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La cité des mages. Penser la magie en Grèce ancienne
Carastro Marcello
MILLON
25,36 €
Épuisé
EAN :9782841371907
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
L'antiquité gréco-romaine a longtemps été reléguée dans la monochromie. Non seulement la plupart des monuments et des statues nous sont parvenus décolorés, mais, de plus, les notations chromatiques sont peu nombreuses dans le paysage que nous donnent à voir les sources littéraires. A ces lacunes de nature documentaire, se sont ajoutés des obstacles épistémologiques majeurs. Après bien des débats, la polychromie antique est aujourd'hui admise. Toutefois, suffit-il d'introduire des pigments pour donner à voir les couleurs des Anciens? Ne faut-il pas aussi chercher à les saisir à partir des catégories antiques? Ce volume est issu des journées d'études "L'antiquité en couleurs: catégories, pratiques, représentations', organisées à Paris, les 12 et 13 décembre 2005, par l'atelier"Antiquité et sciences sociales"du Centre Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés anciennes. Engagés dans une démarche anthropologique et dans un dialogue comparatiste avec des spécialistes d'autres aires culturelles, ces travaux se proposent d'appréhender le chromatisme antique en embrassant les catégories, les gestes, les pratiques et les représentations qui, dans chaque culture, mettent en jeu les couleurs."
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
En juillet 1796, Hegel, alors âgé de vingt-cinq ans, part en randonnée dans les Alpes bernoises en compagnie de trois précepteurs saxons. C'est sa première (et dernière) expérience de la haute montagne. A travers la manière dont le jeune Hegel découvre les Alpes, il ne s'agit pas pour nous de déceler seulement un regard individuel, mais surtout de faire ressortir la tradition qui façonne le regard, l'oriente et l'anime. Car une vue sur les montagnes n'est jamais vierge, si ingénue qu'elle puisse paraître. Cette vision est toute pénétrée d'une compréhension qui s'est élaborée au cours du XVIIIe siècle, à travers l'appréhension de la nature par l'art.