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Le jazz européen s'affiche
Humair Daniel
PEREGRINATEUR
9,50 €
Épuisé
EAN :9782910352103
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
Amorcer une réflexion sur l'importance du tourisme comme moteur d'évolutions historiques, qu'elles soient économiques, techniques ou socio-culturelles, tel est l'objectif de ce livre. A l'instar de l'industrialisation, la généralisation de cette activité de loisir au cours des XIXe et XXe siècles a eu des effets positifs et négatifs considérables, mais encore mal connus, autant sur les sociétés qui ont généré cette pratique que sur celles des régions d'accueil. De fait, la circulation toujours plus massive de touristes - un des premiers vecteurs de la mondialisation culturelle - a non seulement contribué à l'homogénéisation des habitus, mais aussi à la redistribution géographique des richesses, à travers les dépenses effectuées durant le séjour. Par ailleurs, la mise en place des infrastructures nécessaires au voyage d'agrément - transport, hébergement, divertissement - a stimulé le développement économique des régions touristiques. Quant à la compétition engagée pour attirer les touristes, elle a accéléré la modernisation technique par l'embellissement des lieux d'accueil, l'établissement d'infrastructures sanitaires et la construction de réseaux d'eau, d'énergie et de communication. L'ouvrage prend en compte une grande diversité spatio-temporelle, de l'Arc lémanique de la Belle Epoque au Québec des années 1960, et permet ainsi de développer une analyse en profondeur du tourisme et de ses effets dans les sociétés contemporaines occidentales.
La loi de démocratie de proximité, adoptée en février 2002, encourage fortement ou impose, selon les cas, la création de quartiers de démocratie locale. Pour la première fois depuis la Révolution, on choisit de découper un des territoires de la République, en l'occurrence le plus petit, la commune. Cette loi institue une recomposition territoriale et une redistribution des pouvoirs au sein du système politique local. Le quartier devient un territoire à définir par et pour le gouvernement de la ville, un territoire à construire pour une nouvelle " démocratie de proximité ". La genèse idéologique et juridique, la production territoriale et l'usage sociopolitique de ces nouveaux quartiers soulèvent de nombreuses questions, notamment dans l'agglomération parisienne. Ils pourraient favoriser des dynamiques où la commune ne serait plus intouchable, mais aussi créer de nouvelles formes de ségrégation territoriale. C'est donc l'occasion rare de voir comment une société démocratique construit et utilise ses territoires. La façon dont elle les perçoit, les découpe, les structure, nous apprend beaucoup sur son fonctionnement, ses objectifs, ses rêves, ses limites, ses travers, et peut-être, son devenir. C'est analyser une démocratie au prisme de ses territoires.
La nation suisse n'existe pas, si ce n'est comme un espace géographique sur la carte européenne. Tel est le constat dressé en 1814 par Stratford Canning, envoyé spécial britannique en Suisse. Désunis, tiraillés entre des intérêts divergents, les cantons se montrent incapables de reconstruire un Etat commun. La Suisse va-t-elle disparaître ? Soucieuses de la stabilité géopolitique de l'Europe, les grandes puissances ne le tolèrent pas. Sous leur pression, le Pacte de 1815 donne naissance à une nouvelle Confédération. Sa souveraineté reste toutefois très relative : au protectorat français succède la tutelle des signataires du traité de Vienne. Un demi-siècle plus tard, la Confédération s'est défaite du statut d'Etat tampon sous influence pour s'affirmer comme un petit Etat neutre et indépendant. Emblématique, le traité négocié à Paris en 1857 contraint l'aigle prussien à retirer ses serres de Neuchâtel, marquant la fin définitive d'une ingérence étrangère en terres helvétiques. Ce livre retrace le chemin parcouru en analysant les moteurs de la construction d'une Suisse pleinement souveraine.
Comment une création artistique contemporaine peut-elle s'insérer dans un monument millénaire en lui étant fidèle, tout en lui apportant du nouveau ? " Telle est la question qui, le 25 septembre 1995 à Conques, a réuni le médiéviste Jacques Le Goff et le peintre Pierre Soulages à propos des vitraux que ce dernier venait de créer pour l'abbatiale Sainte-Foy. Pierre Soulages évoque l'abbatiale comme le lieu de l'une de ses premières émotions artistiques, tout en exprimant en quoi sa démarche se fonde sur une analyse objective de l'architecture. Sa démarche à Conques interroge l'émotion pour en restituer la portée universelle. Les vitraux sont comme la démonstration ontologique du lieu dans sa fonction d'appel, et sa restauration. C'est ce que Jacques Le Goff révèle lorsqu'il dit que l'artiste doit intervenir " dans la matière et dans la vie même du monument " pour préciser un peu plus tard combien il est essentiel que cette intervention soit consonante avec " le sens originel et historique " de ce dernier. Au fil de cet entretien captivant entre les deux figures, la question, qui pour l'historien se place au c?ur même de sa pratique de l'histoire, l'histoire dans la longue durée, devient " l'histoire est-elle porteuse d'une exigence à l'égard de l'artiste contemporain ? l'artiste contemporain est-il porteur d'une exigence à l'égard de l'histoire ? "
Né à Marseille en 1939, journaliste, écrivain (de polars notamment) et chroniqueur, Jean CONTRUCCI est connu pour ses excellents reportages et chroniques sur Marseille (ça s'est passé à Marseille, 1992-1998). Il a publié avec Roger DUCHENE Marseille, 2600 ans d'histoire (1999).
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.