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Le cannibale
Hawkes John
SEUIL
18,30 €
Épuisé
EAN :9782020140249
En 1949, aux Etats-Unis, paraît un livre de John Hawkes : The Cannibal. C 'est son premier roman. John Hawkes a vingt-quatre ans. Il a situé son action dans une ville allemande qui paraît flotter dans un pays imaginaire où les mythes ont des allures de cauchemar et où les forces d'occupation ne sont représentées que par un unique motocycliste américain qui parcourt inlassablement la région. Nous sommes en 1945, mais il est fait référence, dans un long retour en arrière, à l'année 1914 et, plus brièvement, au siège de Paris en 1870. C'est dire que la mort, le saccage et l'autodestruction travaillent sourdement les personnages de cette ville pourrie et cannibale, livrée à tous les chaos de l'esprit. Dans une brillante succession d'instantanés soumis à une lumière crue, ou de plans cinématographiques courts où la vision est comme hypertrophiée (on a beaucoup parlé de surréalisme à propos du Cannibale), on suit la vie de Stella, ancienne chanteuse de boîte de nuit devenue propriétaire d'une pension de famille ; de Jutta aussi, sa soeur, maîtresse de Zizendorf, un fou qui se croit le fils du Kayser. Porté au pouvoir par un complot de "patriotes", après avoir assassiné le motocycliste, Zizendort restaurera l'indépendance allemande, réaffirmée par une proclamation illisible. La parabole est claire : folie, symboles et onirisme mènent l'Histoire, dont Hawkes dira plus tard qu'elle constitue " notre toile d'araignée transparente comme du verre ".
Innocence in extremis est le récit de certains émois prépubertaires vécus par le héros d'Aventures dans le commerce des peaux en Alaska, Oncle Jake, alors que celui-ci n'avait que douze ans. En 1892, en effet, son père prit la décision d'emmener sa famille - ses fils, sa femme, dite l'Iriandaise, sa secrétaire rousse et lascive, et une nombreuse domesticité - visiter le patriarche des Deauville, surnommé "le Vieux Gentieman", qui régnait sur son château, ses terres, ses chevaux et ses femmes, dans une belle campagne près de Chantilly. Ce court récit, de fait suspendu dans le temps et l'espace, qui mêle soudain deux ensembles bruissants d'une même famille, est comme un chant narratif gracieux et tendre, un coup de brise dans la prose que John Hawkes, par le truchement d'un adolescent attentif et pudique, adresse à toutes les femmes dont il va nous montrer l'entremêlement : les femmes-mères, les femmes-plaisirs et les filles-fleurs, dont l'admirable jeune amazone, clou d'un spectacle équestre que le Vieux Gentieman va offrir à tous ses gens. Aux intrigues sentimentales, au chassé-croisé du désir et des rires, répondent les saisons, le rythme terrestre qui culminera dans la fête des vendanges, véritable bacchanale trépidante vouée à la célébration des jeunes vierges de la tribu, orchestrée par le vieil homme en l'honneur d'Oncle Jake, futur trappeur, futur aventurier du Grand Nord, qui ne connaît pas encore le poids de ses rêves à venir.
Résumé : Il y a quelque malignité, quand on est un père affectueux, par ailleurs régisseur d'un grand domaine dans la douce campagne française, à appeler son fils " mon petit Têtard " sous prétexte qu'il a une grosse tête sur un corps mal foutu. De même, il y a quelque danger, pour ce gamin rêveur, à trop s'éprendre d'une grenouille mâle qu'il a surnommée Armand et qu'il passe de long après-midi à observer dans une jolie mare des environs. Mais que dire alors quand le verdâtre Armand, ayant sauté dans la bouche ouverte dudit gamin, élit définitivement domicile dans son estomac ? On se doute que pareille cohabitation ne se fera pas sans problème, notamment du côté de la sexualité naissante du cher Têtard. D'autant qu'Armand la grenouille peut se montrer très agressif...
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
La patte du scarabée. Mistletoe, "quelques centaines de maisons marron" et un terrible ennui à longueur d'année. Dix ans auparavant, au moment de la construction du barrage, Muige Lampson a été enterré vivant avec un tracteur à chenille sous une énorme coulée de boue. Depuis, désoeuvrés, démunis, les uns et les autres rôdent, mal dans leur peau : Luke, le frère du mort, qui vit avec la veuve et une Indienne mandan ; Camper, revenu au pays, avec sa femme et son enfant mordu par un serpent ; Harry Bohn, un ancien ouvrier du barrage ; le Finnois, handicapé ; Cap Leech, vaguement rebouteux... Le shérif Wade surveille chacun, et tient à l'écart un groupe de motards minables. Le grand art de John Hawkes, c'est qu'il semble aiguiser ses mots sur la pierre du paysage, les apprêtant pour un massacre larvé. Les gestes, minutieusement décrits, s'enchaînent comme une chorégraphie qui sonne l'appel au malheur. Les protagonistes du drame, partis sur le lac de retenue maudit pour une partie de pêche, sont obsédés par cette sépulture de ferraille, abcès de tout l'endroit. Quand ils aborderont la rive, la digue intérieure qui les engourdissait aura cédé. Un flot de pus de racisme et de violence va les submerger. Les thèmes principaux de l'oeuvre de Hawkes sont bien présents dans ce livre de 1951, noués par la même phrase : la littérature s'approvisionne aux fastes du malheur.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs