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Land Art Travelling
Tiberghien Gilles A.
FAGE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782849754917
Publié une première fois en 1996 de façon très confidentielle, Land Art Travelling est composé d'extraits des carnets que l'auteur a tenus lors de ses pérégrinations aux Etats-Unis et en Europe, en 1991 et 1994, à la rencontre des chefs-d'oeuvre de Michael Heizer, Robert Smithson, James Turrell, Nancy Holt, Charles Ross ou Walter De Maria, sur les sites difficilement accessibles où ces artistes les ont implantés au cours des années 1970. De nombreux inserts (citations littéraires, philosophiques, poétiques, filmiques, nombreuses photographies prises sur les lieux...) ponctuent le fil des notes, mêlant à la relation factuelle de la recherche des oeuvres et des rencontres avec les artistes, une réflexion sur la complexité d'écrire sur l'art, les formes imprévisibles de l'expérience esthétique, les attentes déçues, l'importance de la quête..., tous ces miroitements et rebonds permettant d'approcher "de biais" la complexité d'une pratique pas toujours bien comprise, et les insolubles questions d'exposition et de conservation qu'elle pose. Pour finir, dans une troisième partie, l'auteur évoque, à nouveau sous la forme d'un journal, la façon dont la notion de Land Art s'est progressivement imposée en France dans les deux dernières décennies.
Les études ici rassemblées traitent du romantisme allemand, de Bergson, de la phénoménologie sartrienne, de la réception d'Emerson en France et de Dewey en Italie, enfin de la notion de dégoût chez Spinoza. Malgré leurs formes disparates, ces textes ont en commun une façon de lire les philosophes et d'écrire sur eux en déjouant les conventions d'un discours figé. Il y a dans la notion de court-circuit l'idée de passer outre certains intermédiaires qui l'apparente à celle de raccourci. Si court-circuiter quelqu'un dans le langage ordinaire signifie tout simplement l'évincer dans un processus de décision, le terme, ici, fait plutôt référence à la figure de l'ellipse. Ce titre évoque une forme d'écriture plus rapide en surface mais peut-être pas moins susceptible de jeter sur les thématiques et tes auteurs cités un éclairage différent. Le court-circuit indique aussi une différence de potentiel entre deux points mis en relation, soit deux ou plusieurs types de pensées, de traditions, de styles. Des trouvailles, des éclairages obliques, des détails qui engagent un mouvement plus profond. Biographie: Gilles A. Tiberghien est philosophe, il enseigne l'esthétique à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a publié entre autres, Land art, éditions Carré, 1993, Nature, Art, Paysage, Actes Sud/ENSP, 2001, Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses, Le Félin, 2005, Emmanuel Hocquard, Seghers, 2006, Finis terrae, Bayard, 2007 et Amitier, Le Félin, "Poche", 2008.
Nous passons et sommes ça & là. Cà & là il y a du paysage. Du moins nous semble-t-il. Parce que nous n'y pensons pas à chaque instant. Se pourrait-il qu'il y ait autre chose que du paysage entre çà & là. Du vide, du blanc ? A voir... & : esperluette. L'idéal serait que nous puissions nous servir de notre esperluette pour battre, sinon la campagne, du moins le paysage tout entier. Les poussières qui s'en détacheraient seraient probablement de ce que l'on trouve entre çà et là, encore du paysage.
Résumé : Dans ce livre, l'auteur s'intéresse à la façon dont l'imagination travaille l'activité cartographique non seulement à ses débuts mais aujourd'hui encore où, grâce à des instruments perfectionnés, les cartes ont acquis un statut scientifique indéniable. C'est dans l'irréductible écart entre les cartes et le monde que s'exerce l'imaginaire de ceux qui les fabriquent comme de ceux qui les consultent. Si bien que les Atlas, aussi exhaustifs soient-ils, demeurent pour nous des machines à rêver et ne laissent personne indifférent. Et moins que quiconque les voyageurs et les artistes qui nous ont souvent révélé certaines dimensions inaperçues des cartes.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.
Résumé : Saisir le spectateur : tel est le projet commun à Tintoret et Francis Bacon. Ceci non pas pour nous faire participer à quelque réflexion, mais afin de nous impliquer dans la soudaineté d'un dévoilement : celui du mystère de la chrétienté pour un peintre vénitien du XVI` siècle, celui du sens caché de la réalité quotidienne pour le peintre moderne. Jusqu'où est-il possible de transgresser les lois de l'équilibre ? A quel moment le sens d'un portrait se condense-t-il avant de s'évanouir dans l'abstraction ? A quel instant précis le geste miraculeux dévoile-t-il le surnaturel aux yeux d'une assemblée saisie de stupeur ? L'examen de ces questions conduit à la notion de singularité. Singularité, bifurcation, déchirement, cassure : il est un moment fatidique où un système, poussé dans ses retranchements, renonce à sa course et adopte soudainement un comportement imprévisible. Bacon, dans ses toiles, mais aussi dans sa vie tumultueuse et scandaleuse, a aimé côtoyer cette lisière où le sens bascule, qu'à d'autres fins Tintoret avait explorée avant lui, et qu'a sondée le mathématicien français René Thom dans sa fameuse " théorie des catastrophes ".
O Mort, où est ton aiguillon, Enfer, où est ta victoire ? " (Saint Paul 15 : 55). "C'est pour répondre à cette question de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens que l'Eglise catholique, au fil des siècles, a mis en place son rite mortuaire."