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HISTOIRE DE LYON ILLUSTREE
Gutton Jean-Pierre
PEREGRINATEUR
24,99 €
Épuisé
EAN :9782910352486
Fondée en 43 avant J.-C. sur un site de confluence, Lyon devient rapidement une ville importante. La persécution des chrétiens en 177 lui vaudra son futur titre de primatie des Gaules. 1463 marque, avec le fonctionnement de quatre foires annuelles, le coup d'envoi d'une ère de prospérité économique et de rayonnement culturel. Le premier livre imprimé à Lyon l'est en 1473. Un des foyers de la Renaissance au XVIe siècle, auquel sont attachés les noms de Rabelais, Etienne Dolet, Louise Labé, Maurice Scève, elle devient au XVIIIe siècle capitale de la soie. Réprimée en 1793 par la Convention avec le décret "Lyon n'est plus", la ville s'est insurgée contre Paris, ce qui est considéré comme l'acte de naissance de sa construction identitaire sur le plan politique. Au XIXe siècle, marquée en 1831 et 1834 par la révolte des canuts contre un ordre économique et social injuste, elle connaît une forte croissance qui se confirme au XXe siècle. C'est la notion de passage, d'échanges, de distribution qui importe ici. Jules Michelet a écrit à propos de Lyon : "Nulle part plus que dans cette ville il n'y eut de rêveurs utopistes. Nulle part on ne chercha autant de solutions nouvelles aux problèmes des destinées humaines."
Nos ancêtres du Moyen Age ou des Temps modernes vivaient dans un environnement souvent bruyant et dans lequel les formes de communication orale avaient, pour le plus grand nombre, une autre importance que celles de l'écrit. Les cloches rythmaient bien des activités; les pouvoirs faisaient connaître leurs décisions par des "crieurs"; charivaris, rumeurs, invectives publiques étaient les vecteurs d'une justice populaire redoutée. L'effort d'acculturation que la monarchie et les Églises conduisent pour "policer" sujets et fidèles tend à maîtriser bruits et sons. Le paysage sonore résulte donc de considérations autant spirituelles et sociales que matérielles. Les années 1750 commencent à découvrir intimité et acoustique, mais c'est évidemment le siècle suivant qui apportera les bouleversements les plus importants: révolution industrielle, multiplication des moyens d'information, premiers instruments de conservation et de reproduction des sons. Notre temps est confronté au fléau du bruit et aux questions, techniques et politiques, posées par sa nécessaire maîtrise. L'histoire des aspects sonores du passé, pour difficile qu'elle soit, est indispensable à la compréhension de la sensibilité de nos pères comme à celle de la nôtre.
Ecrire une histoire de l'identité nécessite de mobiliser une documentation très variée comme une historiographie ouverte. Car l'identité emprunte des voies multiples et les marques de reconnaissance vont du plus fruste au plus élaboré. Comment s'impose la mise en registre des sujets, comment naît l'état civil en 1792, comment la biométrie complète aujourd'hui une identité déclarative et administrative par une identité scientifiquement établie... Autant de moments essentiels d'une histoire souterraine dont le fil rouge est clair cependant: le recul de l'oralité, la multiplication des déplacements imposent peu à peu d'avoir des "papiers" et c'est en somme un chapitre particulier de l'histoire de la croissance de l'Etat qu'il s'agit d'écrire là.
Résumé : Un poids particulier est donné aux périodes durant lesquelles l'histoire de Lyon se confond avec celle de la nation : point d'appui de la romanisation ; première Église chrétienne en Gaule ; capitale économique au XVIe siècle ; capitale de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Cette présentation de la ville de Lyon et de sa région s'appuie sur des travaux récents et inédits. Elle fait apparaître le rôle très actuel de Lyon qui est présentée de plus en plus comme une métropole d'équilibre.
Résumé : Un poids particulier est donné faux périodes durant lesquelles l'histoire de Lyon se confond avec celle de la nation : point d'appui de la romanisation ; première Eglise chrétienne en Gaule ; capitale économique au XVIe siècle ; capitale de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Cette présentation de la ville de Lyon et de sa région s'appuie sur des travaux récents et inédits. Elle fait apparaître le rôle très actuel de Lyon qui est présentée de plus en plus comme une métropole d'équilibre.
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.
Comment une création artistique contemporaine peut-elle s'insérer dans un monument millénaire en lui étant fidèle, tout en lui apportant du nouveau ? " Telle est la question qui, le 25 septembre 1995 à Conques, a réuni le médiéviste Jacques Le Goff et le peintre Pierre Soulages à propos des vitraux que ce dernier venait de créer pour l'abbatiale Sainte-Foy. Pierre Soulages évoque l'abbatiale comme le lieu de l'une de ses premières émotions artistiques, tout en exprimant en quoi sa démarche se fonde sur une analyse objective de l'architecture. Sa démarche à Conques interroge l'émotion pour en restituer la portée universelle. Les vitraux sont comme la démonstration ontologique du lieu dans sa fonction d'appel, et sa restauration. C'est ce que Jacques Le Goff révèle lorsqu'il dit que l'artiste doit intervenir " dans la matière et dans la vie même du monument " pour préciser un peu plus tard combien il est essentiel que cette intervention soit consonante avec " le sens originel et historique " de ce dernier. Au fil de cet entretien captivant entre les deux figures, la question, qui pour l'historien se place au c?ur même de sa pratique de l'histoire, l'histoire dans la longue durée, devient " l'histoire est-elle porteuse d'une exigence à l'égard de l'artiste contemporain ? l'artiste contemporain est-il porteur d'une exigence à l'égard de l'histoire ? "