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Autobiographie d'un cheval
Hawkes John
SEUIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782020200950
Nous sommes dans l'Amérique profonde, une sorte d'Arkansas rêvé, à la fois mythique et débonnaire, lyrique et trivial, où John Hawkes installe ses séquences successives dans le plus pur style des romans picaresques anglais du XVIIIe siècle. Mais ce n'est pas un homme truculent qui nous raconte sa vie, c'est un cheval, Guilledou, pur-sang perdu, ex-étalon, qui connut la gloire et les amours, la déchéance, la folie et la violence des hommes, le vertige des fuites et des batailles. Guilledou raconte tout, et dans le même ton que les hommes : il est splendide avec les grands éleveurs, beau quand les paysages s'y prêtent, en harmonie parfaite avec la langue de Hawkes, baroque dans les tourments, hâbleur avec les Irlandais, primesautier avec les jeunes filles, dangereux avec les zonards ; il pousse même la délicatesse romanesque jusqu'à changer de nom quand ses différents propriétaires le lui imposent, acceptant fort benoîtement de s'appeler - par exemple - Pétrarque ! A coup sûr l'une des grandes créations romanesques de John Hawkes, l'Autobiographie d'un cheval montre l'étonnante variété stylistique de l'auteur, sa science des sinuosités musicales, la virtuosité des "ralentis" narratifs, son côté blagueur irlandais, la sensualité du récit. Mais avant tout, ce qui court ici, que ce soit l'amble ou le galop, dans l'air frais du matin ou la poussière chaude du désert, c'est la tendresse et l'amour pour l'humaine, trop humaine condition d'un cheval libre et vieillissant.
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
La patte du scarabée. Mistletoe, "quelques centaines de maisons marron" et un terrible ennui à longueur d'année. Dix ans auparavant, au moment de la construction du barrage, Muige Lampson a été enterré vivant avec un tracteur à chenille sous une énorme coulée de boue. Depuis, désoeuvrés, démunis, les uns et les autres rôdent, mal dans leur peau : Luke, le frère du mort, qui vit avec la veuve et une Indienne mandan ; Camper, revenu au pays, avec sa femme et son enfant mordu par un serpent ; Harry Bohn, un ancien ouvrier du barrage ; le Finnois, handicapé ; Cap Leech, vaguement rebouteux... Le shérif Wade surveille chacun, et tient à l'écart un groupe de motards minables. Le grand art de John Hawkes, c'est qu'il semble aiguiser ses mots sur la pierre du paysage, les apprêtant pour un massacre larvé. Les gestes, minutieusement décrits, s'enchaînent comme une chorégraphie qui sonne l'appel au malheur. Les protagonistes du drame, partis sur le lac de retenue maudit pour une partie de pêche, sont obsédés par cette sépulture de ferraille, abcès de tout l'endroit. Quand ils aborderont la rive, la digue intérieure qui les engourdissait aura cédé. Un flot de pus de racisme et de violence va les submerger. Les thèmes principaux de l'oeuvre de Hawkes sont bien présents dans ce livre de 1951, noués par la même phrase : la littérature s'approvisionne aux fastes du malheur.
Le Photographe et ses modèles. Deux conceptions de l'art d'observer se répondent dans ce livre : celle de George Stubbs, célèbre peintre de chevaux de l'Angleterre du XVIIIe siècle dont le chef-d'oeuvre est le tableau représentant Whistiejacket, fameux pur-sang, et qui trône dans le salon de la famille Van Fleet ; et celle d'un photographe d'aujourd'hui, le narrateur du présent livre, Michaël, photographe de mode obsédé par les bouches et les fesses de ses modèles. Deux conceptions qui, partant de points de vue opposés, se rejoignent sur une position aussi trouble que cruelle. Pour Stubbs - dont le récit de la vie et des occupations sanglantes occupe la partie centrale du roman - la dissection était primordiale ; il fallait remonter de l'anatomie la plus effroyable pour parachever l'ordre pur de l'extérieur ; il fallait déchirer les chairs pour accomplir le plus beau des portraits. Pour Michaël, au contraire, la photographie est une investigation subtile qui part de l'apparence pour atteindre aux dérèglements intérieurs de chacun. Comme dans La Patte du scarabée, une mort accidentelle sert d'entrée en matière : celle de Harold Van Fleet, tué par une ruade de son cheval préféré, Marcabru. Michaël, aux prises avec Alex, la veuve de Harold, avec Virgie, sa fille, et Buse, la maîtresse imposée aux Van Fleet, cherche des indices par le truchement des "images" ; des photos de famille jusqu'aux photos pornographiques, des portraits aux fantasmes sexuels, du réalisme à l'imaginaire. La vie serait-elle une orange qu'on pèle ? Des riches couleurs extérieures aux sombres structures intérieures ? La photo permet-elle une dissection, une approche intériorisée, selon un cheminement - c'est le schéma même du roman - qui, partant de la photo de mode (le plus superficiel), nous emporterait aux limites de la mort (au plus intime des "modèles" de notre photographe) ? Sans doute. Et avec la pornographie comme avant-dernier indice.
En 1949, aux Etats-Unis, paraît un livre de John Hawkes : The Cannibal. C 'est son premier roman. John Hawkes a vingt-quatre ans. Il a situé son action dans une ville allemande qui paraît flotter dans un pays imaginaire où les mythes ont des allures de cauchemar et où les forces d'occupation ne sont représentées que par un unique motocycliste américain qui parcourt inlassablement la région. Nous sommes en 1945, mais il est fait référence, dans un long retour en arrière, à l'année 1914 et, plus brièvement, au siège de Paris en 1870. C'est dire que la mort, le saccage et l'autodestruction travaillent sourdement les personnages de cette ville pourrie et cannibale, livrée à tous les chaos de l'esprit. Dans une brillante succession d'instantanés soumis à une lumière crue, ou de plans cinématographiques courts où la vision est comme hypertrophiée (on a beaucoup parlé de surréalisme à propos du Cannibale), on suit la vie de Stella, ancienne chanteuse de boîte de nuit devenue propriétaire d'une pension de famille ; de Jutta aussi, sa soeur, maîtresse de Zizendorf, un fou qui se croit le fils du Kayser. Porté au pouvoir par un complot de "patriotes", après avoir assassiné le motocycliste, Zizendort restaurera l'indépendance allemande, réaffirmée par une proclamation illisible. La parabole est claire : folie, symboles et onirisme mènent l'Histoire, dont Hawkes dira plus tard qu'elle constitue " notre toile d'araignée transparente comme du verre ".
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs