Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire critique de l'ultragauche. Trajectoire d'une balle dans le pied
Simon Roland
SENONEVERO
15,30 €
Épuisé
EAN :9782951646094
Ici un territoire se dessine, des critiques de gauche de la social-démocratie à l Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise; la Gauche dite italienne et les multiples groupes et publications qui en sont issus; Socialisme ou Barbarie et sa descendance; le communisme libertaire avec Noir et Rouge. Territoire théorique pour une histoire qui ne serait pas générale, mais critique. La révolution et le communisme, pour l Ultra-Gauche, étaient la libération du travail et l affirmation du prolétariat, comme classe dominante, mais toutes les médiations rationnelles et pratiques, conduisant à ce but, sont critiquées et supprimées: syndicats, partis de masse, parlementarisme, critique même de l intervention dans la lutte de classe. Tout y est suspendu à une mystique de l autonomie (comme contenu de la révolution)/auto-organisation (comme forme) ou du Parti, qui doit être la révélation de l être véritablement révolutionnaire du prolétariat, faisant exploser son existence de classe. Une relation incontournable existe entre l existence du prolétariat, comme classe de ce mode de production, le capitalisme, et cet être révolutionnaire dont l Ultra-gauche attendait la libération; relation qu elle a échoué à comprendre et à théoriser. Pourtant, elle nous a suggéré que la révolution n était pas l affirmation de la classe telle qu elle existe, tout en la comprenant comme l affirmation d une nature révolutionnaire propre: c était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu au point où nous pouvons la quitter.
Résumé : Architecte et décorateur belge, Jean-Baptiste Bethune (1821-1894) est considéré aujourd'hui comme l'un des chefs de file de l'école néogothique en Europe. Animé d'une grande piété et fortement inspiré par le style gothique flamand, l'architecte cherche à faire revivre l'esthétique du monde chrétien médiéval, persuadé que ce renouveau pourrait inspirer une nouvelle société, profondément chrétienne. Remarquable expression d'un art total réalisant la synthèse entre architecture, peinture, vitrail, lustrerie et mobilier, l'église Saint-Joseph de Roubaix témoigne de la vision avant-gardiste de l'architecte, fondée sur le dialogue entre sobriété extérieure et luxuriance intérieure. Depuis son inscription à l'inventaire des monuments historiques en 1993, elle fait l'objet d'une restauration dont la mairie de Roubaix est maître d'oeuvre. Autre réalisation emblématique roubaisienne, le couvent des Clarisses révèle un aspect différent du style de l'architecte, plus sobre et propice à l'expression piétiste. En donnant la parole aux acteurs passionnés par le travail de valorisation de ces deux oeuvres (associations de sauvegarde, mairie, diocèse, historiens de l'art, architectes...), ce livre permet d'apprécier la pensée et le rayonnement du baron Bethune en son temps. Dans son introduction, le grand spécialiste de l'architecture gothique qu'est Roland Recht, éclaire la période de l'histoire culturelle du XIXe siècle qui voit se développer l'esthétique néogothique.
Résumé : Au cours des émeutes de 2008, les deux fractions de la petite bourgeoisie, la moderne et la traditionnelle, étaient unies derrière la police contre les pratiques du prolétariat des chômeurs, des précaires, des travailleurs immigrés du secteur informel, ne leur manifestant qu'une sympathie idéale. En 2011, la "crise de la dette" si savamment construite par les grandes familles bourgeoises grecques avait assommé toute la société, les classes moyennes "indignées" rejoignirent le prolétariat sur les places, mais déjà elles avaient pris l'ascendant sur lui : il ne s'agissait plus que de peuple, d'injustice, de distribution, de crédits et de revenus. La crise était devenue celle de l'oppression étrangère, de la légitimité de l'Etat, elle était devenue une affaire nationale. En février et juillet 2012, tandis que les émeutes prolétariennes brillaient de leurs derniers feux, sous le nom de Syriza prenait corps une perspective et une alternative politique qui retravaillait dans ses termes propres toutes les caractéristiques de la crise en cours. La succession des défaites auxquelles avaient contribué Syriza fut alors la condition de son irrésistible ascension électorale par le ralliement de la boutique et de la parcelle paysanne. Dans les nuits d'émeutes de 2008, c'est la lutte de classe dans toute sa radicalité actuelle qui fait de l'appartenance de classe sa propre limite qui a été repoussée et écrasée, mais elle hante, telle un spectre, les actes suivants du drame. La gauche réaliste et responsable, celle qui a comme programme impossible la reconnexion de la valorisation du capital avec la reproduction de la force de travail, s'annonce quant à elle dans les grands rassemblements de 2011 et le ralliement de l'entrepreneur et du boutiquier. La première semaine de juillet 2015, avec la fermeture des banques, elle s'est évanouie. Chaque fois le prolétariat était présent, chaque fois il fut vaincu, d'abord en son nom propre, puis au nom de toutes les couches qui s'élèvent au-dessus de lui.
Des critiques de gauche de la social-démocratie à l'Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise , la Gauche dite "italienne" , Socialisme ou Barbarie , le communisme libertaire avec Noir et Rouge, un territoire théorique se dessine au-delà des théories et pratiques de la période 1848 / 1914 que présente le texte La révolution prolétarienne en postface nouvelle de cette seconde édition de l'Histoire critique de l'ultragauche. On peut alors appeler ultragauche, toute pratique, organisation, théorie, qui définissent la révolution comme affirmation du prolétariat et libération du travail et simultanément critiquent et rejettent toutes les médiations qui sont la montée en puissance de la classe à l'intérieur du mode de production capitaliste (organisations politiques, syndicalisme, parlementarisme...) par laquelle seulement peut exister cette affirmation. En poursuivant un but dont elle supprime tous les moyens rationnels et pratiques de réalisation, elle est constamment un problème pour elle-même fragilement résolu dans le mythe de l'autonomie. En cela, l'ultragauche est une contradiction en procès. Cette contradiction constitue toute sa richesse et son intérêt. L'ultragauche nous a suggéré que la révolution n'était pas l'affirmation de la classe telle qu'elle existe, c'était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu'au point où nous devions et pouvions la quitter. Au travers de la "période 68" , puis durant les années 1970-1980, émerge par bribes, de façon heurtée, par des impasses et des critiques successives, un nouveau paradigme de la lutte de classe, de la révolution et du communisme : la théorie de la communisation. Cette genèse est l'objet de la préface à cette édition.
Des critiques de gauche de la social-démocratie à l'Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise , la Gauche dite "italienne" , Socialisme ou Barbarie , le communisme libertaire avec Noir et Rouge, un territoire théorique se dessine au-delà des théories et pratiques de la période 1848 / 1914 que présente le texte La révolution prolétarienne en postface nouvelle de cette seconde édition de l'Histoire critique de l'ultragauche. On peut alors appeler ultragauche, toute pratique, organisation, théorie, qui définissent la révolution comme affirmation du prolétariat et libération du travail et simultanément critiquent et rejettent toutes les médiations qui sont la montée en puissance de la classe à l'intérieur du mode de production capitaliste (organisations politiques, syndicalisme, parlementarisme...) par laquelle seulement peut exister cette affirmation. En poursuivant un but dont elle supprime tous les moyens rationnels et pratiques de réalisation, elle est constamment un problème pour elle-même fragilement résolu dans le mythe de l'autonomie. En cela, l'ultragauche est une contradiction en procès. Cette contradiction constitue toute sa richesse et son intérêt. L'ultragauche nous a suggéré que la révolution n'était pas l'affirmation de la classe telle qu'elle existe, c'était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu'au point où nous devions et pouvions la quitter. Au travers de la "période 68" , puis durant les années 1970-1980, émerge par bribes, de façon heurtée, par des impasses et des critiques successives, un nouveau paradigme de la lutte de classe, de la révolution et du communisme : la théorie de la communisation. Cette genèse est l'objet de la préface à cette édition.
Autour de 1968, une certaine conception de la liaison. entre le " mouvement ouvrier " et la révolution s'est définitivement effondrée. Pratiquement et théoriquement, la révolution comme dynamique de la classe ouvrière devenant classe dominante, libérant lé travail et s'emparant des moyens de production existants est devenue irrémédiablement caduque : Une nouvelle période s'ouvrait alors. De nombreux groupes théoriques issus de l'ultra-gauche ou de l'anarchisme (Le mouvement communiste, Informations et correspondances ouvrières, Négation, Intervention communiste, Invariance, Quatre millions déjeunes travailleurs, etc.) ont alors tenté de comprendre et de formaliser cette rupture : la révolution communiste signifiant désormais l'abolition du capital et de toutes les classes sociales, y compris le prolétariat lui-même, devant alors se nier dans sa propre activité et abolir ses fondements que sont la valeur et le travail. La révolution était devenue communisation, c'est-à-dire une abolition sans transition du capital dans la création de rapports communistes. C'est cet énorme travail de rupture et de refondation, entrepris à l'époque, que cette anthologie présente. Aucune question concernant les luttes actuelles ne peut être abordée sans référence au travail effectué dans cette période où le basculement dans une autre époque était le quotidien.
Le démocratisme radical défend l'action citoyenne, la démocratie directe ou participative, la maîtrise de nos conditions d'existence, défend l'état, état social et l'état-nation pour certains, simplement "régulateur" pour d'autres. Il lutte contre le primat et la "sauvagerie" de l'économie, la mondialisation libérale, la suprématie de la finance. Il regrette l'époque où le capitalisme était si beau sous le keynésianisme et le service public. Enfin, il veut construire une alternative au capitalisme qu'il appelle "libéralisme" ou "mondialisation" . Il veut un capitalisme "réel" , avec des usines où se rencontrent de vrais travailleurs et de vrais investisseurs si conscients de leur responsabilité sociale que l'on ne pourrait plus les appeler "capitalistes" . Il rêve d'entrepreneurs-citoyens dans des entreprises-citoyennes exaltant le labeur de travailleurs-citoyens sous la tutelle bienveillante et protectrice de l'état démocratique-participatif régulant la distribution équitable de la plus-value citoyenne. Il fréquente les couloirs des ministères et les cours des squats. Il propose son expertise aux grandes organisations internationales et anime les campings anarchistes. Une seule chose l'effraie, que le prolétariat abolisse l'état, la démocratie, le capitalisme (productif) donc se nie, car il aime le travailleur en tant que travailleur et la plus-value en tant que surtravail. Il aime l'exploitation car il aime tant la lutte des classes qu'il voudrait qu'elle ne prenne jamais fin, c'est sa raison d'être, c'est le mouvement perpétuel de l'alternative et de la critique sociale. Il ne serait que pathétique et ridicule s'il n'était en réalité un élément efficace, incontournable, ancré dans le nouveau cycle de luttes du prolétariat contre le capital comme la formalisation de toutes ses limites et n'anticipait pas la prochaine contre-révolution qui sera son achèvement, sa réalisation et sa propre disparition (élimination). Il a ses héros : le sous-commandant Marcos, José Bové, et maintenant Chavez, son gourou théorique : Pierre Bourdieu. Il a ses lieux de mémoire : la forêt Lacandona, Seattle, Millau, Porto Alegre. Il n'est pas une spécialité française mais un mouvement mondial. Ce petit livre est destiné à tous ceux que cette pensée molle excède et à qui elle donne des poussées d'adrénaline. Mais une critique simpliste et parfois moralisatrice, opposant la vérité à l'erreur, ne voit dans tous les thèmes énumérés que des "idéologies trompeuses" et conforte ses auteurs dans leur radicalisme satisfait et impuissant. Il ne s'agit pas d'interpréter le démocratisme radical comme une erreur Il est une force sociale réelle, spécifique au cycle de luttes actuel et au mode de production capitaliste tel qu'il est maintenant restructuré dans cette seconde phase de la subsomption réelle du travail sous le capital.