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La Patte du scarabée
Hawkes John
SEUIL
13,70 €
Épuisé
EAN :9782020106788
La patte du scarabée. Mistletoe, "quelques centaines de maisons marron" et un terrible ennui à longueur d'année. Dix ans auparavant, au moment de la construction du barrage, Muige Lampson a été enterré vivant avec un tracteur à chenille sous une énorme coulée de boue. Depuis, désoeuvrés, démunis, les uns et les autres rôdent, mal dans leur peau : Luke, le frère du mort, qui vit avec la veuve et une Indienne mandan ; Camper, revenu au pays, avec sa femme et son enfant mordu par un serpent ; Harry Bohn, un ancien ouvrier du barrage ; le Finnois, handicapé ; Cap Leech, vaguement rebouteux... Le shérif Wade surveille chacun, et tient à l'écart un groupe de motards minables. Le grand art de John Hawkes, c'est qu'il semble aiguiser ses mots sur la pierre du paysage, les apprêtant pour un massacre larvé. Les gestes, minutieusement décrits, s'enchaînent comme une chorégraphie qui sonne l'appel au malheur. Les protagonistes du drame, partis sur le lac de retenue maudit pour une partie de pêche, sont obsédés par cette sépulture de ferraille, abcès de tout l'endroit. Quand ils aborderont la rive, la digue intérieure qui les engourdissait aura cédé. Un flot de pus de racisme et de violence va les submerger. Les thèmes principaux de l'oeuvre de Hawkes sont bien présents dans ce livre de 1951, noués par la même phrase : la littérature s'approvisionne aux fastes du malheur.
En 1949, aux Etats-Unis, paraît un livre de John Hawkes : The Cannibal. C 'est son premier roman. John Hawkes a vingt-quatre ans. Il a situé son action dans une ville allemande qui paraît flotter dans un pays imaginaire où les mythes ont des allures de cauchemar et où les forces d'occupation ne sont représentées que par un unique motocycliste américain qui parcourt inlassablement la région. Nous sommes en 1945, mais il est fait référence, dans un long retour en arrière, à l'année 1914 et, plus brièvement, au siège de Paris en 1870. C'est dire que la mort, le saccage et l'autodestruction travaillent sourdement les personnages de cette ville pourrie et cannibale, livrée à tous les chaos de l'esprit. Dans une brillante succession d'instantanés soumis à une lumière crue, ou de plans cinématographiques courts où la vision est comme hypertrophiée (on a beaucoup parlé de surréalisme à propos du Cannibale), on suit la vie de Stella, ancienne chanteuse de boîte de nuit devenue propriétaire d'une pension de famille ; de Jutta aussi, sa soeur, maîtresse de Zizendorf, un fou qui se croit le fils du Kayser. Porté au pouvoir par un complot de "patriotes", après avoir assassiné le motocycliste, Zizendort restaurera l'indépendance allemande, réaffirmée par une proclamation illisible. La parabole est claire : folie, symboles et onirisme mènent l'Histoire, dont Hawkes dira plus tard qu'elle constitue " notre toile d'araignée transparente comme du verre ".
Nous sommes dans l'Amérique profonde, une sorte d'Arkansas rêvé, à la fois mythique et débonnaire, lyrique et trivial, où John Hawkes installe ses séquences successives dans le plus pur style des romans picaresques anglais du XVIIIe siècle. Mais ce n'est pas un homme truculent qui nous raconte sa vie, c'est un cheval, Guilledou, pur-sang perdu, ex-étalon, qui connut la gloire et les amours, la déchéance, la folie et la violence des hommes, le vertige des fuites et des batailles. Guilledou raconte tout, et dans le même ton que les hommes : il est splendide avec les grands éleveurs, beau quand les paysages s'y prêtent, en harmonie parfaite avec la langue de Hawkes, baroque dans les tourments, hâbleur avec les Irlandais, primesautier avec les jeunes filles, dangereux avec les zonards ; il pousse même la délicatesse romanesque jusqu'à changer de nom quand ses différents propriétaires le lui imposent, acceptant fort benoîtement de s'appeler - par exemple - Pétrarque ! A coup sûr l'une des grandes créations romanesques de John Hawkes, l'Autobiographie d'un cheval montre l'étonnante variété stylistique de l'auteur, sa science des sinuosités musicales, la virtuosité des "ralentis" narratifs, son côté blagueur irlandais, la sensualité du récit. Mais avant tout, ce qui court ici, que ce soit l'amble ou le galop, dans l'air frais du matin ou la poussière chaude du désert, c'est la tendresse et l'amour pour l'humaine, trop humaine condition d'un cheval libre et vieillissant.
Autour de Capiston, le héros de Cassandra, et si loin qu'il remonte dans son aventure personnelle, ce ne sont que suicides, échecs, dégradations. A tel point que le héros finit par croire, par comprendre, que la réalité n'est qu'un complot qui vise à le détruire, ou qu'il est lui-même habité par la mort en sorte que tout ce qu'il touche se transforme comme par magie en sang et en poussière. Est-ce simple malchance si la tendresse amoureuse qu'il porte à sa propre fille, Cassandra, pousse celle-ci, irrémédiablement, à sa perte? Capiston se considère comme un homme bon et affectueux mais il assiste désarmé, muet d'horreur, à tous les malheurs qui s'abattent sur lui et les siens, non sans proclamer, dérisoirement, qu'il est -veut, voudrait être- tout amour et tout courage. C'est seulement après le suicide de Cassandra et la naissance d'un dernier fils, lorsque Capiston, à 59 ans, aura pris un rendez-vous paisible avec la mort, que la malédiction se relâche et que s'éloignent ce monde de terreurs et de brutalités, ce rêve halluciné que fut sa vie. Le domaine de John Hawkes, dans Cassandra comme dans le Gluau (publié en 1963 dans la collection L.N.), est celui de la terreur intime, du cauchemar obsessionnel, de l'impuissance angoissée à dominer la vie.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs