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Sans illustration
Picquet Pauline ; Lejeune Philippe
MAUCONDUIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9791090566033
Une jeune femme de 33 ans, brûlée et défigurée dans un accident de voiture, découvre la double peine qui lui est infligée : la mutilation physique, irrémédiable, mais aussi l’assignation par les autres à la monstruosité et au renoncement à vivre "normalement". Animée d’une détermination implacable, elle parvient à reconstruire sa vie, entre à l’université, développe des talents de conteuse et d’écrivaine. Tout cela au prix d’un long calvaire et d’une lutte de tous les instants pour affronter le regard de l’autre, souvent scandalisé qu’une femme autant handicapée sorte de la voie que le destin lui a tracée. C’est ce parcours étonnant, cette résilience que Pauline Picquet raconte dans son livre, choisissant de composer des fragments et de les présenter sous la forme d’un abécédaire dans lequel le lecteur est happé comme dans un roman. Ce récit, cru et violent, a été refusé par plusieurs éditeurs qui l’ont jugé trop dur, dérangeant, voire culpabilisant. Les éditions du Mauconduit estiment au contraire que la force et la dignité de ce témoignage l’emporte sur l’horreur, qu’il questionne tout un chacun sur sa propre force de vie et sur sa relation à l’humain.
Cette immense carte topographique (250 x 154 cm) au 1/67 000e ("dressée sur une échelle de 31 millimètres pour 2 kilomètres") a été réalisée en 1800 par Guillaume Coutans et Charles Picquet. Elle représente les reliefs et les aménagements humains de Paris en respectant au mieux les échelles.
Objet de fascination et sans doute plus que jamais de suspicion, le président américain cristallise sur sa personne toutes sortes de fantasmes; cible obsédante des médias, sa personnalité, ses faits et gestes mais également son action dans le cadre de sa fonction sont scrutés et disséqués dans leurs moindres arcanes et alimentent de manière continue les colonnes des journaux. L'un des paradoxes et non des moindres, réside dans le fait que les Américains sont viscéralement attachés à l'institution présidentielle mais se méfient comme de la peste de celui qui exerce l'autorité suprême. On attend des politiques qu'ils soient des chevaliers sans peur et sans reproche, les hérauts d'un peuple qui se plaît à penser que sa destinée est exceptionnelle. En héritier (parfois contesté) des présidents dont l'effigie est sculptée dans la roche du Mont Rushmore, Kennedy s'imposait comme le point de départ de cet essai. Kennedy semblait également incontournable dans la mesure où il se trouve à la charnière entre deux époques: entre une ère - la première moitié du xxe siècle - qui a plus que jamais exalté la grandeur présidentielle et une autre qui signe sa désacralisation. Après une ère de dégénérescence quasi continue de l'image de la présidence qui a atteint un paroxysme avec l'administration Bush, l'élection qui a porté Barack Obama au pouvoir en novembre 2008 a toutefois marqué une rupture avec la médiocrité qui prévalait. Toute la question est désormais de savoir si le "Kennedy noir", comme l'ont déjà baptisé ses admirateurs, réussira à rendre son prestige à l'institution. Le défi s'annonce de taille alors que les médias si friands de formules définitives s'interrogent déjà sur sa perte d'aura...
Picquet Christian ; Vieu Marie-Pierre ; Zappi Sylv
A deux ans de l'échéance présidentielle, la gauche est divisée et en panne de projet. Sans perspective affirmée face à la régression programmée. Il reste deux ans pour tout mettre sur la table, débattre, cheminer et converger. Deux ans pour reconstruire la gauche. Cela valait bien une collection. Arcane 17 l'a fait. Le Trotsko et la Coco est le premier volume d'une série d'entretiens croisés de responsables politiques de gauche. Il scelle la rencontre de deux communistes de rive et de générations différentes. Christian Picquet et Marie-Pierre Vieu, mais qui vont ensemble tenter de répondre aux mêmes questions : Qu'est-ce s'engager aujourd'hui ! Y a-t-il encore un sens à vouloir changer la vie ? Où en est-on du couple réformisme/révolution ? Comment construire une alternative à gauche ?
Les victoires de mai et juin ne sont pas seulement celles de la « majorité présidentielle ». Elles sont celles de la gauche toute entière et d'une majorité de notre peuple qui voulaient en finir avec l'ère Sarkozy, les destructions sociales et les régressions démocratiques. Le Front de gauche y a pris une part, déterminante. Il se sent donc comptable de la suite, même si le programme de François Hollande ne lui a pas permis pas d?être partie prenante du nouveau gouvernement. Dans une fin d'été, où la crise de la zone euro s?aggrave régulièrement; l?oligarchie financière et la droite préparent leur revanche, flanquées de l?extrême droite. Rien ne serait pire que l'immobilisme et la démoralisation succédant à l?attente de changement.
J'ai beaucoup marché dans les rues de Paris. Je partais chaque jour pour voir ce que, à force d'habitude, on ne voit plus. Je n'avais aucune idée préconçue, sinon que je ferais, le soir, sur mon cahier à spirale, un dessin accompagné d'un court texte, une réflexion rapide sur ce qui se serait imprimé en moi. Mini-histoires dont la banalité fait qu'on n'en parle pas et qui, pourtant, déroulent comme un fil invisible entre tous ces humains, les reliant les uns aux autres pour écrire la grande histoire universelle des anonymes. Longtemps, devant l'immensité de cette humanité, de ces voix qui s'entrecroisent sans jamais s'entendre, j'ai pensé que, forcément, il y avait quelqu'un qui me ressemblait, qui pensait comme moi, qui pourrait être moi-même. Un double, un jumeau ignoré, errant dans une autre ville. Un promeneur qui écoute et regarde. Ce témoin attentif dit : "Regardez, le monde est juste derrière ce que vous voyez". Celui-là, c'est Urbano, l'homme au corps souple et au visage sans traits pour que chacun puisse s'y projeter". Jean-Louis Jacopin
Résumé : "Je n'ai pas ma place." "Je ne vis pas ma vie, je fais semblant." "Je ne sers à rien." "Je ne mérite pas qu'on m'aime." "Je ne peux pas quitter ma mère, elle est seule..." Combien de jeunes en proie à des sentiments de mal-être et d'angoisse aimeraient savoir où puiser leurs ressources pour aller mieux ? Ce livre, né de l'expérience quotidienne de la psychanalyse avec des adolescents et des jeunes adultes, leur propose des clés de compréhension pour élargir leur espace de liberté et prendre leur vie en main. Chacun pourra le lire, dans l'ordre ou le désordre, en piochant à son gré parmi : les paroles des jeunes exprimant leurs conflits quotidiens, leurs doutes et leurs difficultés. Les éclairages sur Freud, Jung, Winnicott et ce que ces psychanalystes nous expliquent des blocages intérieurs. Des points d'appui concrets pour permettre à chacun de devenir plus attentif à soi-même. Les questions sont abordées simplement et sans fausse pudeur. Qu'elles se posent dans la vie quotidienne (comment décider, apprendre à dire non, mobiliser son énergie et sa volonté...) ou qu'elles concernent des sujets plus graves (la honte, les fragilités familiales, la peur de la dépression, l'alcool, la drogue, la violence, l'autodestruction, la tentation du suicide...). Se déployer et oser enfin vivre sa vie : un des rares ouvrages qui s'adresse aux adolescents et aux jeunes adultes avec autant de ferveur et d'empathie et qui les encourage à développer leur élan vital, leur fougue et leur créativité.
Résumé : "La faiseuse d'anges a commencé avec des queues de persil. J'étais allongée sur la table de la cuisine, j'ai fini par faire une septicémie" raconte Maryse. Et Elisabeth : "Elle a pris très cher, plus du salaire que j'ai eu ensuite au SMIC." Et encore Michelle : "J'étais prête à aller jusqu'au bout, jusqu'à la mort." Anne : "Elle m'a mis un mouchoir dans la bouche pour qu'on n'entende pas mes cris." Jeanne : "Quand je suis arrivée au sixième étage, des hommes m'attendaient, ils m'ont montré leur carte de police, ils m'ont emmenée au poste." Ces femmes avaient 20 ans dans les années 1960, c'était hier. Elles sont les survivantes des avortements clandestins qui tuaient une à dix femmes par jour, en France, avant la loi Veil. L'écrivaine Xavière Gauthier a écouté leurs voix bouleversées raconter par quel chemin de douleur elles sont passées et a consigné ces témoignages essentiels pour que "les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l'avortement et se mobilisent contre le retour de cette barbarie". Car aujourd'hui cet acquis fondamental est menacé. En France, 40 ans après la loi Veil consacrant la liberté d'avortement, des pressions insidieuses se font jour et certains élus renâclent au remboursement de l'IVG. En Europe, l'Espagne a bien failli rejoindre en 2014 les trois pays d'Europe qui interdisent plus ou moins l'avortement - l'Irlande, la Pologne et Malte - et son projet de loi serait passé s'il n'y avait eu de très nombreuses manifestations de protestation. On y a vu ressurgir ces mots qu'on pensait à jamais enfouis dans le passé : aiguilles à tricoter, faiseuses d'anges, bidons d'eau de javel, cintres, queues de persil... Des manoeuvres abortives qui sévissent encore de manière catastrophique dans le monde aujourd'hui : 50 000 femmes en meurent chaque année !
Résumé : Il s'agit d'un autoportrait où, pour la première fois, le romancier Serge Filippini se livre à un exercice personnel. Né à Pontarlier en 1950, dans un milieu modeste aux origines italiennes et espagnoles, il tire les fils qui continuent de le rattacher à cet univers- le père projectionniste, la mère ouvreuse, la famille italienne sur laquelle le vingtième siècle semble n'avoir pas prise... Il essaie d'y distinguer les linéaments de l'être qu'il est devenu : pourquoi les livres sont entrés dans sa vie par le truchement de romans d'espionnage et d'une bible oubliée un jour par des visiteurs ? Quelle vision du cinéma se forge un enfant qui baigne dans les salles obscures depuis l'âge de sept ans ? quelle géographie, quels événements, parfois fugaces, souvent ordinaires, ont formé le futur écrivain ? Ce texte littéraire s'accompagne d'images qui ne sont pas des illustrations mais un contrepoint visuel renvoyant à des thèmes présents dans le livre. Ce choix renvoie plus ou moins au Nadja d'André Breton - un " roman " avec images dont l'incipit bien connu est : Qui suis-je ?