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L'existence élargie. Essai sur l'existant, le vécu, le vivant
Grosos Philippe
HERMANN
26,10 €
Épuisé
EAN :9791037005625
L'analyse et le développement du concept d'existence ont constitué un des enjeux philosophiques majeurs de la seconde moitié du xxe siècle en Europe. Or, ces divers courants philosophiques reposent fondamentalement sur une "double économie de la rareté" . Ils affirment en effet, d'une part, que seul l'homme existe, et, d'autre part, qu'il n'existe que rarement. Que faire d'une telle radicalité, en ce début de XXIe siècle, à l'heure où la plupart des problèmes qui semblent se poser à nous relèvent de ce que nous nommons plutôt la vie ? Comment considérer, sans avoir à abandonner une telle perspective, les questions que celle-ci ouvre, à savoir celles relatives au vécu (celles de l'ordinaire ou de la quotidienneté contre toute logique de l'authenticité) et plus encore celles relatives au vivant (au sein d'un contexte animalier et environnemental tendu) ?
Et si c'était la préhistoire qui nous faisait sortir de nos illusions sur l'histoire ? Méprisée, oubliée, l'archéologie préhistorique a pourtant à nous offrir une approche fraîche et renouvelée de l'anthropologie fondamentale. Bouleversant, à tous les sens du mot ! Depuis cent cinquante ans que la préhistoire a été inventée, la philosophie n'y a prêté qu'une attention médiocre, voire nulle. Pourquoi ? Que gagnerait-elle à s'y intéresser ? Prenant appui sur cet essentiel témoignage que constitue l'art figuratif des cultures concernées, du Paléolithique récent jusqu'à la fin de l'âge des Métaux, Philippe Grosos tente de répondre à ces questions en repensant conjointement le sens de ce qu'on nomme " préhistoire " et " philosophie ". Ainsi s'agit-il, d'une part, de concevoir les différents moments de cette histoire d'homo sapiens en termes de mode d'être au monde ; d'autre part, d'en méditer les incidences sur la philosophie elle-même en se rappelant que son invention date du second âge du Fer.
A quelles conditions, sans subordonner l'un à l'autre, est-il possible de mettre en rapport l'art d'un cinéaste et la pensée d'un philosophe ? Est-il envisageable que leurs oeuvres respectives puissent entrer en correspondance au point de dévoiler une origine intuitivement commune ? Et si tel devait être le cas, quelle serait l'incidence d'un tel propos sur ce qu'habituellement nous nommons esthétique ? C'est à de telles interrogations que les trois études ici proposées s'efforcent de répondre, en mettant à chaque fois en évidence la question directrice qui permet de rapporter l'une à l'autre la totalité de l'oeuvre d'un cinéaste et celle d'un philosophe. Voici donc trois questions et six auteurs : Que signifie "être requis" ? (Levinas, Eastwood) ; Qu'est-ce qu'une question sociale ? (Marx, Chaplin) ; Quel est le poids de l'irréversible ? (Jankélévitch, Carné).
A l'image de la philosophie allemande du XIXe siècle, la philosophie européenne est à cette période traversée par la question de l'identité nationale et politique à bâtir. Or c'est à cette même époque que naissent les " musiques nationales ". Qu'elles soient le fait de musiciens allemands, français, italiens, austro-hongrois, russes, polonais ou d'autres nationalités encore, c'est là l'émergence d'une puissante inspiration chez les compositeurs de ce temps : faire entendre la voix de leur peuple, les traditions de leur terre, le chant de la nation, en un mot leur musique nationale. Jusqu'où les philosophes ont-ils, à cette époque, accompagné la théorisation, par les artistes eux-mêmes, de leurs oeuvres ? Comment ce discours réflexif et ce geste créatif se sont-ils l'un l'autre croisés ? De quelle façon théorie musicale et revendications nationales et politiques ont-elles pu se rejoindre ? C'est à s'efforcer de répondre à ces questions que cet ouvrage, faisant se rencontrer historiens, musicologues et philosophes, est consacré.
Face à une logique de système qui entend ressaisir le sens de ce qui est en le totalisant, l'existant fait l'épreuve délicate d'une réalité qui toujours lui échappe, qui n'est jamais ce qu'il attend qu'elle soit, qui ne cesse de contredire toute espérance de maîtrise. Or, penser cette réalité signifie précisément renoncer à l'exigence philosophique de système, selon laquelle nous pourrions clôturer la signification des êtres, des choses comme des événements. Mais il ne s'agit nullement de renoncer à la philosophie, et cela ne nous voue pas davantage à l'absurdité ou au tragique supposé du monde. D'une tout autre façon, il nous faut accéder à un type de rationalité dont la vocation n'est pas de totaliser le sens, mais de décrire ce qui est comme ce avec quoi l'on ne peut jamais en avoir fini. Telle est la vocation originaire de la phénoménologie, qui n'est pas de transformer en thème chaque phénomène qu'elle aborde, mais à l'inverse de le décrire dans la façon qu'il a de nous apparaître.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.