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Juin 36
Danos Jacques ; Gibelin Marcel
BONS CARACTERES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782915727081
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Tranche de vie ou tranche de mort ? Ham, témoin d'une partie tragique de l'Histoire du Viêt Nam, n'a-t-il pas traversé deux guerres, celle des Français, et celle des Américains, n'a-t-il pas vécu tant de déchirements ? Pourtant Ham ne veut pas témoigner d'autre chose que du riz qui pousse et des êtres aimés qui meurent. Ni chrétien, ni bouddhiste, il est imprégné d'animisme. Les mains jointes, à plat l'une contre l'autre, il s'envole parfois vers un espace mystérieux ou se dissolvent les pensées, les prières et les volutes de fumées provenant des baguettes d'encens qu'il offre à ses ancêtres. Enfant du Tonkin profond, il n'a jamais quitté le Nord du Vietnam. " Sujet de l'oncle Ho " (Ho Chi Minh), il ne lui a jamais porté d'autres respects que ceux qui l'on doit aux Aînés devenus sages grâce à l'expérience du temps qui passe. Ham est-il un homme d'indifférence ? Non, il est simplement un être humain, un laboureur, dont l'espérance est représentée par toutes les sortes d'éclosions, humaines ou végétales. Éduqué selon les règles confucianistes, il ne les a pourtant pas vraiment admises ou comprises. La hiérarchie du pouvoir et les pouvoirs des hiérarchies l'ont quelque peu choqué à certains moments de sa vie et, sûrement, à celui de sa mort. Pourquoi obéir à la feuille morte plutôt qu'à la pousse jeune et riche en promesses de vigueur et de santé ? Des pensées comme celles-là, on les garde pour soi : Il ne faut pas faire perdre la face aux anciens. Jacques Danois se fait biographe des inconnus vietnamiens qui sont la chair et le sang de ce pays de tendresse cruelle.
Ce livre, présenté par Adamus Saint-Germain, est un véritable cadeau de sagesse et d?inspiration offert aux humains qui optent pour la condition de Maître en ces temps de grands, de profonds changements sur Terre. L?énergie et la connaissance se fondent sur la sagesse de ceux qui ont conduit à bon terme le processus ayant fait d?eux des Maîtres de la Nouvelle Énergie, et qui contribuent à montrer la voie à ceux qui suivent. Adamus dit ceci : «Un Maître de la Nouvelle Énergie est différent d?un Maître du passé. Il ne sert à rien de revenir en arrière et d?étudier les anciens Maîtres, car s?ils ont vécu à leur époque, c?était pour une raison précise. Quelques Maîtres authentiques ont existé dans le passé. Par exemple, il y a deux mille ans, Yeshua (Jésus) a été un Maître. Il a oeuvré au changement, comme vous, et il a eu valeur d?exemple, il s?est démarqué des autres. Il symbolisait alors la Conscience du Christ sur Terre, l?Un qui représentait le plus grand nombre, car c?est ce que voulait l?énergie de ce temps. La Nouvelle Énergie exige maintenant autre chose. Il est temps que de nombreux Maîtres se manifestent partout dans le monde, qu?ils contribuent à ancrer l?énergie nouvelle, l?énergie d?une conscience élargie, l?énergie de la semence du Christ qui s?épanouit maintenant sur la planète. Le moment est venu pour que se manifestent de nombreux Maîtres, pas seulement quelques-uns. Curieusement, être un Maître n?est pas aussi lourd de responsabilités que vous le pensez. Nous examinerons dans ce livre quelques-unes des caractéristiques du Maître, le rapport qu?il entretient avec lui-même, avec son monde intérieur et avec le monde qui l?entoure. »
Résumé : Qu'ils aient combattu au Viêt-nam pour ou contre le communisme, des milliers de jeunes hommes ont connu l'étrange fraternité de l'angoisse et d'une bien silencieuse espérance. Ils se nomment Tran ou Charly, Bao ou Brian. Certains ont appartenu au corps des Marines, de la Navy, de la First Cav ou du Big Red One américain. D'autres étaient soldats de l'Armée sud-vietnamienne sous l'autorité des généraux Ky et Thieu, d'autres encore Viêt-congs et bo-doi, guérilleros du Sud ou soldats de l'armée régulière du Nord-Viêt-nam. Quelque soit leur camp, ces jeunes guerriers ont enduré les mêmes souffrances, côtoyé la même mort, gardé les mêmes blessures. Loin des statistiques, au-delà des noms gravés dans la pierre ou sur des plaquettes d'ancêtres, sous l'anonymat des corps perdus, Jacques Danois raconte, alliant la pudeur à la vérité crue, comment le destin a fait de ces ennemis de combat des frères d'infortune. Grand reporter à RTL, il a suivi sur le terrain la guerre du Viêt-nam et pataugé dans la jungle avec les combattants. Il a constaté le stoïcisme des résistants du Nord comme du Sud. Il a vu les enfants napalmés, les villages détruits, les cages des prisons. Il a écouté et consulté. Mais il s'est surtout souvenu. Il a trempé sa plume dans la compassion et dans une certaine révolte pour témoigner du sort passé, présent et à venir de ces " frères dans la rizière ". Il a continué ses enquêtes depuis la fin du conflit en 1975 jusqu'à nos jours. Sa grande objectivité, sa recherche de vérité lui ont permis de rester libre pour brosser les portraits de ces hommes et femmes qu'il a rencontrés. Dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans l'atmosphère des rizières et de la jungle vietnamienne. Les récits captivants nous transforment en témoins directs de cette aventure.
Scheuer Georg ; Scheuer-Weyl Christa ; Hess Genevi
Né en Autriche en 1915, Georg Scheuer milite d'abord aux Jeunesses socialistes puis aux Jeunesses communistes. Sa rupture avec le stalinisme l'amène à se tourner vers Trotsky. Emprisonné pour "haute trahison" en 1936, il est amnistié à la veille de l'Anschluss et doit s'exiler. Comme tant d'autres antifascistes réfugiés en France, il est interné comme "ressortissant ennemi" à la tuilerie des Milles avant d'entrer dans la clandestinité pour combattre les nazis. Après la fin de la guerre, son voyage en Autriche lui apporte l'atroce certitude que les siens ont été exterminés. Un récit fort où l'histoire - de Sarajevo à Yalta - se mêle aux passions de la vie. Décédé en 1996 à Vienne, Georg Scheuer a été correspondant à Paris de journaux étrangers et rédacteur à l'AFP. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques.
Ce texte de Trotsky marque le début de sa lutte contre la bureaucratie et le stalinisme. Fin 1923 en URSS, Lénine, très gravement malade, va bientôt mourir. C'est alors que s'engage une âpre discussion sur la démocratie ouvrière dans le parti communiste et l'Etat. D'un côté, elle mobilise les tenants d'un appareil qui a fini par échapper aux militants du rang. De l'autre, se dressent nombre de bolcheviks, dont Trotsky, qui, contre cette dérive bureaucratique aux dangers mortels pour la révolution, propose un ,"cours nouveau". Ce livre rappelle que c'est d'abord des rangs communistes que s'est levée une farouche opposition ouvrière et internationaliste à la dégénérescence du premier Etat ouvrier et à cette sanglante caricature du socialisme que fut le stalinisme. En guise de postface, nous publions un texte écrit en 1932, récemment retrouvé dans un isolateur où le régime stalinien avait enfermé de nombreux bolcheviks-léninistes. Il témoigne de la continuité de la lutte des camarades de Trotsky en URSS, alors qu'ils savaient que, faute d'avoir pu les briser, le stalinisme allait les exterminer. Ils ont ainsi transmis aux générations futures le sens de leur combat. Et leur certitude qu'il n'y a d'avenir digne de l'humanité que communiste.
Résumé : Les Leçons d'Octobre de Trotsky a été écrit en 1924, quand il menait, aux côtés des bolcheviques fidèles à Lénine, la lutte contre la bureaucratie qui étouffait le parti et l'Etat né de la révolution d'octobre 1917. Une dégénérescence qui, sous la houlette de Staline, va transformer l'URSS en une féroce dictature anti-ouvrière. Comment en est-on arrivé là, sept ans après la révolution de 1917 ? Aux militants, aux travailleurs qui se posent cette question, Trotsky répondait qu'il fallait comprendre quel avait été le rôle décisif, indispensable du parti bolchevique et de sa direction dans la victoire de l'insurrection ouvrière et paysanne de 1917. Et pour cela, Trotsky répétait : "Il faut étudier Octobre" .
Résumé : Ici, sous l'Etoile polaire retrace la vie de Youssi, métayer dans un village de Finlande, des années 1880 à 1914. C'est une chronique de la dure vie paysanne, quand existaient encore des rapports sociaux proches du servage, quand les métayers de parcelles minuscules et les ouvriers agricoles des grands domaines subissaient la loi des propriétaires terriens, lorsque la nature hostile n'offrait aucun répit. Mais c'est également une chronique rythmée par les événements extérieurs, car le village n'était pas coupé du monde. Le roman retrace la pénétration des idées socialistes, la première manifestation contre l'expulsion d'un métayer, la première occasion d'arborer le drapeau rouge, les conséquences de la révolution russe de 1905. Cette chronique décrit la complexité des rapports sociaux dans cette Finlande rurale, où les plus gros propriétaires terriens étaient de langue suédoise, tandis qu'une partie de la petite bourgeoisie et de l'intelligentsia se battait pour la reconnaissance de la langue et de la culture finnoises, et que tout le monde se trouvait de fait sous la domination du tsar de Russie, grand-duc de Finlande. Ce premier tome fait partie d'une trilogie, qui porte le même titre, et qui poursuit l'histoire de la famille de Youssi le métayer jusqu'aux années 1950, traversant tous les événements qui ont marqué la Finlande : la guerre civile de 1918 (c'est le thème du second tome Les Gardes rouges de Tampere), les mouvements nationalistes de l'entre-deux-guerres, puis la Seconde Guerre mondiale.