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La passion laïque de Ferdinand Buisson
Hayat Pierre
KIME
15,30 €
Épuisé
EAN :9782841741663
Il n'était pas plus simple d'être laïque au temps de Jules Ferry et de Ferdinand Buisson. Le rôle de l'école, la définition de la politique, la délimitation du religieux : autant d'enjeux qui plaçaient déjà la laïcité en conflit avec elle-même. Il n'y a pas d'âge d'or de la laïcité française. Tout était déjà compliqué et incertain. La passion qui a animé Ferdinand Buisson, en témoigne. Directeur de l'enseignement primaire lorsque furent votées les lois scolaires laïques, président de la commission parlementaire qui prépara la loi du 9 décembre 1905, Ferdinand Buisson fut un protagoniste majeur de la période instauratrice de la laïcité française. Acteur mais aussi théoricien, intellectuel autant que militant, Buisson a fait de la liberté de conscience, de l'égalité et du progrès humain le but de sa passion laïque. La pensée vivante de Ferdinand Buisson n'appelle pas une apologie à l'adresse de nos contemporains, soupçonnés d'être imperméables aux " Valeurs laïques ". Elle suscite plutôt une investigation sur les contradictions et les problèmes auxquels s'est heurté l'un des fondateurs de la laïcité républicaine. Cette libre remontée aux sources peut aider les militants d'une citoyenneté émancipatrice, dégagée de la raison d'État, à mieux se connaître eux-mêmes.
Résumé : Inscrite depuis 1946 dans la définition constitutionnelle de la république, la laïcité oscille aujourd'hui entre un dogmatisme sectaire et un scepticisme du renoncement. Cette crise n'aurait qu'un intérêt anecdotique, si les modèles de référence de la laïcité française, comme la raison, l'émancipation et l'instruction, ne devaient être réactivées face à la montée des intégrismes et la mondialisation du capitalisme. La laïcité peut-elle aujourd'hui prouver sa puissance normative ? La captation de la laïcité par la raison d'Etat, se retourne contre la laïcité elle-même. Son racornissement dans la laïcité scolaire accélère son déclin. Et son abandon livrerait l'espace public à un face à face désastreux, entre technocrates méthodiques et idéologies identitaires. Ce livre prouve les fondements politiques et philosophiques de la laïcité. Il pose les bases d'une culture laïque moderne, inséparable d'une rationnalité critique et dialogique, qui ne craint pas la démocratie.
Résumé : L'ouvrage fait découvrir une philosophie majeure de la liberté. Il dégage dans Levinas la puissante dialectique d'une liberté provoquée par l'extériorité. Celui qui se veut libre est appelé à poursuivre sa libération en se délivrant de lui-même. Avec la philosophie altière de Levinas, on ose penser un altruisme libérateur de soi et de tout autre, associé à une politique de la liberté et de l'égalité. A l'encontre d'idées reçues sur l'un des philosophes français les plus profonds du XXe' siècle, on perçoit dans le texte de Levinas l'exigence d'institutions républicaines qui préservent la liberté de la tentation d'abdiquer par lâcheté, lassitude ou épuisement. Levinas permet de soutenir un rationalisme critique réfractaire à l'esprit de système, qui considère le rapport à l'altérité comme le foyer vivant de la pensée. On s'attache à montrer comment l'engagement rationaliste de Levinas, encore méconnu, s'accompagne d'une contestation radicale de toutes les aliénations.
Dans Altérité et transcendance - le dernier ouvrage de philosophie publié de son vivant -, Emmanuel Levinas définit sa problématique en confrontant des écrits de sa dernière période avec des pages des années 1960-1970, arrachées au silence. Ces textes nous offrent de nouvelles et percutantes analyses sur la proximité et la paix, sur l'interdit de la représentation, sur les droits de l'autre homme, et développent une saisissante réflexion sur la mort. On y retrouve, également, le thème de la "métaphysique du visage" qui, nul ne l'ignore désormais, est au coeur de son paysage conceptuel. Son texte liminaire, "Philosophie et transcendance", rappelle avec force, dans un monde où sévit si souvent le fanatisme religieux, que la voie par excellence de la transcendance est l'éthique. Dans l'étude suivante sur "Totalité et totalisation", Levinas se demande "si la notion de l'être ne doit pas être repensée en fonction de l'idée de totalité". A la lumière de la biographie de l'auteur, qui fut tributaire des vicissitudes d'un siècle inondé de barbarie, cette ultime parole philosophique est d'une actualité prégnante. On célèbre en 2006 le centenaire de la naissance d'Emmanuel Levinas, dont l'oeuvre compte désormais parmi les plus emblématiques dans l'histoire de la philosophie du XXe siècle.
Elle prétend être "la voix du peuple", proclame son attachement à la République et à la laïcité, fait croire qu'elle a un programme social, fustige l'Europe en vantant les mérites d'un Frexit... La propagande tapageuse de Marine le Pen, elle qui fait de Trump son modèle, a besoin d'être combattue en révélant point par point ses mensonges, son discours xénophobe de division et l'impasse de son nationalisme. Il se fait une fierté de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, de réduire drastiquement les remboursements des soins par la Sécu, promet de gouverner par décret et ordonnance en laissant croire que l'élection supprime la discussion. Il veut en finir avec le logement social, présente l'immigration et l'islam comme des menaces pour la France... Les intentions ultra libérales et conservatrices de François Fillon doivent être dévoilées et contrecarrées. En répliquant à dix points essentiels des projets respectifs du candidat de la droite et de la candidate de l'extrême droite, ce livre propose à tout citoyen de sortir du piège où nous enferme l'imposture Le Pen et le danger Fillon.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.