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L'émancipation scolaire. Pour un lycée professionnel de la réussite
Jellab Aziz
PU MIDI
19,00 €
Épuisé
EAN :9782810702947
Comment caractériser le lycée professionnel aujourd'hui et quelle place occupe-t-il au sein du système scolaire ? Comment les élèves s'y engagent-ils et y construisent-ils un sens à leurs études et quelles stratégies les enseignants mettent-ils en place afin de favoriser la réussite d'un public provenant majoritairement de milieu populaire ? S'appuyant sur des enquêtes de terrain menées depuis plusieurs années, cet ouvrage traite de ces différentes questions. Il aborde les effets de la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans, l'émergence des projets de poursuite d'études dans l'enseignement supérieur court, et s'interroge sur le devenir du CAP qui accueille le plus souvent le public scolaire le plus fragile. Prenant le contre-pied des rares recherches sociologiques qui ne pensent l'enseignement professionnel que sous l'angle de la reproduction sociale des rapports de domination, le propos pointe les défis à relever pour une institution qui doit assurer à son public une émancipation scolaire alliant compréhension, accompagnement et exigence intellectuelle.
Dans une société marquée par des crises et des incertitudes mettant en lumière des vulnérabilités humaines, quels défis l'école de demain devra-t-elle relever ? Fait inédit historiquement, la crise que nous traversons, et qui est bien plus que sanitaire, est venue rappeler l'importance des institutions parmi desquelles l'école occupe une place de choix. Le confinement et le déconfinement sous conditions ont été l'occasion de voir apparaître des élans de solidarité, de l'engagement des professionnels de l'éducation au premier rang desquels les enseignants, mais aussi de mettre au jour des inégalités sociales, devenues plus visibles. Comment l'école peut-elle alors aider les élèves, citoyens de demain, à construire un regard éclairé sur le monde qui vient ? Partant d'une longue expérience l'ayant conduit à aborder différents segments du système éducatif et appuyé sur une bonne connaissance de celui-ci, l'auteur livre un regard prospectif. Il plaide pour une école instituante, inclusive et juste, qui s'attache à réenchanter les savoirs et la démarche scientifique fondée sur la preuve, et entrant en dialogue avec l'expérience des élèves. Cette école instituante sera celle de la pédagogie coopérative, gage d'une meilleure confiance en soi et du dialogue renforcé avec les parents, mais aussi de l'émancipation intellectuelle des déterminismes. Dans un monde dans lequel prolifèrent les idéologies obscurantistes et le relativisme, une école en phase avec son temps sera celle qui éduquera à l'esprit éclairé et critique, y compris dans l'usage du numérique.
Comment la France, berceau de la Révolution de 1789, héritière d'une riche histoire et du triptyque républicain (Liberté, Egalité. Fraternité), est aussi devenue le pays dans lequel le pessimisme prédomine, conduisant à des formes de repli sur soi et à une nostalgie à l'égard d'une ère révolue ? A l'heure où l'on assiste à des revendications identitaires, à la célébration et à la demande de reconnaissance de différentes mémoires, sur tond de diversification sociale et culturelle, une question se pose de manière cruciale : à quelles conditions peut-on penser et mettre en oeuvre du commun ? Le défi à relever n'est pas mince car l'idéologie néolibérale impose désormais un réalisme rendant difficile toute utopie. L'auteur propose une lecture sereine et distanciée de thématiques socialement vives, indissociables de la question sociale : la laïcité, la Nation, l'identité, l'immigration, la citoyenneté, les populismes, le communautarisme, la religion, l'exclusion de franges entières de la population. Il interroge la capacité d'agir des citoyens et insiste sur le rôle que les institutions, à l'instar de l'école ou des dispositifs sociaux ou médicaux, doivent puer dans la construction du lien social. Face aux revendications identitaires, la question sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités sont les fondements de la vie démocratique. Un ouvrage lumineux, porteur d'espoir.
Résumé : En France, l'une des politiques scolaires les plus emblématique durant ces quarante dernières années a été la mise en place de l'éducation prioritaire. Si cette politique a cherché à articuler le principe d'égalité des chances avec l'équité, et si le bilan que la recherche et les observations de terrain ont pu en dresser reste mitigé la refondation de l'éducation prioritaire et les récente orientations institutionnelles ouvrent de nouvelles perspectives. Elles appellent, dans le même temps, à interroger des question fondamentales comme la mixité sociale, les collectifs professionnels l'exigence bienveillante et l'évaluation des dispositifs et de mesures. Dans un contexte marqué par la crise sanitaire qui a fonctionné, comme un miroir grossissant mettant en lumière de forte inégalités, la politique d'éducation prioritaire doit, plus que jamais, prendre acte de l'étroite relation entre la question sociale et la question scolaire.
Résumé : Partant de l'expérience scolaire en lycée professionnel (LP), cet ouvrage tente de saisir le sens que les élèves préparant un CAP ou un BEP confèrent au fait d'aller à l'école et d'apprendre. La spécificité de l'enseignement professionnel en milieu scolaire peut être cernée à partir de la dualité forme scolaire/forme professionnelle. Quelque arbitraire que soit cette séparation, il semble bien, néanmoins, que les élèves, comme les professionnels de l'éducation, raisonnent en opposant ces deux formes ou, du moins, en les affectant de caractéristiques propres, comme si " apprendre en classe " était foncièrement différent d'" apprendre en atelier " (ou en pratique). Si l'expérience des élèves est toujours confrontation avec des savoirs, elle est aussi rencontre avec des enseignants supposés leur " apprendre ". Or, pour être heuristiquement pertinente, une sociologie des formes de rapport aux savoirs peut partir de l'interaction entre les enseignants et les apprenants. Dans cette perspective, on pourra saisir les cohérences et les décalages entre ce que les enseignants et ce que les élèves entendent par " apprendre ". En allant plus loin, nous pouvons aussi observer que le discours du professeur sur ses élèves procède de l'expérience qu'avait le professeur quand il était élève, ce qui conduit à des comparaisons avec un temps révolu ou à des étonnements à l'égard d'élèves qui " ne veulent pas apprendre ". L'étude de cas permet de voir comment la mobilisation sur les savoirs est traversée par l'histoire biographique des sujets mais aussi par le contexte du LP qui est plus que scolaire. Ces expériences singulières nous conduisent à proposer une typologie des formes de rapport aux savoirs et à repenser les termes sociologiques et pédagogiques du désir d'apprendre.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.