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Innocence in extremis. Un récit
Hawkes John
SEUIL
11,10 €
Épuisé
EAN :9782020097598
Innocence in extremis est le récit de certains émois prépubertaires vécus par le héros d'Aventures dans le commerce des peaux en Alaska, Oncle Jake, alors que celui-ci n'avait que douze ans. En 1892, en effet, son père prit la décision d'emmener sa famille - ses fils, sa femme, dite l'Iriandaise, sa secrétaire rousse et lascive, et une nombreuse domesticité - visiter le patriarche des Deauville, surnommé "le Vieux Gentieman", qui régnait sur son château, ses terres, ses chevaux et ses femmes, dans une belle campagne près de Chantilly. Ce court récit, de fait suspendu dans le temps et l'espace, qui mêle soudain deux ensembles bruissants d'une même famille, est comme un chant narratif gracieux et tendre, un coup de brise dans la prose que John Hawkes, par le truchement d'un adolescent attentif et pudique, adresse à toutes les femmes dont il va nous montrer l'entremêlement : les femmes-mères, les femmes-plaisirs et les filles-fleurs, dont l'admirable jeune amazone, clou d'un spectacle équestre que le Vieux Gentieman va offrir à tous ses gens. Aux intrigues sentimentales, au chassé-croisé du désir et des rires, répondent les saisons, le rythme terrestre qui culminera dans la fête des vendanges, véritable bacchanale trépidante vouée à la célébration des jeunes vierges de la tribu, orchestrée par le vieil homme en l'honneur d'Oncle Jake, futur trappeur, futur aventurier du Grand Nord, qui ne connaît pas encore le poids de ses rêves à venir.
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
Résumé : Mais qu'avaient-ils donc en commun ces deux-là, Dervla O'Shannon, la maigrichonne de treize ans, et le caporal Teddy Stack, ce vétéran de la Grande Guerre en âge d'être son grand-père, pour écumer ainsi, main dans la main, la sombre et tumultueuse campagne irlandaise ? Elle, l'enfant trouvée de l'hospice Sainte-Marthe et lui le vieillard flamboyant de Saint-Clement, le foyer des anciens combattants ? Est-ce l'amour des chevaux ? Mais ce ne sont pas les minables poneys crasseux du haras de Lackey qui pourraient les retenir longtemps. Est-ce Heather alors, la fière et blonde patronne de Great Manor, à peine plus âgée que Dervla ? Mais ce serait oublier que dans ce conte aux limites du fantastique, tout bruissant de ses durs fantasmes et ruisselant de couleurs, une chasse à courre qui ressemble fort au galop de la Mort va passer par deux fois sur le corps du récit. Et qu'en fin de compte une tribu d'enfants trouvées risque un sort à peine plus enviable qu'une nichée de souriceaux planquée sous les draps, au fond d'un lit à baldaquin.
L'Amour tisse sa propre tapisserie, déroule son propre fil d'or, son propre souffle caressant insuffle l'être à ses mystères bucoliques, vigoureux, doux comme les yeux des marguerites, ou gonflés de douleur. Et de sa propre musique il crée la chair de nos vies. Si les oiseaux chantent, les nus ne sont pas loin. Même le dialogue des grenouilles est enchanteur". .
Nous sommes dans l'Amérique profonde, une sorte d'Arkansas rêvé, à la fois mythique et débonnaire, lyrique et trivial, où John Hawkes installe ses séquences successives dans le plus pur style des romans picaresques anglais du XVIIIe siècle. Mais ce n'est pas un homme truculent qui nous raconte sa vie, c'est un cheval, Guilledou, pur-sang perdu, ex-étalon, qui connut la gloire et les amours, la déchéance, la folie et la violence des hommes, le vertige des fuites et des batailles. Guilledou raconte tout, et dans le même ton que les hommes : il est splendide avec les grands éleveurs, beau quand les paysages s'y prêtent, en harmonie parfaite avec la langue de Hawkes, baroque dans les tourments, hâbleur avec les Irlandais, primesautier avec les jeunes filles, dangereux avec les zonards ; il pousse même la délicatesse romanesque jusqu'à changer de nom quand ses différents propriétaires le lui imposent, acceptant fort benoîtement de s'appeler - par exemple - Pétrarque ! A coup sûr l'une des grandes créations romanesques de John Hawkes, l'Autobiographie d'un cheval montre l'étonnante variété stylistique de l'auteur, sa science des sinuosités musicales, la virtuosité des "ralentis" narratifs, son côté blagueur irlandais, la sensualité du récit. Mais avant tout, ce qui court ici, que ce soit l'amble ou le galop, dans l'air frais du matin ou la poussière chaude du désert, c'est la tendresse et l'amour pour l'humaine, trop humaine condition d'un cheval libre et vieillissant.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.