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Problèmes politiques et sociaux N° 924, Mai 2006 : De l'emploi des seniors à la gestion des âges
Guillemard Anne-Marie ; Jolivet Annie
DOC FRANCAISE
9,20 €
Épuisé
EAN :3303332109241
L'emploi des seniors n'a fait irruption sur l'agenda politique français que depuis la réforme des retraites de 2003. Le vieillissement démographique, associé à l'arrivée prochaine à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, risque de peser lourdement à terme sur les comptes sociaux. Mais la question ne se pose pas seulement en termes financiers. Il s'agit d'un problème majeur de société, celui de la répartition des temps de travail et d'inactivité au cours d'une vie. Paradoxalement, les progrès notables qui conduisent à une vie plus longue et en bonne santé s'accompagnent d'un considérable raccourcissement de la durée de la vie de travail. Il n'y a plus qu'une seule génération d'âge médian au travail dans nombre de pays européens. En France, par exemple, un peu plus d'un tiers seulement des 55-64 ans travaillent encore. Pour l'Union européenne, l'objectif d'ici 2010 est double : un taux d'emploi moyen de 50 % pour les 55-64 ans et un relèvement d'environ 5 ans de l'âge de la retraite. Deux pays en Europe, la Finlande et les Pays-Bas, ont déjà réussi à engager ce qui apparaît comme une véritable révolution culturelle et à mettre fin aux mesures d'âge qui enclenchent inexorablement des discriminations par l'âge dans l'emploi. Ils ont mis en œuvre une gestion de la diversité des âges qui s'attache à gérer la dynamique des parcours professionnels dans une perspective de cycle de vie. L'objectif de ce dossier est, d'une part, de dresser un état des lieux des analyses sur l'emploi des seniors et, d'autre part, de montrer en quoi l'évolution des comportements des entreprises, des individus et des pouvoirs publics implique de sortir d'une vision statique et segmentée sur l'âge. Un tel changement nécessite en effet de ne pas se limiter à une approche ciblée sur les seniors, mais d'abolir les frontières d'âge afin de considérer les individus dans la dynamique de leur évolution au cours de la vie professionnelle.
La maladie d?Alzheimer est une maladie à la mode. Passé 75 ans, il est entendu qu?une personne âgée sur 4 est nécessairement atteinte de démence sénile, ce qui ne laisse pas d?inquiéter, étant donné le vieillissement de la population. Paradoxalement cela tranquillise aussi beaucoup de familles, désormais complètement désemparées devant les problèmes de dépendance de leurs aînés: le diagnostic ouvre la porte d?une prise en charge médicale et institutionnelle, coûteuse mais pourvoyeuse d?activités. Par ailleurs, il plus facile de mettre en place une politique en s?appuyant sur les laboratoires et les maisons de retraite que sur un appel à recréer les conditions sociales pour renouer le lien intergénérationnel. Alzheimer existe, certes et massivement. Mais il ne manque pas non plus d?être méthodiquement organisé, voire construit par une société qui n?accepte plus le vrai vieillissement. Cet ouvrage livre la première étude sérieuse de la construction sociale d?Alzheimer.
La crise qui frappe les politiques de la vieillesse ne serait-elle pas principalement une crise du sens de la vieillesse, du modèle culturel de l'organisation des âges.
Arbuz Georges ; Reguer Daniel ; Guillemard Anne-Ma
Résumé : Cet ouvrage est l'aboutissement d'une recherche destinée à saisir le profil, l'histoire de vie et les attentes actuelles des personnes âgées de plus de 60 ans, nées en particulier entre 1930 et 1950, à savoir comment elles sont préparées et vivent leurs années de vieillesse, ce qui est important pour elles, quels sont leurs souhaits, les questions qu'elles se posent. Considérant les aînés comme des sujets qui ont une expérience, des connaissances à transmettre aux générations qui les suivent, l'étude s'est intéressée à l'expérience existentielle des membres d'un groupe de la population dont le nombre s'accroît chaque année, a cherché à mieux comprendre la façon dont ils font face aux transitions et aux ruptures du dernier tiers de l'existence. Quatre cent cinquante personnes issues de différentes régions de France y ont participé selon différentes modalités : rencontres individuelles ou en couple, à domicile, en maison de retraite, en foyer logement, à l'hôpital, dans des universités du temps libre, participation à une session de réflexion intitulée "Etre sujet acteur de sa vie au Grand Age", puis "Parcours de vie" d'une durée de six jours répartis sur trois mois, inscription à un ou plusieurs ateliers de trois jours sur des thèmes tels que l'organisation de sa vie après la retraite", "spiritualité et avancée en âge", "maladie et vieillissement". L'enseignement retiré de ce travail est que, quels que soient les progrès réalisés par les sciences dans la compréhension des phénomènes du vieillissement, des aspects essentiels de celui-ci sont hors de leur portée. L'expérience qu'ont les aînés de leur avancée en âge, la leçon qu'ils en retirent, se situent hors du domaine des sciences, tout en ayant des relations avec elles. Par rapport à des questions telles que la manière de conduire sa vie, le sens de l'existence, le face-à-face avec la finitude, les liens à maintenir entre les générations, seuls les individus, membres d'une société, sont à même de trouver les réponses qui peuvent les satisfaire et intéresser l'ensemble de la société.
Laroque Pierre ; Guillemard Anne-Marie ; Ruellan R
Le rapport Laroque représente un tournant dans les orientations de la politique en direction des personnes âgées. Il nous a donc paru indispensable de rééditer ce rapport que les acteurs du secteur social et médico-social connaissent mais que peu ont lu. Nous avons, en outre, ajouté à cet ouvrage le rapport d'information, publié en juillet 1961 (aujourd'hui introuvable), "sur la prolongation du temps moyen de la vie face aux problèmes de l'emploi et de la retraite" par J.-R. Debray.