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Le paysage est une traversée
Tiberghien Gilles A
PARENTHESES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782863644126
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Publié une première fois en 1996 de façon très confidentielle, Land Art Travelling est composé d'extraits des carnets que l'auteur a tenus lors de ses pérégrinations aux Etats-Unis et en Europe, en 1991 et 1994, à la rencontre des chefs-d'oeuvre de Michael Heizer, Robert Smithson, James Turrell, Nancy Holt, Charles Ross ou Walter De Maria, sur les sites difficilement accessibles où ces artistes les ont implantés au cours des années 1970. De nombreux inserts (citations littéraires, philosophiques, poétiques, filmiques, nombreuses photographies prises sur les lieux...) ponctuent le fil des notes, mêlant à la relation factuelle de la recherche des oeuvres et des rencontres avec les artistes, une réflexion sur la complexité d'écrire sur l'art, les formes imprévisibles de l'expérience esthétique, les attentes déçues, l'importance de la quête..., tous ces miroitements et rebonds permettant d'approcher "de biais" la complexité d'une pratique pas toujours bien comprise, et les insolubles questions d'exposition et de conservation qu'elle pose. Pour finir, dans une troisième partie, l'auteur évoque, à nouveau sous la forme d'un journal, la façon dont la notion de Land Art s'est progressivement imposée en France dans les deux dernières décennies.
Gilles A. Tiberghien enseigne l'esthétique à l'université de Paris 1 Panthéon. Il a publié, entre autres: Land Art (1993); Patrick Tosani (1997); Nature, art, paysage, (2001), Amitier (2002); Notes sur la Nature, la cabane et quelques autres choses (2005); Courts- circuits (2009); Dans La Vallée (avec Gilles Clément, 2009); Le Principe de l'axolotl & suppléments (2011); Pour une République des rêves (2011).
Ce fut leur immobilité qui me fit pencher vers eux, fasciné la première fois que je les vis. Il me sembla comprendre obscurément leur volonté secrète : abolir l'espace et le temps par une immobilité pleine d'indifférence ", écrivait Julio Cortazar dans les Armes secrètes. C'est cette volonté qui semble guider le voyageur contemporain et qui le pousse à rechercher cet état de supension active qui permette d'être ici et maintenant, là comme ailleurs. Plus que d'une volonté, on peut parler d'un principe : le principe de l'axolotl, du nom de ce remarquable animal, élevé au rang de mythe dans son pays d'origine, le Mexique. Cette réflexion sur l'objet réel du voyage a trouvé un prolongement dans le projet Faros d'Ulf Rollof au cours duquel l'artiste suédois a élaboré un dispositif - un piège pour tenter l'amorce d'un dialogue avec l'axolotl à travers des installations et des objets mécanisés, mettant en scène de façon théâtrale une tension nature culture.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Les villes européennes, souvent installées le long de fleuves ou sur des rivages maritimes, s'inquiètent de leur vulnérabilité aux inondations, un risque accru aujourd'hui par les dérèglements climatiques, la pression démographique et la compétitivité urbaine. La mise en valeur récréative et environnementale de ces rives par des projets urbains, en cherchant à mieux articuler la ville avec la présence de l'eau, entraîne des débats sur l'acceptabilité de ces aménagements potentiellement inondables. Entre prise en compte du risque et attractivité, de nouvelles stratégies innovantes voient le jour qui, tout en renforçant les techniques de prévention traditionnelles, proposent des dispositifs urbains et des modes de vie mieux adaptés à la présence de l'eau sur le territoire. Les exemples étudiés dans cet ouvrage, que ce soit à Rotterdam ou Dordrecht aux Pays-Bas, Hambourg ou Mayence en Allemagne, Dunkerque, Lyon, Marseille ou Toulouse en France, tout comme le regard de certains experts sur des cas plus lointains, témoignent de cette ambivalence. Ils montrent une forte capacité d'innovation de la part de ces villes pour gérer les ressources liées à l'eau, optimiser des stratégies fonctionnelles et temporelles d'aménagement du territoire, imaginer des dispositifs architecturaux et techniques résistants à l'eau, et mettre en valeur ces nouveaux paysages.