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Le cinéaste et le philosophe
Grosos Philippe
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753578852
A quelles conditions, sans subordonner l'un à l'autre, est-il possible de mettre en rapport l'art d'un cinéaste et la pensée d'un philosophe ? Est-il envisageable que leurs oeuvres respectives puissent entrer en correspondance au point de dévoiler une origine intuitivement commune ? Et si tel devait être le cas, quelle serait l'incidence d'un tel propos sur ce qu'habituellement nous nommons esthétique ? C'est à de telles interrogations que les trois études ici proposées s'efforcent de répondre, en mettant à chaque fois en évidence la question directrice qui permet de rapporter l'une à l'autre la totalité de l'oeuvre d'un cinéaste et celle d'un philosophe. Voici donc trois questions et six auteurs : Que signifie "être requis" ? (Levinas, Eastwood) ; Qu'est-ce qu'une question sociale ? (Marx, Chaplin) ; Quel est le poids de l'irréversible ? (Jankélévitch, Carné).
De Kant au dernier Schelling, la spéculation philosophique fut essentiellement liée à l'inquiétude de la question théologique. Biblique et le plus souvent chrétienne, elle obligea Fichte, Hegel, comme tous les autres penseurs, célèbres ou plus obscurs, à se poser la double question du statut et de l'enjeu de la Révélation au sein de la discursivité conceptuelle. Cette étude s'efforce de comprendre comment chacun d'eux a prétendu résoudre ce problème de l'articulation de la foi biblique au logos philosophique.
Nous sommes mortels et le temps qui est le nôtre ne se déploie que selon l'irréversibilité de son ordre. Cela est entendu. Et cependant, le sens de nos existences ne peut s'interpréter à partir de cette seule irréversibilité biologique. En elle, et non contre elle, nous ne cessons d'être confronté à la réversibilité de nos situations d'existence, lesquelles nous sont aussi inanticipables que décisives. Prendre dès lors au sérieux cette réversibilité, c'est ne plus pouvoir se satisfaire du privilège que, depuis les Grecs, la philosophie reconnaît à la tragédie, tant le tragique présuppose l'irréversible. C'est pourquoi, porter attention à la réversibilité, c'est défendre un autre modèle d'interprétation de nos existences : celui du tragicomique et de l'ironie.
Biographie de l'auteur Philippe Grosos, né à Paris en 1963, est professeur assistant de philosophie à l'Université de Lausanne. Il a notamment publié Système et subjectivité, Vrïn, 1996, et Questions de système, L'Age d'Homme, 2007.
A l'image de la philosophie allemande du XIXe siècle, la philosophie européenne est à cette période traversée par la question de l'identité nationale et politique à bâtir. Or c'est à cette même époque que naissent les " musiques nationales ". Qu'elles soient le fait de musiciens allemands, français, italiens, austro-hongrois, russes, polonais ou d'autres nationalités encore, c'est là l'émergence d'une puissante inspiration chez les compositeurs de ce temps : faire entendre la voix de leur peuple, les traditions de leur terre, le chant de la nation, en un mot leur musique nationale. Jusqu'où les philosophes ont-ils, à cette époque, accompagné la théorisation, par les artistes eux-mêmes, de leurs oeuvres ? Comment ce discours réflexif et ce geste créatif se sont-ils l'un l'autre croisés ? De quelle façon théorie musicale et revendications nationales et politiques ont-elles pu se rejoindre ? C'est à s'efforcer de répondre à ces questions que cet ouvrage, faisant se rencontrer historiens, musicologues et philosophes, est consacré.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.