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Eugène Dodeigne (1923-2015). Une rétrospective
Hirselj Germain ; Ronet Marc ; Rinuy Paul-Louis ;
INVENIT
35,00 €
Épuisé
EAN :9782376800552
Né dans une famille de tailleurs de pierre de la région belge de Soignies, Eugène Dodeigne apprend le métier dès l'âge de treize ans auprès de son père marbrier. De précoces dispositions le conduisent à l'école des Beaux-Arts de Tourcoing puis à celle de Paris. A la fin des années 1960, sa notoriété devient internationale : Belgique, Pays-Bas ou Allemagne accueillent ses sculptures, comme bientôt de nombreux lieux publics et parcs de musées à travers le monde. Ses pierres de Soignies parviennent à une grandeur monumentale dans des formes arrachées à la matière et qui disent l'Homme et la condition humaine. Déplaçant dans une modernité flagrante et singulière la leçon de Rodin et la silhouette inspirante de l'Homme qui marche, Eugène Dodeigne apparaît avec ses outils, sa vigueur, sa volonté farouche et son humanisme, comme un véritable emblème de la sculpture de notre temps, définitivement comme l'Homme qui sculpte.
Présentation de l'éditeur Né à Roubaix où il fréquenta lécole des Beaux-Arts, Henri Delvarre fut le conservateur du cimetière municipal mais il dédia sa vie à la peinture. Dun tempérament pédagogue, imprégné des théories dAndré Lhote (Le traité du paysage était sa bible, relate Arthur Van Hecke dont il dirigea les premiers tableaux), il ne cessa jamais de militer en faveur des tendances modernes de lart local. Très proche des jeunes artistes qui formeront le Groupe de Roubaix, il encourage une ouverture à la création contemporaine. En 1949, dans la galerie Création quil ouvre, rue de Tunis, dans la boutique de couleurs de son fils Jacques, il suscite la première manifestation à Roubaix de «La peinture contemporaine roubaisienne». Dabord inscrit dans une tradition expressionniste flamande, il évolue vers une peinture plus informelle qui assied sa réputation dinitiateur tant auprès du public que de la jeune scène artistique locale où il simpose comme un guide et fédérateur. Après 1960, sa santé léloigne progressivement de la peinture, mais son influence reste forte. Cest à cette figure de la modernité que le musée rend hommage avec une exposition qui réunit des oeuvres appartenant à La Piscine et des emprunts à des collections privées. Le Groupe de Roubaix : après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Roubaix connaît un dynamisme inédit. Grâce à la présence dindustriels collectionneurs et de galeries audacieuses, le monde artistique va évoluer dune façon nouvelle, saffranchissant des modèles des générations précédentes. A Roubaix, se constituera alors certaines des plus belles collections dart contemporain, stimulant la création de cette région. Ces circonstances exceptionnelles vont amener certains jeunes artistes de la région à se lier dans un groupe informel: Le Groupe de Roubaix.
En 2020, une première exposition rétrospective à La Piscine qui n'avait pu ouvrir ses portes au public à cause de la pandémie s'accompagnait de l'édition d'un ouvrage récompensé par le prestigieux FILAF D'OR, prix du Festival international du livre d'art et du film de Perpignan. C'est cet ouvrage qui reparaît aujourd'hui, dans une édition revue et augmentée. "La sculpture est un combat, une lutte contre la matière. Il faut jouer des poings." Eugène Dodeignc Né dans une famille de tailleurs de pierre de la région belge de Soignies, d'où l'on extrait des carrières une matière minérale aussi belle que difficile à tailler, Eugène Dodeigne apprend le métier dès l'âge de 13 ans auprès de son père, marbrier. De précoces dispositions le conduisent à l'école des beaux-arts de Tourcoing, puis à celle de Paris. Très vite, il est soutenu par les grands collectionneurs du Nord et représenté par les galeries roubaisiennes. L'artiste travaille d'abord le bois dans des formes lisses et rondes, dignes héritières de celles de Brancusi et Arp. En 1955, sa rencontre avec Germaine Richier l'introduit dans le milieu artistique parisien. A partir de cette période, les expositions s'enchaînent. A Paris, les galeries Claude Bernard, Pierre Loeb et Jeanne Bucher lui organisent d'importants accrochages et mettent en valeur les pierres qu'il sculpte depuis 1956, mais aussi les bronzes expressionnistes qu'il crée à partir de 1963. A la fin des années 1960, sa notoriété devient internationale : Belgique, Pays-Bas ou Allemagne accueillent ses sculptures, comme bientôt de nombreux lieux publics et parcs de musées à travers le monde. Ses pierres de Soignies sont alors parvenues à une grandeur monumentale dans des formes arrachées à la matière et qui disent l'Homme et la condition humaine. Déplaçant dans une modernité flagrante et singulière la leçon de Rodin et la silhouette inspirante de L'Homme qui marche, il apparaît avec ses outils, sa vigueur, sa volonté farouche et son humanisme, comme un véritable emblème de la sculpture de notre temps, définitivement comme l'Homme qui sculpte. Riche d'importantes contributions, cette publication de référence dresse un portrait renouvelé de l'artiste, beaucoup moins "monolithique" qu'on ne le pensait jusqu'alors, en reconsidérant son oeuvre dans toute sa richesse. Aux côtés des pierres de Soignies - sa signature évidente - figurent plâtres, bois, bronzes, terres cuites, dessins, peintures et éléments de mobilier, embrassant plus de soixante ans d'une vie de création.
Dans la Manchester du Nord de la France qu'est la ville de Roubaix s'est écrite pendant les Trente Glorieuses une histoire singulière, réunissant dans un même collectif des artistes avides de modernité,des galeristes audacieux et des collectionneurs soucieux de renouvellement, tous acteurs à part entière de l'ouverture de leur région à l'art contemporain de l'agrès-guerre. Qualifiée dès lors de Groupe de Roubaix, cette aventure artistique trouve ses racines dans la cité du Nord : dans ses ateliers baignés parla lumière septentrionale des sheds que les artistes partagent ; dans ses courées, berceaux ouvriers de certains d'entre eux ; dans ses usines que d'autres illuminent de vastes compositions colorées avec le concours d'ouvriers mis contribution ; dans ses maisons patriciennes de la geste textile d'un temps révolu, où les galeries couvrent et où se croisent des mécènes avisés, pour beaucoup industriels. D'autant plus soucieuse de ce passé depuis l'ouverture du musée La Piscine, la Ville de Roubaix a constitué un fonds exceptionnel et représentatif de cette histoire artistique. Avec trois salles clairement identifiées, maintenant en permanence au Groupe de Roubaix dans le musée agrandi, c'est toute la richesse de cette collection de référence qui s'en trouve révélée. D'autres musées de la région et des collections particulières se sont associés à cet ouvrage pour en dresser le portrait le plus juste possible. Par la connaissance et le talent de son auteur pour cette revivre cette épopée artistique, comme par l'abondance de son iconographie, c'est un ouvrage nécessaire et de référence que les éditions Invenit sont fières de mettre à la disposition du public, accompagnant par là l'extraordinaire dynamique du musée La Piscine de Roubaix.
A native of Tourcoing, Eugène Leroy (1910-2000) was a most singular artist whose work left its mark on the 20th century. Through a powerful connection to matter without ever excluding the depicted subject, Leroy always worked with traditional pictorial genres, like the nude and self-portrait, while reinventing the viewer's perception. After remaining relatively unknown for many years, his oeuvre took on an international dimension in the 1980s after he met the art dealer and collector Michael Werner. This book marks a new milestone in the artist's recognition as it reveals the of the exceptional donation made to the MUba by his sons in 2009. Through a rich ensemble of paintings, drawings, prints, sculptures and artworks from his personal collection that punctuate his evolution from 1930 to 2000, Eugène Leroy, A Donation is an invitation to discover the artistic path of this multifaceted and unusual artist.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.