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Je lutte des classes. Le mouvement contre la réforme des retraites en France, automne 2010
Martin Louis
SENONEVERO
9,00 €
Épuisé
EAN :9791090906006
En France, à l'automne 2010, une fraction de la classe ouvrière revit de façon idéale le mythe de l'identité et de l'unité ouvrières. La lutte contre la réforme des retraites synthétise une multiplicité de luttes locales qui ont toutes en commun de mettre en mouvement des fractions ouvrières encore stables mais sérieusement menacées. L'identité ouvrière a alors été revécue de façon idéale dans les deux sens du mot : comme idéal qui serait à atteindre et comme pure illusion. Cet "idéal" a trouvé une forme synthétique adéquate dans le sujet même de la retraite, symbole de la dignité ouvrière. Mais le combat qui fut mené contre la réforme des retraites était bel et bien celui de notre temps, celui du marché du travail précarisé et segmenté, celui de la crise présente de cette époque du mode de production capitaliste. Conscience que la revendication ne pouvait être satisfaite, rôle du syndicalisme de base, intrication des grèves et des blocages et le rôle qu'y a joué l'activisme, remise en cause paradoxale du rapport social capitaliste sous le terme d"'économie", perception momentanée de l'insignifiance du système politique : c'est non seulement à l'implosion de l'identité ouvrière à laquelle nous avons assisté, mais encore à la dynamique actuelle de la lutte de classe où l'appartenance de classe est devenue la limite de la lutte en tant que classe.
Pour Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), la prière est la clé fondamentale du cheminement mystique, voire de l'initiation. Elle est l'acte le plus pur dont l'homme soit capable. Le but de ce livre est précisément d'offrir aux, " Hommes de Désir ", aux chercheurs en quête d'Absolu, les conseils éclairés du Philosophe Inconnu sur cet art. La première partie de cet ouvrage est consacrée à des conseils sur la manière de se retirer dans le calme de son temple intérieur, afin de prier. La seconde comporte dix prières mystiques, ainsi que deux recueils de pensées et d'aphorismes. L'ensemble constitue une ?uvre très inspirante pour tout adepte des " vérités éternelles ".
Quatre personnages, appartenant aux couches moyennes de la société finistérienne, nous relatent, à travers leurs cahiers de classe, leurs correspondes, leurs journaux de bord et leurs cahiers de comptes, la façon dont la modernité les a touchés entre 1850 et 1900. Une écolière morlaisienne de quinze ans reçoit un enseignement dans lequel la tradition nationale-catholique la plus rigide se colore de quelques apports modernes concernant la gestion domestique. Deux capitaines au long cours de l'Île de Batz sillonnent les mers, non sans déboires, en s'efforçant de résister à la concurrence des steamers. Un gentleman-farmer de Plounéventer multiplie les expériences agronomiques avant de se retrouver au c?ur de " la drôle de guerre " de 1870, sanglant prélude d conflits mondiaux du 20e siècle. Ces quatre comparses de l'histoire subissent l'emprise croissante de la culture française, qu'ils combinent plus moins harmonieusement avec les manières de penser et de sentir indissociables de leur langue maternelle, le breton. Tous ensemble, ils contribuent à ruiner le mythe d'une Bretagne figée dans la routine et l'archaïsme.
Résumé : Cette enfant a rencontré la mort... Pour assurer sa survie, son cerveau a oublié le choc traumatisant qui l'avait détruite. Ce refoulement lui a donné une force de vie. Devenue adulte, elle décide d'aller voir un psychiatre pour qu'il l'aide à surmonter la perte d'un être cher. Une thérapie se met en place. Elle durera vingt ans. Après ces très longues années de travail d'exploration, accompagnée de ce psychiatre, elle parvient à se souvenir. Son psychisme n'est désormais plus prisonnier de son passé. Une vie sans se connaître vous raconte cette histoire singulière.
Cet ouvrage prend la suite de Sagesse de l'astrologie traditionnelle, essai publié dans la collection "Théôria" (L'Harmattan, 2018), qui explorait la nature et les fondements de l'astrologie. Il s'agit ici de renouer avec les significations intemporelles de la langue astrologique, dans une perspective certes actualisée, mais toujours soucieuse de se référer à un ordre naturel transcendant, donc critique par rapport aux valeurs admises de notre culture postmoderne. La lecture d'un thème natal, fondée sur une herméneutique adéquate, donne les moyens de comprendre le sens de nos expériences. Chacune de nos destinées individuelles s'inscrit dans un projet plus vaste, dont les orientations implicites peuvent être éclairées puisque nous les portons en nous. C'est sur elles que notre liberté individuelle pourra s'exercer. Ce premier ouvrage de formation porte uniquement sur la matière lexicale - corps célestes et zodiaque - du discours astrologique. Il sera suivi d'autres volumes dans lesquels l'auteur proposera des méthodes d'exploration qui devraient assurer le lecteur de solides compétences en la matière.
Des critiques de gauche de la social-démocratie à l'Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise , la Gauche dite "italienne" , Socialisme ou Barbarie , le communisme libertaire avec Noir et Rouge, un territoire théorique se dessine au-delà des théories et pratiques de la période 1848 / 1914 que présente le texte La révolution prolétarienne en postface nouvelle de cette seconde édition de l'Histoire critique de l'ultragauche. On peut alors appeler ultragauche, toute pratique, organisation, théorie, qui définissent la révolution comme affirmation du prolétariat et libération du travail et simultanément critiquent et rejettent toutes les médiations qui sont la montée en puissance de la classe à l'intérieur du mode de production capitaliste (organisations politiques, syndicalisme, parlementarisme...) par laquelle seulement peut exister cette affirmation. En poursuivant un but dont elle supprime tous les moyens rationnels et pratiques de réalisation, elle est constamment un problème pour elle-même fragilement résolu dans le mythe de l'autonomie. En cela, l'ultragauche est une contradiction en procès. Cette contradiction constitue toute sa richesse et son intérêt. L'ultragauche nous a suggéré que la révolution n'était pas l'affirmation de la classe telle qu'elle existe, c'était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu'au point où nous devions et pouvions la quitter. Au travers de la "période 68" , puis durant les années 1970-1980, émerge par bribes, de façon heurtée, par des impasses et des critiques successives, un nouveau paradigme de la lutte de classe, de la révolution et du communisme : la théorie de la communisation. Cette genèse est l'objet de la préface à cette édition.
Il s'agit d'aller à l'essentiel : les luttes de classes actuelles en Iran sont dans la politique. Ce n'est ni un leurre, ni une mystification. En Iran, malgré toutes les vélléités de "réformes" , l'Etat demeure un rapport de production. La contestation de la réélection d'Ahmanidedjad, dans son contenu, sa forme et son agenda est politique. L'enjeu est l'accession de l'Etat à sa nature d'Etat séparé de la société, c'est-à-dire la fin du populisme. Cet enjeu est politique, social, économique et culturel. Le prolétariat, qui lutte d'abord pour etre payé, est embarqué dans ses luttes de classes politiques. Qu'on le déplore ou non, ses luttes propres sont inscrites et définies contradictoirement mais consubstantiellement dans cette conjoncture. Tous les éléments de la société iranienne qui avaient fait prise comme République islamique se défont et se sont mis à tomber dans le vide jusqu'à ce qu'une nouvelle prise de ces atomes crochus intervienne.
Comment le prolétariat agissant strictement en tant que classe peut-il abolir les classes ? est la question fondatrice de toute réflexion théorique. La lutte des chômeurs et précaires de l'hiver 1997-1998 en France, a défini le chômage et la précarité au coeur du travail salarié, sa potentielle caducité était devenu le contenu même de la lutte des classes. Cette lutte permet d'aborder la question comme une question pratique de notre horizon historique, comme cours et enjeu de la lutte de classes dans ce cycle de luttes. Une activité de classe peut aller au-delà des classes. Avec la restructuration maintenant achevée du mode de production capitaliste, le prolétariat produit tout son être, toute son existence, dans le capital, plus aucune confirmation d'une identité prolétarienne dans la reproduction du capital n'est possible. La contradiction entre les classes se situe au niveau de leur reproduction, ce qui définit la capacité pour le prolétariat d'abolir le capital, de s'abolir lui-même. Ce cycle de luttes est alors la résolution pratique des limites et des contradictions de toute l'histoire passée de la lutte de classe, c'est-à-dire du programmatisme : la révolution comme montée en puissance et affirmation du prolétariat s'érigeant en classe dominante, même pour se nier ensuite. Le démocratisme radical et l'alternative sont la formalisation de toutes les limites de ce cycle. Contenu de la contradiction entre les classes, la reproduction du capital est devenue la dynamique et la limite intrinsèque de la lutte du prolétariat. La disparition de l'identité ouvrière ne nous laisserait comme avenir que le capitalisme à visage humain, la critique du libéralisme, la prise en mains de notre travail, de notre environnement, l'activité citoyenne. La recherche d'une identité et d'un programme prolétarien face au capital ne fait qu'entériner sa reproduction dont les prolétaires pourraient avoir le contrôle par une organisation sociale dont ils seraient les maîtres. C'est alors la question de la relation entre les luttes actuelles et la révolution qui doit à nouveau être posée. Si la révolution et le communisme sont bien l'oeuvre d'une classe du mode de production capitaliste, il ne peut plus y avoir transcroissance entre le cours quotidien de la lutte de classe et la révolution, celle-ci est un dépassement produit dans le cours de la contradiction entre les classes, l'exploitation. La révolution communiste est communisation des rapports entre les individus qui se produisent comme immédiatement sociaux. Au-delà de l'affirmation du prolétariat, c'est toute la théorie du communisme qui est à reformuler contre les limites inhérentes à ce cycle de luttes que sont le démocratisme radical et les pratiques alternatives, mais aussi contre toutes les théories qui font leur deuil du programmatisme au nom d'un humanisme théorique, de la critique du travail pour lui-même, ou de celle de l'économie.
Résumé : Les émeutes en Grèce, et leur écho mondial, sont le signe que la crise mondiale du capital, qui s'est d'abord présentée comme crise financière, est effectivement une crise du rapport d'exploitation, une crise de l'implication réciproque entre les deux classes de ce mode de production. Crise de la reproduction du face à face entre la force de travail et le capital, qui, pour le meilleur et pour les limites des émeutes en Grèce, est apparue comme une affaire de discipline. Alors que toutes les mesures, contre-mesures, plans, - en termes stratégiques, les offensives du capital - emplissaient l'horizon, les volutes de fumée des cocktails Molotov, à Athènes, Patras, Thessalonique, Malmö, les bruits de verre brisé, à Gand, Paris, Londres, les pierres lancées sur les flics, partout, sont venus faire écran entre l'horizon indépassable du capitalisme et le présent terrifiant de sa crise. Trois mois après l'effondrement des Bourses mondiales, trois ans après les émeutes des banlieues françaises, les feux grégeois des jeunes prolétaires du monde entier nous rappellent que la guerre de classe a bien lieu.