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Le naturalisme des convulsions dans les maladies de l'épidémie convulsionnaire et autres textes
Hecquet Philippe ; Margel Serge
MILLON
35,00 €
Épuisé
EAN :9782841374045
Publié en 1733, Le naturalisme des convulsions du médecin français Philippe Hecquet (1661-1737) a marqué son temps à plus d'un titre. Jouant un rôle déterminant dans l'histoire tourmentée du jansénisme, l'ouvrage a traversé les relations sinueuses entre médecine et religion, mais il a surtout creusé une brèche dans la polémique sur les convulsionnaires. A la mort du diacre François de Pâris, le se, mai 1727, des miracles de guérison surgissent au pied de sa tombe, dans le cimetière de Saint-Médard à Paris, qui seront très vite accompagnés de convulsions dites "guérissantes". Dès les années 1730, la querelle prend un "tour médical", qui divise le jansénisme de l'intérieur, et les positions de Philippe Hecquet s'avèrent incontournables. Le corps devient l'objet de nouvelles polémiques, qui tournent à la fois autour du corps de la femme, de sa sexualité, et du corps malade, du corps souffrant, aliéné et meurtri, mystique et érotique, ou des corps en convulsion. Hecquet parle du corps des femmes comme autant de corps désirants, agités, excités, irrités, désordonnés aussi par une "imagination échauffée", ou "dépravée". Ces corps altérés se donnent en spectacle, traversés par des désirs obscènes qui les marquent, les exacerbent, les manipulent et les dominent. Pour Hecquet, le corps de la femme est affecté par sa propre sexualité, dont le trouble exprime une déviance morale, une indécence, voire un crime qu'il faut condamner. Les punch diabolica qui marquaient la possession démoniaque des corps sont devenus des puncta medica qui en révèlent les obsessions désirantes. La sexualité de la femme est donc au coeur de l'affaire, toujours considérée comme une prédisposition pathologique et morale, qui rejoue dans le champ médical la vieille idée patristique et scolastique d'une association secrète entre la sexualité et la sorcellerie, l'érotique et le diabolique, le désir et la tromperie. Cette édition critique du Naturalisme des convulsions est suivie d'autres textes de Hecquet sur le même sujet, dont la Lettre sur la convulsionnaire en extase, ou la vaporeuse en rive (1736) et La suceuse convulsionnaire, ou la Pelle miraculeuse (1736). Une longue introduction et d'abondantes notes situent ces textes à la croisée d'une histoire de la médecine et d'une histoire du religieux.
De l'aveu de l'auteur, ce petit récit était d'abord un "règlement de compte". Règlement de compte auquel est liée la peinture d'une passion jusqu'à présent mal ou rarement étudiée : l'indifférence. Cette indifférence dont Stephen Hecquet écrit à propos de son personnage, Anne : "Je sais qu'elle est d'abord impotence ou mieux inappétence, que le dédain dont elle s'entoure n'est qu'un des moyens de masquer la trahison du désir, que ce dédain fait souffrir ceux qui le manifestent autant que ceux qui s'en assurent les victimes, que si la souffrance est moins évidente et probablement moins grande, la différence n'est que de degré, non de nature, et parce que la privation de ce que nous aurions souhaité d'avoir laisse moins de vide que la privation de ce que nous avons eu". Enfin, en ce qui concerne l'attachement de Claude pour Anne et la distinction qu'on serait tenté d'établir entre l'amour et l'amitié, l'auteur pense qu'il n'y a pas de différence entre l'un et l'autre de ces sentiments, si ce n'est celle que des préjugés ou des habitudes ont établie. Selon sa belle formule : "Nous nommons amitié les prémices ou les agonies de l'amour, le moment du plus doux espoir et de la plus tendre des résignations".
Ce numéro thématique, consacré aux semences interpelle quant au défi environnemental de la biodiversité cultivée et de ses implications politiques. Les enjeux de reconnaissance au sujet des conceptions de la semence, des pratiques de sélection, des modes de production, des régimes de propriété (entre propriété privée, publique et bien commun) ou encore des modalités de commercialisation sont de taille. Ils sont d'ordre symbolique et cognitif et ont des répercussions sur l'ensemble du système semencier : il en va de l'identité des acteurs engagés dans l'expérimentation semencière et de la définition de ce qu'est une "bonne" semence. Ce dossier met à l'honneur les travaux de chercheurs qui offrent un regard sur les brèches existantes dans les systèmes semenciers conventionnels et susceptibles de mettre en question le régime fixiste en place. Depuis des entrées disciplinaires distinctes (sciences humaines — sociologie, anthropologie, histoire et droit — et sciences agronomiques) et à partir de recherches empiriques, les auteurs analysent les modes de gestion face au verrouillage du système semencier, tant au niveau de la mise en circulation que des propriétés intellectuelles. Au travers d'usages sémantiques distincts, ce dossier atteste de la multi-dimensionnalité de l'objet "semence" et présente des réflexions sur la coexistence d'une pluralité de pratiques.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.