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De la politique en Iran
Cosme Théo
SENONEVERO
8,20 €
Épuisé
EAN :9782951646087
Il s'agit d'aller à l'essentiel : les luttes de classes actuelles en Iran sont dans la politique. Ce n'est ni un leurre, ni une mystification. En Iran, malgré toutes les vélléités de "réformes" , l'Etat demeure un rapport de production. La contestation de la réélection d'Ahmanidedjad, dans son contenu, sa forme et son agenda est politique. L'enjeu est l'accession de l'Etat à sa nature d'Etat séparé de la société, c'est-à-dire la fin du populisme. Cet enjeu est politique, social, économique et culturel. Le prolétariat, qui lutte d'abord pour etre payé, est embarqué dans ses luttes de classes politiques. Qu'on le déplore ou non, ses luttes propres sont inscrites et définies contradictoirement mais consubstantiellement dans cette conjoncture. Tous les éléments de la société iranienne qui avaient fait prise comme République islamique se défont et se sont mis à tomber dans le vide jusqu'à ce qu'une nouvelle prise de ces atomes crochus intervienne.
Résumé : L'armée romaine nous est familière à travers péplums ou bandes dessinées, textes classiques, visite de sites antiques... Cet implacable outil de conquête et de civilisation, auquel l'Europe notamment doit largement ses contours reste un objet de fascination. Afin de restituer la réalité de l'armée romaine, cet ouvrage analyse l'évolution des institutions militaires romaines mais s'attache aussi à donner corps à ce que fut cette armée, en présentant les soldats qui, au-delà d'un instrument de conquête, ont également contribué à la diffusion du mode de vie romain, à la bonne marche de l'administration de l'Empire, mais aussi à la circulation des idées et des croyances.
Coste Thomas ; Mesbah Jallal ; Millot Théo ; Pemer
S'adressant à tous les candidats aux concours de l'enseignement, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des concepts et de leur histoire ; les grandes "thématiques", indispensables à la compréhension des enjeux ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques
Résumé : Les émeutes en Grèce, et leur écho mondial, sont le signe que la crise mondiale du capital, qui s'est d'abord présentée comme crise financière, est effectivement une crise du rapport d'exploitation, une crise de l'implication réciproque entre les deux classes de ce mode de production. Crise de la reproduction du face à face entre la force de travail et le capital, qui, pour le meilleur et pour les limites des émeutes en Grèce, est apparue comme une affaire de discipline. Alors que toutes les mesures, contre-mesures, plans, - en termes stratégiques, les offensives du capital - emplissaient l'horizon, les volutes de fumée des cocktails Molotov, à Athènes, Patras, Thessalonique, Malmö, les bruits de verre brisé, à Gand, Paris, Londres, les pierres lancées sur les flics, partout, sont venus faire écran entre l'horizon indépassable du capitalisme et le présent terrifiant de sa crise. Trois mois après l'effondrement des Bourses mondiales, trois ans après les émeutes des banlieues françaises, les feux grégeois des jeunes prolétaires du monde entier nous rappellent que la guerre de classe a bien lieu.
Le IIIème siècle a rarement été étudié pour lui-même. Il correspond à la période qui s'étend de la chute de la dynastie des Antonins, qui avait incarné un âge d'or du monde romain, au règne de Constantin, premier empereur chrétien. Bien que l'Etat romain fût confronté à un ensemble de forces centrifuges : pressions barbares aux frontières, difficultés économiques, tensions religieuses, il résista à ces menaces d'éclatement au prix d'adaptations opérées dans un contexte militaire souvent périlleux. La formation d'une nouvelle classe dirigeante, une fiscalité et une armée plus efficaces, le développement de l'administration, un pouvoir impérial contrôlant davantage les frappes monétaires et la justice manifestent autant de symptômes de ce que les historiens considéraient autrefois comme un déclin irrémédiable de l'Empire romain. Ne faut-il pas plutôt y voir les signes d'une "modernisation" de l'Etat ?
Autour de 1968, une certaine conception de la liaison. entre le " mouvement ouvrier " et la révolution s'est définitivement effondrée. Pratiquement et théoriquement, la révolution comme dynamique de la classe ouvrière devenant classe dominante, libérant lé travail et s'emparant des moyens de production existants est devenue irrémédiablement caduque : Une nouvelle période s'ouvrait alors. De nombreux groupes théoriques issus de l'ultra-gauche ou de l'anarchisme (Le mouvement communiste, Informations et correspondances ouvrières, Négation, Intervention communiste, Invariance, Quatre millions déjeunes travailleurs, etc.) ont alors tenté de comprendre et de formaliser cette rupture : la révolution communiste signifiant désormais l'abolition du capital et de toutes les classes sociales, y compris le prolétariat lui-même, devant alors se nier dans sa propre activité et abolir ses fondements que sont la valeur et le travail. La révolution était devenue communisation, c'est-à-dire une abolition sans transition du capital dans la création de rapports communistes. C'est cet énorme travail de rupture et de refondation, entrepris à l'époque, que cette anthologie présente. Aucune question concernant les luttes actuelles ne peut être abordée sans référence au travail effectué dans cette période où le basculement dans une autre époque était le quotidien.
Des critiques de gauche de la social-démocratie à l'Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise , la Gauche dite "italienne" , Socialisme ou Barbarie , le communisme libertaire avec Noir et Rouge, un territoire théorique se dessine au-delà des théories et pratiques de la période 1848 / 1914 que présente le texte La révolution prolétarienne en postface nouvelle de cette seconde édition de l'Histoire critique de l'ultragauche. On peut alors appeler ultragauche, toute pratique, organisation, théorie, qui définissent la révolution comme affirmation du prolétariat et libération du travail et simultanément critiquent et rejettent toutes les médiations qui sont la montée en puissance de la classe à l'intérieur du mode de production capitaliste (organisations politiques, syndicalisme, parlementarisme...) par laquelle seulement peut exister cette affirmation. En poursuivant un but dont elle supprime tous les moyens rationnels et pratiques de réalisation, elle est constamment un problème pour elle-même fragilement résolu dans le mythe de l'autonomie. En cela, l'ultragauche est une contradiction en procès. Cette contradiction constitue toute sa richesse et son intérêt. L'ultragauche nous a suggéré que la révolution n'était pas l'affirmation de la classe telle qu'elle existe, c'était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu'au point où nous devions et pouvions la quitter. Au travers de la "période 68" , puis durant les années 1970-1980, émerge par bribes, de façon heurtée, par des impasses et des critiques successives, un nouveau paradigme de la lutte de classe, de la révolution et du communisme : la théorie de la communisation. Cette genèse est l'objet de la préface à cette édition.
Ici un territoire se dessine, des critiques de gauche de la social-démocratie à l Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise; la Gauche dite italienne et les multiples groupes et publications qui en sont issus; Socialisme ou Barbarie et sa descendance; le communisme libertaire avec Noir et Rouge. Territoire théorique pour une histoire qui ne serait pas générale, mais critique. La révolution et le communisme, pour l Ultra-Gauche, étaient la libération du travail et l affirmation du prolétariat, comme classe dominante, mais toutes les médiations rationnelles et pratiques, conduisant à ce but, sont critiquées et supprimées: syndicats, partis de masse, parlementarisme, critique même de l intervention dans la lutte de classe. Tout y est suspendu à une mystique de l autonomie (comme contenu de la révolution)/auto-organisation (comme forme) ou du Parti, qui doit être la révélation de l être véritablement révolutionnaire du prolétariat, faisant exploser son existence de classe. Une relation incontournable existe entre l existence du prolétariat, comme classe de ce mode de production, le capitalisme, et cet être révolutionnaire dont l Ultra-gauche attendait la libération; relation qu elle a échoué à comprendre et à théoriser. Pourtant, elle nous a suggéré que la révolution n était pas l affirmation de la classe telle qu elle existe, tout en la comprenant comme l affirmation d une nature révolutionnaire propre: c était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu au point où nous pouvons la quitter.
Le démocratisme radical défend l'action citoyenne, la démocratie directe ou participative, la maîtrise de nos conditions d'existence, défend l'état, état social et l'état-nation pour certains, simplement "régulateur" pour d'autres. Il lutte contre le primat et la "sauvagerie" de l'économie, la mondialisation libérale, la suprématie de la finance. Il regrette l'époque où le capitalisme était si beau sous le keynésianisme et le service public. Enfin, il veut construire une alternative au capitalisme qu'il appelle "libéralisme" ou "mondialisation" . Il veut un capitalisme "réel" , avec des usines où se rencontrent de vrais travailleurs et de vrais investisseurs si conscients de leur responsabilité sociale que l'on ne pourrait plus les appeler "capitalistes" . Il rêve d'entrepreneurs-citoyens dans des entreprises-citoyennes exaltant le labeur de travailleurs-citoyens sous la tutelle bienveillante et protectrice de l'état démocratique-participatif régulant la distribution équitable de la plus-value citoyenne. Il fréquente les couloirs des ministères et les cours des squats. Il propose son expertise aux grandes organisations internationales et anime les campings anarchistes. Une seule chose l'effraie, que le prolétariat abolisse l'état, la démocratie, le capitalisme (productif) donc se nie, car il aime le travailleur en tant que travailleur et la plus-value en tant que surtravail. Il aime l'exploitation car il aime tant la lutte des classes qu'il voudrait qu'elle ne prenne jamais fin, c'est sa raison d'être, c'est le mouvement perpétuel de l'alternative et de la critique sociale. Il ne serait que pathétique et ridicule s'il n'était en réalité un élément efficace, incontournable, ancré dans le nouveau cycle de luttes du prolétariat contre le capital comme la formalisation de toutes ses limites et n'anticipait pas la prochaine contre-révolution qui sera son achèvement, sa réalisation et sa propre disparition (élimination). Il a ses héros : le sous-commandant Marcos, José Bové, et maintenant Chavez, son gourou théorique : Pierre Bourdieu. Il a ses lieux de mémoire : la forêt Lacandona, Seattle, Millau, Porto Alegre. Il n'est pas une spécialité française mais un mouvement mondial. Ce petit livre est destiné à tous ceux que cette pensée molle excède et à qui elle donne des poussées d'adrénaline. Mais une critique simpliste et parfois moralisatrice, opposant la vérité à l'erreur, ne voit dans tous les thèmes énumérés que des "idéologies trompeuses" et conforte ses auteurs dans leur radicalisme satisfait et impuissant. Il ne s'agit pas d'interpréter le démocratisme radical comme une erreur Il est une force sociale réelle, spécifique au cycle de luttes actuel et au mode de production capitaliste tel qu'il est maintenant restructuré dans cette seconde phase de la subsomption réelle du travail sous le capital.