Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Faire une démocratie de quartier ?
Humain-Lamoure Anne-Lise
BORD DE L EAU
22,40 €
Épuisé
EAN :9782356870605
La loi de démocratie de proximité, adoptée en février 2002, encourage fortement ou impose, selon les cas, la création de quartiers de démocratie locale. Pour la première fois depuis la Révolution, on choisit de découper un des territoires de la République, en l'occurrence le plus petit, la commune. Cette loi institue une recomposition territoriale et une redistribution des pouvoirs au sein du système politique local. Le quartier devient un territoire à définir par et pour le gouvernement de la ville, un territoire à construire pour une nouvelle " démocratie de proximité ". La genèse idéologique et juridique, la production territoriale et l'usage sociopolitique de ces nouveaux quartiers soulèvent de nombreuses questions, notamment dans l'agglomération parisienne. Ils pourraient favoriser des dynamiques où la commune ne serait plus intouchable, mais aussi créer de nouvelles formes de ségrégation territoriale. C'est donc l'occasion rare de voir comment une société démocratique construit et utilise ses territoires. La façon dont elle les perçoit, les découpe, les structure, nous apprend beaucoup sur son fonctionnement, ses objectifs, ses rêves, ses limites, ses travers, et peut-être, son devenir. C'est analyser une démocratie au prisme de ses territoires.
Résumé : " 6 février 1917. J'aimerais tant que mon père m'autorise à venir soigner ses blessés. Même si c'est sans doute un spectacle éprouvant. Il dit que je suis trop jeune, pourtant l'année prochaine, si la guerre n'est pas encore finie, je veux devenir infirmière. J'aurais dix-sept ans, après tout ! "
Le contenu: _ 40 fiches de cours pour réviser tout le droit des affaires: les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir _ des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances: 60 QCM, 30 questions de cours et 15 cas pratiques _ des repères bibliographiques pour aller plus loin _ 1 index.
Geneviève Darfeuil a treize ans. La vie s'écoule entre les cours à Paris et les vacances à Houlgate. Soudain, la guerre contre l'Allemagne éclate: les deux frères aînés sont mobilisés, l'un comme officier, l'autre comme brancardier. Le père, chirurgien à l'Hôtel-Dieu, est trop âgé. Tout le monde pense que la guerre ne durera que quelques mois et que les hommes seront bientôt rentrés, mais le conflit s'éternise et les hommes tombent, les uns après les autres, comme les frères de Geneviève, victimes des bombes et des gaz mortels. Sur le « front intérieur », la jeune fille et sa mère intègrent plusieurs associations d'aides aux soldats. Le jour de ses seize ans, Geneviève commence à travailler à l'hôpital d'Houlgate où elle trouve sa vocation: infirmière.
Résumé : "2 avril 1725. Anna, ma soeur, le roi Louis XV a demandé ma main. Bientôt, je serai reine de France. C'est un tel honneur pour notre famille, je n'ose à peine y croire. Et moi qui écrivais ici il y a quelques jours que jamais je ne serais choisie ! Comment est-ce possible ? Pourquoi moi, et non la princesse de Russie ? Pourquoi la fille du roi détrôné de Pologne et pas celle du prince de Galles ? Je l'ignore, pourtant, il n'y a aucun doute. Je ne rêve pas".
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.