Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une cité-jardin moderne. La Butte Rouge à Châtenay-Malabry
Guillerm Elise ; Cohen Jean-Louis ; Chemetov Paul
PARENTHESES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782863643761
Parés d'un rose qui fait leur unité, les immeubles de la cité-jardin de la Butte-Rouge à Châtenay-Malabry se découpent sur le paysage verdoyant de la forêt de Verrières. Habitations de petite hauteur, "demi-lune" monumentale, "gratte-ciel" local, écoles, église... sont subtilement disposés selon les courbes du relief, au gré de l'espace laissé libre par des arbres séculaires. Cet ensemble homogène érigé sur plusieurs décennies, très tôt labellisé "Patrimoine du XXe siècle", ne manque pas d'arguments pour revendiquer le statut de chef-d'oeuvre de l'architecture moderne. Projeté au début du XXe siècle, il peut aussi se targuer d'être un témoin précieux et encore intact du mouvement européen des cités-jardins, porté par l'idéal d'un logement social de qualité. Pour autant, faute d'une protection suffisante, l'ensemble de la Butte-Rouge est la cible de projets qui, menés à terme, anéantiraient toute sa cohérence architecturale et paysagère et, avec, sa vocation première. Banderoles, engagements ministériels, prises de parole de personnalités suffiront-ils à sauver ce patrimoine jusque-là soigneusement réhabilité ? La pression foncière en région parisienne en aura-t-elle au contraire raison ? Conçu comme un lieu de sauvegarde de l'histoire de la Butte-Rouge, ce livre monographique qui plaide en faveur d'une préservation fidèle du bâti, souligne avec acuité les limites de l'action publique contre les dégâts de la spéculation immobilière et la banalisation des héritages récents. A sa façon, il appelle à ce que les icônes du logement social et collectif soient considérées en France comme de dignes empreintes de notre histoire architecturale, à défendre et à vivre.
Ce cahier explore l'évolution des politiques de transport et de mobilité dans la métropole rouennaise des années 1950 à nos jours. Sous la forme d'un récit historique, il donne à voir des inflexions importantes dans l'action métropolitaine : le passage d'un référentiel automobile à un référentiel multimodal, d'outils axés sur l'offre à des stratégies de gestion de la demande, d'objectifs de facilitation à des enjeux de régulation. Si cette histoire ressemble à celle d'autres métropoles, l'enquête souligne les spécificités de Rouen comme la singularité des rapports rive droite-rive gauche doublant les logiques centre-périphérie. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme "Métropoles".
Les archives départementales sont les dépositaires des fonds anciens utiles aux généalogistes : état civil, registres paroissiaux, recensements, documents notariés, etc. On peut en explorer certains par Internet, d'autres exclusivement sur place. Comment s'y retrouver ? Comment chercher au mieux ? Tous les conseils d'un généalogiste chevronné sont livrés ici pour les deux cas.
Architecte emblématique des Trente Glorieuses, Jean Dubuisson a oeuvré pendant sa longue carrière à renouveler la pratique du dessin et de la construction, à la recherche de la modernité qui caractérisait son époque. Au milieu du 20e siècle, l'architecte propose un habitat lumineux, raffiné et ergonomique. L'attention particulière qu'il dédie au décor et au paysage ennoblit ses façades légères, par la création d'un vocabulaire moderne sinon moderniste. Or, le temps de Dubuisson est aussi celui des contestations et de la remise en question des grands ensembles. Toujours soumis au péril de la démolition ou d'une réinvention peu respectueuse, les bâtiments de l'architecte, tout à la fois fragiles et monumentaux, illustrent les évolutions complexes de la pensée architecturale et du logement dans les décennies que ses dessins ont traversé. Le présent volume met donc en perspective la trajectoire de l'architecte, sans négliger les conditions sociales, économiques et esthétiques qui l'ont soutenue. Au moyen d'archives souvent inédites, de photographies anciennes ou contemporaines, le lecteur peut découvrir ou redécouvrir un protagoniste incontournable de l'architecture, du design, de l'urbanisme et du paysage du 20e siècle, et forger son propre regard sur un héritage singulier, dont la modernité surprend encore.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.