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Bastides et jardins de Provence
Fustier-Dautier Nerte
PARENTHESES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782863641927
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : La principale fonction de l'homme dans l'entreprise et dans la société est de communiquer : expliquer, écouter, se faire comprendre, négocier, convaincre, être convaincu... De même, la principale fonction du manager est de savoir entendre et fabriquer des messages. Aussi la confection des messages ne doit-elle pas être laissée au hasard d'aptitudes plus ou moins spontanées : il y a tout un art de se faire comprendre qui demande réflexion et entraînement. Dans cette 2e édition, allégée et simplifiée, l'auteur a privilégié 30 exercices regroupés autour de quatre thèmes : les autres, le message, les situations professionnelles de communication, la vérité et l'erreur. Les exercices proposés, à faire en groupe, permettront de découvrir les principes et d'acquérir les réflexes de la communication efficace.
Ce travail tente d'expliquer une étrangeté de la vie musicale française, sous le règne de Louis XV. La vielle à roue, qui était essentiellement un instrument mouliné par des mendiants au coin des rues (la lira mendicorum), est l'objet d'un puissant engouement qui envahit l'aristocratie parisienne, et jusqu'à la famille royale, entre 1725 et 1765, avec plus de deux cents ?uvres publiées à Paris. Nous cherchons à comprendre le pourquoi et le comment de cette mode subite et éphémère. Nous défendons l'idée que la vielle est un instrument mis au service du mythe de l'Arcadie qui est très actif en cette période baroque, l'instrument pouvant symboliser la figure de ce villageois idéalisé, personnage central du mythe au XVIIIe siècle. Pour devenir lyre d'Apollon, il faudra que la vielle soit l'objet d'une transformation concernant sa lutherie, ses techniques de jeu, son répertoire. Il s'agit en effet de décontaminer la vielle de ce qui évoque son passé mendiant mais aussi de promouvoir une ruralité idéalisée qui en ferait un instrument susceptible de tenir sa place dans le panthéon des instruments "nobles" qui vont intéresser les aristocrates. Mais pour quel répertoire? Peut-on dire que la vielle convient à tous les répertoires savants ou n'est-elle concernée que par le seul répertoire champêtre, qu'il faut alors comprendre comme une expression musicale d'origine rustique ou populaire, mais totalement transfigurée par le travail de la "baroquisation"?
Résumé : Cet ouvrage analyse l'identité de l'éducateur spécialisé à travers l'étude des enracinements idéologiques de la profession, des conflits qui se développent dans l'institution de rééducation, de l'angoisse que provoque la rencontre avec l'Autre-enfant inadapté. C'est dans la pratique quotidienne que se dévoilent les différentes options possibles : prise en compte d'une identité de substitut familial, technicisation de la relation, projet sur l'enfant que menace la chute dans l'imaginaire.
Les problématiques d'équipes sont au coeur des pratiques professionnelles dans les domaines de l'éducation spécialisée, de l'exclusion sociale et de la psychiatrie. Cet ouvrage, qui regroupe les principaux travaux de Paul Fustier sur ce thème, est organisé en trois axes : la question de l'origine ou de la fondation de l'institution qui entraîne une interrogation sur les différentes modalités de direction ; la question de la fabrication en équipe d'une représentation inconsciente des personnes prises en charge ; la question du traitement de l'écart qui existe entre une équipe de professionnels et chacun de ses membres, écart entre positions individuelles et culture d'équipe, entre ce qui surgit de l'intime et ce qui relève du collectif. Un long chapitre à forme conclusive propose objectifs et repères méthodologiques aux psychologues et psychiatres dont la tâche est d'aider les équipes dans leur travail auprès des personnes prises en charge. Un ouvrage passionnant pour analyser et réduire les dysfonctionnements institutionnels, sources de conflits pour les soignants et les éducateurs et de souffrances pour les usagers.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Résumé : Observons au fil des saisons ce petit jardin clos de Bourgogne, cet écosystème miniature où interagissent arbres, plantes, fleurs, insectes, oiseaux, batraciens... De ses voyages, l'auteur a ramené des graines qu'il mêle aux plantations vieilles de près d'un siècle et soigne patiemment. Le voyageur, ici immobile, scrute, dessine sur le vif et, en entomologiste, botaniste, zoologue ou jardinier, commente avec précision et humour toutes ces beautés simples et fragiles. Un journal aquarellé, personnel et sensible, véritable hommage aux jardins.
Du jardin contemplatif de Ryoan-ji au Japon à l'aride jardin du désert de Karoo en Afrique du Sud, du jardin classique du palais de Peterhof en Russie à l'exubérant jardin de Monet à Giverny, les jardins prennent des formes surprenantes ou intimes, spectaculaires ou discrètes, mais toujours éblouissantes et magiques. Chacun d'eux révèle une histoire singulière, témoigne d'un savoir- faire ancestral ou d'une prouesse et permet plus largement la découverte d'une civilisation, d'un milieu naturel et d'une flore locale. Dans ce périple autour du monde, laissez-vous charmer par l'art infini des jardins.
Livre technique sur la construction et l'aménagement de serres pour la culture (fruits et légumes, plantes ornementales). Choix de la serre, aménagement intérieur et choix des espèces et cultivars y sont détaillés, avec les calendriers de plantation
Partir à la découverte des châteaux du Val-de-Loire est l'une des plus belles expériences de voyage que la France puisse offrir à ses visiteurs. Leur architecture exceptionnelle est indissociable des jardins et paysages sublimes qui leur servent d'écrin. Allant de jardins Renaissance en jardins à la française, de potagers en vergers, de massifs fleuris en parcs arborés, le photographe Hervé Lenain nous fait redécouvrir ces lieux magiques où le temps semble s'être arrêté, mais qui ne cessent, pourtant, de se réinventer. Barbara de Nicolaÿ, qui en a écrit le texte, nous guide dans la visite.