les analyses, témoignages et conseils d'une vingtaine de praticiens, formateurs et chercheurs concernant différents dispositifs dont ils ont éprouvé et évalué l'intérêt et l'efficacité. Puissent ces partages inspirer de nombreuses initiatives aux différents niveaux de l'école.