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Urbano
Jacopin Jean-Louis ; Ribes Jean-Michel
MAUCONDUIT
24,99 €
Épuisé
EAN :9791090566101
J'ai beaucoup marché dans les rues de Paris. Je partais chaque jour pour voir ce que, à force d'habitude, on ne voit plus. Je n'avais aucune idée préconçue, sinon que je ferais, le soir, sur mon cahier à spirale, un dessin accompagné d'un court texte, une réflexion rapide sur ce qui se serait imprimé en moi. Mini-histoires dont la banalité fait qu'on n'en parle pas et qui, pourtant, déroulent comme un fil invisible entre tous ces humains, les reliant les uns aux autres pour écrire la grande histoire universelle des anonymes. Longtemps, devant l'immensité de cette humanité, de ces voix qui s'entrecroisent sans jamais s'entendre, j'ai pensé que, forcément, il y avait quelqu'un qui me ressemblait, qui pensait comme moi, qui pourrait être moi-même. Un double, un jumeau ignoré, errant dans une autre ville. Un promeneur qui écoute et regarde. Ce témoin attentif dit : "Regardez, le monde est juste derrière ce que vous voyez". Celui-là, c'est Urbano, l'homme au corps souple et au visage sans traits pour que chacun puisse s'y projeter". Jean-Louis Jacopin
Résumé : Et si vous osiez lire autrement ? La question peut sembler anodine... Pourtant, si l'on en croit l'évolution des modes de lecture et de ses supports au fil des siècles, une telle interrogation devient nécessité. A l'époque du web, de l'assaut des courriels, de l'accès aux publications d'un bout à l'autre de la planète, des blogs... la pertinence d'une lecture plus rapide et mieux assimilée n'a jamais été aussi évidente face à l'invasion de l'écrit sous toutes ses formes. Cerner l'information, la reformuler, la faire partager est une exigence d'adaptation à la modernité. L'auteur interroge l'art de lire et l'exploitation de nos facultés visuelles et mentales.
Cet ouvrage fournira aux étudiants en droit toutes les clés pour maîtriser le droit pénal général. Il vise 4 objectifs : - Apprendre : des fiches de cours pédagogiques et exhaustives ; - Approfondir : des éléments pour aller plus loin sur un point spécifique du sujet ; - Appliquer : des exercices d'application corrigés ; - Réviser : des fiches sur les notions essentielles à connaître. Un ouvrage essentiel pour maîtriser et approfondir son cours de droit pénal général.
Le commentaire composé, parce qu'il fait appel à des notions de stylistique, de rhétorique, et d'analyse du discours, est un exercice difficile à maîtriser. Conçu en trois parties, cet ouvrage propose à la fois : une méthodologie ; des exemples de construction de plans ; des commentaires intégralement rédigés. Les textes ont été choisis en fonction des difficultés particulières qu'ils présentent. Ils sont suivis de fiches récapitulatives sur des points clés de grammaire, de rhétorique et de stylistique, permettant quelques rappels théoriques.
Résumé : "Rien ne se passe jamais comme je l?imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. À 18 ans, "je suis montée à Paris" et Paris n?est pas Hollywood". La vie sans mode d?emploi-Putain d?années 80 !, c?est la vie d?une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu?une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l?élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du "tournant de rigueur" imposé par la gauche dès 1983. La vie sans mode d?emploi, c?est aussi un clin d?oeil à Georges Perec pour une décennie qui s?écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé. "Nous vivons dans la brume, aux rythmes d?excellentes cassettes audio. Joe Jackson, Eurythmics, Ian Dury, The Clash, The Pretenders, Prince? se succèdent à toute vapeur, sonorisant notre quotidien en nous donnant la certitude de vivre dans un biopic. Même si cette certitude n?est qu?une impression, née dans la confusion des sens?". Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces Putain d?années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, Désirée et Alain Frappier montrent une fois encore leur talent d?écrivain et de dessinateur. Comme ils l?ont fait pour les années 60-62 dans leur précédent livre Dans l?ombre de Charonne, ils ont puisé dans les archives des années 80 aussi bien pour les textes que pour les dessins.
Résumé : "La faiseuse d'anges a commencé avec des queues de persil. J'étais allongée sur la table de la cuisine, j'ai fini par faire une septicémie" raconte Maryse. Et Elisabeth : "Elle a pris très cher, plus du salaire que j'ai eu ensuite au SMIC." Et encore Michelle : "J'étais prête à aller jusqu'au bout, jusqu'à la mort." Anne : "Elle m'a mis un mouchoir dans la bouche pour qu'on n'entende pas mes cris." Jeanne : "Quand je suis arrivée au sixième étage, des hommes m'attendaient, ils m'ont montré leur carte de police, ils m'ont emmenée au poste." Ces femmes avaient 20 ans dans les années 1960, c'était hier. Elles sont les survivantes des avortements clandestins qui tuaient une à dix femmes par jour, en France, avant la loi Veil. L'écrivaine Xavière Gauthier a écouté leurs voix bouleversées raconter par quel chemin de douleur elles sont passées et a consigné ces témoignages essentiels pour que "les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l'avortement et se mobilisent contre le retour de cette barbarie". Car aujourd'hui cet acquis fondamental est menacé. En France, 40 ans après la loi Veil consacrant la liberté d'avortement, des pressions insidieuses se font jour et certains élus renâclent au remboursement de l'IVG. En Europe, l'Espagne a bien failli rejoindre en 2014 les trois pays d'Europe qui interdisent plus ou moins l'avortement - l'Irlande, la Pologne et Malte - et son projet de loi serait passé s'il n'y avait eu de très nombreuses manifestations de protestation. On y a vu ressurgir ces mots qu'on pensait à jamais enfouis dans le passé : aiguilles à tricoter, faiseuses d'anges, bidons d'eau de javel, cintres, queues de persil... Des manoeuvres abortives qui sévissent encore de manière catastrophique dans le monde aujourd'hui : 50 000 femmes en meurent chaque année !
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?
Une jeune femme de 33 ans, brûlée et défigurée dans un accident de voiture, découvre la double peine qui lui est infligée : la mutilation physique, irrémédiable, mais aussi l’assignation par les autres à la monstruosité et au renoncement à vivre "normalement". Animée d’une détermination implacable, elle parvient à reconstruire sa vie, entre à l’université, développe des talents de conteuse et d’écrivaine. Tout cela au prix d’un long calvaire et d’une lutte de tous les instants pour affronter le regard de l’autre, souvent scandalisé qu’une femme autant handicapée sorte de la voie que le destin lui a tracée. C’est ce parcours étonnant, cette résilience que Pauline Picquet raconte dans son livre, choisissant de composer des fragments et de les présenter sous la forme d’un abécédaire dans lequel le lecteur est happé comme dans un roman. Ce récit, cru et violent, a été refusé par plusieurs éditeurs qui l’ont jugé trop dur, dérangeant, voire culpabilisant. Les éditions du Mauconduit estiment au contraire que la force et la dignité de ce témoignage l’emporte sur l’horreur, qu’il questionne tout un chacun sur sa propre force de vie et sur sa relation à l’humain.