Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L’adieu aux ordres. Les sécularisations des religieuses au moment de la Réforme
Guillemard Elena
SCHWABE
58,00 €
Épuisé
EAN :9783796551666
Au XVIe siècle, à la suite des remises en question protestantes de la vie monastique. des religieuses se retrouvent hors du couvent en France. en Suisse et en Angleterre. Certains itinéraires de vie montrent la difficulté de la nécessaire adaptation au monde qui s'ensuit. En effet. la marge de manoeuvre des anciennes religieuses est souvent restreinte : d'un côté. des femmes de la grande noblesse, telle Charlotte de Bourbon, sortent du couvent pour retrouver leur position sociale ; de l'autre, des femmes issues de familles aux origines sociales variées affrontent le retour au siècle sans soutien. Que deviennent ces femmes ? Quelles formes prend leur sécularisation ? Contrairement à une idée reçue, le mariage, encouragé par les protestants, n'est pas la première option retenue par ces femmes en rupture de cloître. Les anciennes religieuses doivent alors réinventer leur itinéraire de vie, dans des contextes souvent ardus.
Cet ouvrage a pour ambition d'éclairer les enjeux du devenir de la protection sociale. Il dresse un état des connaissances sur les évolutions complexes des politiques sociales françaises au cours des deux dernières décennies dans différents domaines et s'efforce d'en dégager les grandes tendances pour les interpréter. Ces interprétations ne sont d'ailleurs pas homogènes, les auteurs appartenant à des courants de pensée différents, ce qui fait la richesse de cet ouvrage. La question est complexe et les enjeux, importants: les systèmes de protection sociale incarnent les principes de solidarité et d'interdépendance au fondement du lien social dans toute société. Ces contributions divergentes sont donc autant de lectures aidant à comprendre les reconfigurations qui affectent aujourd'hui le système français de protection sociale, et elles intégrent des éléments comparatifs européens. Biographie de l'auteur Ouvrage publié sous la direction d'Anne-Marie GUILLEMARD, professeur à l'Université de Paris Descartes, membre de l'Institut universitaire de France et du Centre d'étude des mouvements sociaux - CNRS/EHESS.
La crise qui frappe les politiques de la vieillesse ne serait-elle pas principalement une crise du sens de la vieillesse, du modèle culturel de l'organisation des âges.
L'emploi des seniors n'a fait irruption sur l'agenda politique français que depuis la réforme des retraites de 2003. Le vieillissement démographique, associé à l'arrivée prochaine à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, risque de peser lourdement à terme sur les comptes sociaux. Mais la question ne se pose pas seulement en termes financiers. Il s'agit d'un problème majeur de société, celui de la répartition des temps de travail et d'inactivité au cours d'une vie. Paradoxalement, les progrès notables qui conduisent à une vie plus longue et en bonne santé s'accompagnent d'un considérable raccourcissement de la durée de la vie de travail. Il n'y a plus qu'une seule génération d'âge médian au travail dans nombre de pays européens. En France, par exemple, un peu plus d'un tiers seulement des 55-64 ans travaillent encore. Pour l'Union européenne, l'objectif d'ici 2010 est double : un taux d'emploi moyen de 50 % pour les 55-64 ans et un relèvement d'environ 5 ans de l'âge de la retraite. Deux pays en Europe, la Finlande et les Pays-Bas, ont déjà réussi à engager ce qui apparaît comme une véritable révolution culturelle et à mettre fin aux mesures d'âge qui enclenchent inexorablement des discriminations par l'âge dans l'emploi. Ils ont mis en œuvre une gestion de la diversité des âges qui s'attache à gérer la dynamique des parcours professionnels dans une perspective de cycle de vie. L'objectif de ce dossier est, d'une part, de dresser un état des lieux des analyses sur l'emploi des seniors et, d'autre part, de montrer en quoi l'évolution des comportements des entreprises, des individus et des pouvoirs publics implique de sortir d'une vision statique et segmentée sur l'âge. Un tel changement nécessite en effet de ne pas se limiter à une approche ciblée sur les seniors, mais d'abolir les frontières d'âge afin de considérer les individus dans la dynamique de leur évolution au cours de la vie professionnelle.
A l'aide d'une considérable documentation inédite - comptes et lettres communes -, pour l'essentiel conservée aux Archives vaticanes, la présente étude décortique l'action politique du pape Clément VII (1378-1394) dans les premières années de la crise majeure qu'est le grand Schisme d'Occident. L'Eglise déchirée se trouve placée devant une situation inédite et singulièrement dangereuse pour elle. Qui est le véritable pape ? Est-ce Urbain VI (Barthélémy Prignano), élu dans des circonstances troubles alors que la foule romaine presse les cardinaux d'élire un prélat italienA ? Est-ce Clément VII (Robert de Genève), choisi en septembre alors que la rupture est consommée entre le sacré collège et son premier favori ? Le problème est le même pour chacun des papesA : comment s'assurer de la bienveillance des princes alors que la reconnaissance de leur légitimité en dépend désormaisA ? En usant des techniques de la " nouvelle histoire politique ", notamment de la prosopographie, l'étude des carrières, l'ouvrage offre une analyse pointue des décisions pontificales qui permet la compréhension des voies et des moyens diplomatiques que choisissent les papes rivaux pour obtenir l'appui des cours royales et princières, moyens parmi lesquels l'attribution des grâces et des bénéfices ecclésiastiques est assurément centrale. Le livre dévoile ainsi les stratégies mises en branle et les pratiques diplomatiques et politiques des papes et des rois à l'aube de la modernité.
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
L'objet de cet ouvrage est d'expliquer le processus de formation de vastes domaines agricoles attestés dans la documentation papyrologique au IIIe siècle ap. J. -C. dans le nome arsinoïte (Moyenne Egypte). Ces domaines appartenaient à des familles de notables entretenant des liens étroits avec le chef-lieu du nome, mais aussi avec Alexandrie. Le fonctionnement de tels domaines est connu par l'existence d'un important lot de papyrus regroupé sous l'appellation d'archives d'Heroninos, du nom de l'intendant qui gérait cet ensemble dans la partie sud-ouest du nome. Ces documents ne nous fournissent toutefois pas beaucoup de renseignements sur la manière dont les domaines agricoles se sont constitués. La présente étude repose sur la documentation disponible une ou deux générations plus tôt dans le village de Philadelphie, dans la partie nord-est du nome des sources documentaires, elle s'adresse aussi bien aux historiens qu'aux philologues.
Johannes Fabricius Montanus (1527-1566) fut enseignant et pasteur, sous la direction d'Heinrich Bullinger, à Zurich puis à Coire. S'il ne fait pas partie des grandes figures du monde intellectuel de son temps, sa vie et ses écrits donnent néanmoins une image fidèle de l'humanisme protestant, dont ils reflètent les aspirations spirituelles, intellectuelles et artistiques. Son oeuvre, d'une variété exceptionnelle, est précieuse aussi bien pour l'histoire de l'humanisme suisse et européen que pour celle de Zurich et de Coire. La première partie de l'ouvrage présente la vie et l'oeuvre de Montanus. La seconde partie est consacrée à son oeuvre poétique latine, qu'elle situe dans le contexte littéraire des humanistes. Cette présentation est illustrée par l'édition, la traduction et le commentaire de toute la production poétique de Montanus. Le texte de chaque pièce est précédé d'une introduction, et accompagné d'un apparat critique et d'un apparat des sources.