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Musique nationale. Philosophes et musiciens dans l'Europe du XIXe siècle
Grosos Philippe
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753549067
A l'image de la philosophie allemande du XIXe siècle, la philosophie européenne est à cette période traversée par la question de l'identité nationale et politique à bâtir. Or c'est à cette même époque que naissent les " musiques nationales ". Qu'elles soient le fait de musiciens allemands, français, italiens, austro-hongrois, russes, polonais ou d'autres nationalités encore, c'est là l'émergence d'une puissante inspiration chez les compositeurs de ce temps : faire entendre la voix de leur peuple, les traditions de leur terre, le chant de la nation, en un mot leur musique nationale. Jusqu'où les philosophes ont-ils, à cette époque, accompagné la théorisation, par les artistes eux-mêmes, de leurs oeuvres ? Comment ce discours réflexif et ce geste créatif se sont-ils l'un l'autre croisés ? De quelle façon théorie musicale et revendications nationales et politiques ont-elles pu se rejoindre ? C'est à s'efforcer de répondre à ces questions que cet ouvrage, faisant se rencontrer historiens, musicologues et philosophes, est consacré.
Nous sommes mortels et le temps qui est le nôtre ne se déploie que selon l'irréversibilité de son ordre. Cela est entendu. Et cependant, le sens de nos existences ne peut s'interpréter à partir de cette seule irréversibilité biologique. En elle, et non contre elle, nous ne cessons d'être confronté à la réversibilité de nos situations d'existence, lesquelles nous sont aussi inanticipables que décisives. Prendre dès lors au sérieux cette réversibilité, c'est ne plus pouvoir se satisfaire du privilège que, depuis les Grecs, la philosophie reconnaît à la tragédie, tant le tragique présuppose l'irréversible. C'est pourquoi, porter attention à la réversibilité, c'est défendre un autre modèle d'interprétation de nos existences : celui du tragicomique et de l'ironie.
L'analyse et le développement du concept d'existence ont constitué un des enjeux philosophiques majeurs de la seconde moitié du xxe siècle en Europe. Or, ces divers courants philosophiques reposent fondamentalement sur une "double économie de la rareté" . Ils affirment en effet, d'une part, que seul l'homme existe, et, d'autre part, qu'il n'existe que rarement. Que faire d'une telle radicalité, en ce début de XXIe siècle, à l'heure où la plupart des problèmes qui semblent se poser à nous relèvent de ce que nous nommons plutôt la vie ? Comment considérer, sans avoir à abandonner une telle perspective, les questions que celle-ci ouvre, à savoir celles relatives au vécu (celles de l'ordinaire ou de la quotidienneté contre toute logique de l'authenticité) et plus encore celles relatives au vivant (au sein d'un contexte animalier et environnemental tendu) ?
Biographie de l'auteur Philippe Grosos, né à Paris en 1963, est professeur assistant de philosophie à l'Université de Lausanne. Il a notamment publié Système et subjectivité, Vrïn, 1996, et Questions de système, L'Age d'Homme, 2007.
De Kant au dernier Schelling, la spéculation philosophique fut essentiellement liée à l'inquiétude de la question théologique. Biblique et le plus souvent chrétienne, elle obligea Fichte, Hegel, comme tous les autres penseurs, célèbres ou plus obscurs, à se poser la double question du statut et de l'enjeu de la Révélation au sein de la discursivité conceptuelle. Cette étude s'efforce de comprendre comment chacun d'eux a prétendu résoudre ce problème de l'articulation de la foi biblique au logos philosophique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.