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De la pertinence de mettre une oeuvre contemporaine dans un lieu chargé d'histoire. Entretien
Soulages Pierre ; Le Goff Jacques
PEREGRINATEUR
12,00 €
Épuisé
EAN :9782910352424
Comment une création artistique contemporaine peut-elle s'insérer dans un monument millénaire en lui étant fidèle, tout en lui apportant du nouveau ? " Telle est la question qui, le 25 septembre 1995 à Conques, a réuni le médiéviste Jacques Le Goff et le peintre Pierre Soulages à propos des vitraux que ce dernier venait de créer pour l'abbatiale Sainte-Foy. Pierre Soulages évoque l'abbatiale comme le lieu de l'une de ses premières émotions artistiques, tout en exprimant en quoi sa démarche se fonde sur une analyse objective de l'architecture. Sa démarche à Conques interroge l'émotion pour en restituer la portée universelle. Les vitraux sont comme la démonstration ontologique du lieu dans sa fonction d'appel, et sa restauration. C'est ce que Jacques Le Goff révèle lorsqu'il dit que l'artiste doit intervenir " dans la matière et dans la vie même du monument " pour préciser un peu plus tard combien il est essentiel que cette intervention soit consonante avec " le sens originel et historique " de ce dernier. Au fil de cet entretien captivant entre les deux figures, la question, qui pour l'historien se place au c?ur même de sa pratique de l'histoire, l'histoire dans la longue durée, devient " l'histoire est-elle porteuse d'une exigence à l'égard de l'artiste contemporain ? l'artiste contemporain est-il porteur d'une exigence à l'égard de l'histoire ? "
Ancien ou contemporain, le noir s'infiltre dans le langage, dans notre relation au monde, dans notre expérience et notre imaginaire: de l'ombre et de la nuit, des Enfers et du diable, du mal à la violence, du danger à la mort; de l'humeur à la mélancolie, au pessimisme, au désespoir ou à la colère et la folie; de l'anarchie à la révolte, du racisme au fascisme; mais aussi de la clandestinité au trouble, au mystère et au secret... Ce voyage dans le noir, à travers textes et mots, nous invite à la réflexion et au rêve en nous plongeant dans cette "couleur" contradictoire et paradoxale, à la fois ombre et lumière, tradition et modernité, classicisme et provocation, devenue la toile de fond du XXe siècle. Il nous aide à percer "cette lumière secrète venue du noir" évoquée par Pierre Soulages dans la préface.
Fondée en 43 avant J.-C. sur un site de confluence, Lyon devient rapidement une ville importante. La persécution des chrétiens en 177 lui vaudra son futur titre de primatie des Gaules. 1463 marque, avec le fonctionnement de quatre foires annuelles, le coup d'envoi d'une ère de prospérité économique et de rayonnement culturel. Le premier livre imprimé à Lyon l'est en 1473. Un des foyers de la Renaissance au XVIe siècle, auquel sont attachés les noms de Rabelais, Etienne Dolet, Louise Labé, Maurice Scève, elle devient au XVIIIe siècle capitale de la soie. Réprimée en 1793 par la Convention avec le décret "Lyon n'est plus", la ville s'est insurgée contre Paris, ce qui est considéré comme l'acte de naissance de sa construction identitaire sur le plan politique. Au XIXe siècle, marquée en 1831 et 1834 par la révolte des canuts contre un ordre économique et social injuste, elle connaît une forte croissance qui se confirme au XXe siècle. C'est la notion de passage, d'échanges, de distribution qui importe ici. Jules Michelet a écrit à propos de Lyon : "Nulle part plus que dans cette ville il n'y eut de rêveurs utopistes. Nulle part on ne chercha autant de solutions nouvelles aux problèmes des destinées humaines."