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Fichte lecteur de Machiavel. Un nouveau Prince contre l'occupation napoléonienne
Radrizzani Ives
SCHWABE
52,00 €
Épuisé
EAN :9783796521690
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
Résumé : Pour plusieurs générations, Fichte a servi d'épouvantail idéaliste, produit extrême du dérèglement de la faculté spéculative, figure emblématique de l'orgueil humain dans sa tentative prométhéenne de tirer de la cuisse de son Moi nature, société et même Dieu. L'histoire de la réception de la philosophie fichtéenne en France se résume pour l'essentiel à la répétition d'une grossière erreur d'interprétation, propagée par les adversaires de l'entreprise transcendantale (Jacobi, Reinhold, Hegel), importe en France par Degérando et imposée par Victor Cousin. Par-delà la non-rencontre historique, les articles réunis dans ce volume tentent d'amorcer une rencontre d'ordre systématique. Dégagée des erreurs qui en viciaient fondamentalement la compréhension, la philosophie fichtéenne n'apparaît plus si " étrange " et " étrangère ". La confrontation avec d'illustres représentants de divers courants de la tradition française (Descartes, Rousseau, Maine de Biran, Lequier, Proudhon, Bergson, Sartre, Levinas) permet de mettre en évidence de multiples points de convergence, fait entrevoir la possibilité d'enrichissements réciproques et esquisse des pistes à exploiter pour affronter les problèmes du monde contemporain. Ce premier tome, destiné à poser des jalons pour une approche renouvelée de la subtile relation entre Fichte et la philosophie française, sera complété par un second tome (à paraître en 1998) consacré à l'image de la France et des Français chez Fichte, et par un troisième tome (à l'étude), consacré à l'image de Fichte dans la littérature et la philosophie françaises.
Radrizzani Ives ; Anfray Jean-Pascal ; Andrault Ra
Ce numéro est consacré à la philosophie de Salomon Maimon (1753-1800) qui fut tout à la fois l'un des plus originaux parmi les philosophes postkantiens et l'un des plus difficiles. Si la pensée de Maimon n'a pas toujours été l'objet de l'intérêt qu'elle mérite, les études qui lui sont consacrées connaissent un renouveau depuis quelques années et c'est dans cette perspective que s'inscrit ce dossier coordonné par Ives Radrizzani. Les articles qui le composent s'intéressent aux rapports de Maimon aux autres philosophes, notamment à Kant, et à deux notions centrales de sa pensée – le principe de déterminabilité et le concept de différentiel. La philosophie postkantienne est bien représentée dans ce numéro, avec un article de Jean-Baptiste Vuillerod sur l'ambivalence de l'idéal grec chez Hegel. Une chronique de philosophie morale et politique, coordonnée par Caroline Guibet Lafaye et Fabien Ferri clôt ce premier numéro de l'année 2021.
Le livre a été écrit en 1949, après que Jahnn fut revenu de son second exil... La botte nazie semble avoir écrasé les dernières espérances ou les dernières illusions que Jahnn pouvait avoir sur le salut de l'humanité. Jahnn largue les amarres de la tradition littéraire maritime : toutes les péripéties du récit - l'exploration de ce navire labyrinthique, la tempête, la disparition d'Ellena, la mutinerie de l'équipage qui fantasme sur la nature de la cargaison, le naufrage final - ne sont plus que les points d'ancrage bien fragiles d'une immense construction symbolique, d'une interrogation furieuse, féroce sur l'existence.
Petit manuel de non-philosophie à l'usage des philosophes et des non-philosophes, la Lettre à Fichte constitue un document phare pour la genèse du nihilisme européen. Ecrite en 1799 dans un contexte polémique, au plus fort de la Querelle dite de l'athéisme, elle est un ouvrage de guerre contre toute la philosophie occidentale, accusée d'être tendanciellement orientée vers le nihilisme. Selon Jacobi, les philosophes ont privé le monde de son épaisseur. Mystificateurs de génie, ils ont, par abstraction et réflexion, vidé la vie de sa vie, et nous présentent en triomphant une dépouille inerte qui n'est que le reflet creux de leur ego surdimensionné. La Lettre sur le nihilisme est accompagnée de textes de Jacobi, de Fichte et de Reinhold, ainsi que d'un dossier comprenant un choix représentatif de documents relatifs à cette Lettre.
Ce qui paraît comme une tension irréconciliable s'avère constamment présent dans la dynamique biblique et dans la conception de l'évangélisation selon le mouvement oecuménique : dialogue et mission vont nécessairement de pair, en vertu de la conception anthropologique de la foi chrétienne combinant la volonté libre à l'exercice de la raison. Cela s'expérimente notamment à l'épreuve du dialogue islamo-chrétien au service de la paix : l'annonce de l'Evangile est indissociable d'un dialogue interreligieux respectueux et réaliste.
La tapisserie datant du gothique tardif acquise par le Musée du Louvre en 2010 peut être attribuée à Charles VII si l'on en croit les symboles qui y figurent : soleil et fleurs de lys, emblèmes de la royauté française. Il est très probable qu'il faille situer sa production en Flandre autour de 1453-1461 en raison des événements historiques de l'époque. Les comparaisons de style avec l'enluminure et la peinture contemporaine suggèrent que sa conception a pu voir le jour dans le cercle des artistes qui gravitaient autour de Jean Fouquet, lequel est l'auteur d'un portrait important de Charles VII, également conservé au Louvre.
Le présent ouvrage s'attache à appréhender la multiplicité et l'apparente redondance de sens des principales prépositions égyptiennes, en considérant ceux-ci selon les environnements où les prépositions sont employées. Après un survol préalable des divers contextes d'emploi des prépositions égyptiennes, le coeur du travail se concentre sur l'emploi sémantiquement le plus complexe, lorsque le groupe prépositionnel est en dépendance verbale. L'étude est basée sur un corpus constitué des textes de la pratique de l'Ancien et du Moyen Empire et des autobiographies de l'Ancien Empire, et complétée par de nombreuses références aux textes des Sarcophages et aux textes littéraires. Neuf verbes représentatifs sont étudiés systématiquement dans leur combinaison avec les prépositions égyptiennes sémantiquement les plus complexes, m, r, n et Hr. L'étude aboutit à montrer comment le sens de la préposition est spécifié quand elle est combinée avec le verbe, selon des principes réguliers. Le système prépositionnel égyptien apparaît ainsi tout à la fois souple et précis dans les nuances qu'il permet d'exprimer. L'ouvrage s'adresse ainsi non seulement à qui s'intéresse aux prépositions d'un point de vue grammatical, mais fournit également une aide précieuse en ce qui concerne les questions philologiques rencontrées dans la traduction.
A l'aide d'une considérable documentation inédite - comptes et lettres communes -, pour l'essentiel conservée aux Archives vaticanes, la présente étude décortique l'action politique du pape Clément VII (1378-1394) dans les premières années de la crise majeure qu'est le grand Schisme d'Occident. L'Eglise déchirée se trouve placée devant une situation inédite et singulièrement dangereuse pour elle. Qui est le véritable pape ? Est-ce Urbain VI (Barthélémy Prignano), élu dans des circonstances troubles alors que la foule romaine presse les cardinaux d'élire un prélat italienA ? Est-ce Clément VII (Robert de Genève), choisi en septembre alors que la rupture est consommée entre le sacré collège et son premier favori ? Le problème est le même pour chacun des papesA : comment s'assurer de la bienveillance des princes alors que la reconnaissance de leur légitimité en dépend désormaisA ? En usant des techniques de la " nouvelle histoire politique ", notamment de la prosopographie, l'étude des carrières, l'ouvrage offre une analyse pointue des décisions pontificales qui permet la compréhension des voies et des moyens diplomatiques que choisissent les papes rivaux pour obtenir l'appui des cours royales et princières, moyens parmi lesquels l'attribution des grâces et des bénéfices ecclésiastiques est assurément centrale. Le livre dévoile ainsi les stratégies mises en branle et les pratiques diplomatiques et politiques des papes et des rois à l'aube de la modernité.