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De l'Oncle Tom aux Panthères noires
Guérin Daniel
BONS CARACTERES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915727180
Abraham Lincoln signant l'abolition de l'esclavage, le Ku Klux Klan, les lynchages, Rosa Parks refusant de céder sa place à un blanc dans un bus à Montgomery, Martin Luther King devant une foule énorme à Washington, l'assassinat de militants de la cause noire, comme Malcom X ou Martin Luther King, les champions noirs levant leur poing ganté de noir sur le podium olympique de Mexico, innombrables sont les images évoquant la condition des Noirs aux États-Unis et leurs luttes. La présence des Noirs sur le sol américain est quasiment aussi ancienne que celle des premiers colons, et le combat pour leur émancipation fait partie intégrante de l'histoire des États-Unis d'Amérique. La grande démocratie américaine, celle qui proclamait vouloir "assurer les bienfaits de la liberté" à tous, avait refusé d'inscrire dans sa première Constitution, l'abolition de l'esclavage, largement pratiqué dans les Etats du Sud. Cet ouvrage retrace la longue histoire des Noirs des Etats-Unis pendant plus de trois siècles, celle de leur exploitation féroce, mais surtout celle de leurs révoltes, de leurs tentatives pour se défendre, pour s'organiser. C'est un livre d'histoire engagé. C'est également un précieux témoignage de ce qu'étaient encore les conditions de vie de la population noire dans la seconde moitié du xxe siècle, profondément marquées par l'héritage de l'esclavage, la ségrégation légalisée et le racisme.
Résumé : Se retournant sur sa vie, son action militante et son oeuvre alors qu'il avançait en âge, voici ce que disait Daniel Guérin en 1979 dans un entretien au sujet d'un livre qu'il venait de faire publier : "Si j'ai tenu à ce que ce livre-là soit intitulé Son testament, c'est que je pense que l'homosexualité a joué un rôle si primordial dans mon existence... que le message que je souhaite laisser de moi, c'est celui-là et non pas un autre". Et pour bien faire comprendre la relation qui avait existé sa vie durant entre son action militante et une sexualité dont il dut longtemps éviter l'expression publique, il publiait quelques années plus tard Homosexualité et révolution. Dans cette nouvelle édition, ce texte est précédé d'un entretien qu'il eut à l'époque avec Jean Le Bitoux et dans lequel il retrace à grands traits ses engagements et les étapes de son existence. Aujourd'hui, et malgré les changements apparents des attitudes, mais aussi l'importation troublante des pays anglophones des débats sur le "genre" , l'expérience et la vision de Daniel Guérin, sa conviction que les individus, quelle que soit leur sexualité, ne pourront connaître un plein épanouissement que dans une société libérée de l'exploitation et des dominations autoritaires, offrent encore une riche matière à la réflexion.
De toutes les doctrines sociales, l'anarchisme est la plus méconnue et la plus défigurée. Daniel Guérin s'est essayé, textes et faits à l'appui, à lui restituer son vrai visage. Des théories de Proudhon, Bakounine et Stirner jusqu'à la révolution russe et aux expériences contemporaines (révolution espagnole de 1936, Yougoslavie, Algérie), il confronte théorie et réalité, en montrant l'influence toujours vivante de la pensée libertaire anarchiste.
Daniel Guérin admire en Proudhon le toujours actuel pourfendeur de l'autorité et de l'État, le critique social de haute volée, le père de l'autogestion, en même temps qu'un très grand écrivain. Mais il ne l'accepte pas en bloc. Dans une oeuvre prolixe et touffue abondent les paradoxes, les outrances, les vues idéalistes et utopiques. Déconcertante est sa manière de balancer entre révolution et réaction, entre prolétariat et petite bourgeoisie, entre propriété privée et collective. Ce plébéien autodidacte, à la culture immense et brouillonne, est emporté souvent par sa faconde, son tempérament passionné, l'exubérance de son génie. L'homme, tel que le révèlent les écrits intimes où il est plus directement lui-même (correspondances, notes de lecture, carnets) est un tourmenté, à la fois généreux et vindicatif, athée et spiritualiste, robuste et maladif, chaste et luxurieux. Les quatre facettes de Proudhon qui sont traitées ici suggèrent, chacune, une appréciation positive et négative.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Roland Szpirko a toujours baigné dans les idées généreuses du communisme. Après avoir été initié très jeune aux traditions du mouvement communiste par son père, militant communiste juif polonais, émigré en 1929, il fait sienne ces idées et s'engage dans ce combat à 14 ans. A 16 ans, il rejoint en 1962 l'organisation trotskyste Union Communiste Internationaliste-Voix ouvrière, qui donna naissance à Lutte ouvrière en 1968. Entré en usine en 1965, à 18 ans, il va être confronté à de multiples luttes ouvrières. Ce sera le cas à Idéal-Standard à Aulnay-sous-Bois de 1969 à 1975, puis chez Chausson à Creil, dans l'Oise, de 1978 à 1996. A partir de 1992, s'y dérouleront trois ans de combats acharnés, inaugurés par des licenciements massifs pour se terminer parla fermeture de la plus grande usine de Picardie. Ces luttes aboutiront à ce que personne ne se retrouve à Pèle emploi. Fort du capital de sympathie acquis dans la région pendant tout ce mouvement, Roland put aider des travailleurs qui n'acceptaient pas le diktat de leur patron. Ce fut en particulier le cas en 2009, lors de la lutte des travailleurs de Continental-Clairoix, dans l'Oise, pour faire face à la fermeture de leur usine. A travers ces combats, ce livre permet de partager l'enthousiasme de Roland, sa fierté d'être un militant ouvrier, confiant dans l'avenir de sa classe.
Résumé : Trotsky connaissait bien la politique française. Il avait séjourné à Paris deux ans pendant la Première Guerre mondiale, avant d'en être expulsé, et avait noué des relations étroites avec les rares militants ouvriers français qui continuaient alors à défendre la tradition internationaliste. Plus tard, au sein de la direction de l'Internationale communiste, il avait particulièrement suivi les premières années d'existence du Parti français. Expulsé d'URSS en 1929, il avait après un passage en Turquie, momentanément trouvé asile en France en juillet 1933, avant d'être expulsé en juin 1935. Cet asile accordé sous conditionne lui avait permis aucune activité politique publique. Mais il avait été particulièrement bien placé pour suivre le déroulement de la crise politique ouverte par les manifestations de février 1934. Où va la France ? fut d'abord le titre d'un article de Trotsky publié en novembre 1934. Il devint ensuite le titre d'un recueil comprenant l'ensemble des articles consacrés par Trotsky à la situation française jusqu'en juin 1936, recueil édité par la Librairie du Travail. A ce recueil ont été adjoints, dans cette édition, des textes rédigés par Trotsky au lendemain des grèves de juin 1936, et après l'échec de la grève générale du 30 novembre 1938.