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Pourquoi j'ai peur des juges. L'interprétation du droit et les principes juridiques
Grau Eros Roberto ; Jeammaud Antoine
KIME
20,50 €
Épuisé
EAN :9782841746682
Comment se développe l'interprétation du droit par les juges ? La question est centrale pour la démocratie, car les juges prennent en compte non seulement les textes normatifs, mais aussi la réalité. Ils transforment une expression (le texte), dans une autre (la norme). Si le processus législatif réside dans l'édiction des textes normatifs, ceux qui produisent les normes juridiques, à partir de ces textes, sont les juges. Dans ce sens-là, ils produisent, créent du droit. Le droit cherche à installer un ordre, la sécurité et la paix dans les relations sociales. Mais sa fin est en danger lorsque les juges décident en s'écartant des textes, autrement dit, en marge de la légalité et du droit positif, en fondant ses décisions sur des valeurs ou des principes. D'où la peur qu'ils peuvent inspirer aux citoyens d'une démocratie, crainte que l'auteur analyse à partir de son expérience de juge de la plus haute instance judiciaire du Brésil, le Suprême Tribunal Fédéral, qui réunit l'équivalent des pouvoirs de la Cour de cassation, le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel français, sous le modèle de la Cour suprême fédérale des Etats-Unis d'Amérique. Une perspective inédite en France, où le débat sur l'interprétation reste souvent abordé clans une perspective exclusivement académique.
Découvrez toutes les facettes de la danse, à travers le monde, sur scène et dans les coulisses. Où apprend-on à danser ? Comment sont fabriqués les chaussons de danse ? Pourquoi des hommes dansent-ils des rôles féminins ? Comment écrit-on une chorégraphie ? Apprenez à connaître la richesse et l'histoire de la danse, un spectacle d'une incroyable diversité.
Subir. Survivre.Depuis la fin de la guerre du Vietnam, Israel Broussard survit tant bien que mal à Bangkok. Cinq ans plus tôt, il a participé à la mystérieuse opération Algernon, au c?ur de la jungle laotienne. Ce qui s'est passé là-bas ? Il ne s'en souvient plus, il ne veut plus s'en souvenir.Et pourtant, l'heure est venue de s'expliquer...L'intensité et la crudité dérangeante de sa prose font de Je suis le fleuve une expérience de lecture à nulle autre pareille. Ce voyage halluciné et sans retour à travers les méandres d'une psyché dévastée évoque irrésistiblement Apocalypse Now.
Résumé : Il est d'usage de se plaindre de l'égocentrisme des écrivains. Et, souvent, on assigne à ce narcissisme littéraire, inavoué ou revendiqué, un modèle : Marcel Proust. En cette année 2013, centenaire de la parution de Du côté de chez Swann, il est devenu nécessaire de dresser le bilan de l'influence exercée sur la littérature par l'auteur d'A la recherche du temps perdu. Or le grand lieu commun, sur le sujet, tient à la question de la dualité inhérente à l'identité de l'écrivain : le "Moi social", d'un côté superficiel ; le "Moi profond ", de l'autre, créateur. Cette opposition a structuré cinquante années de réflexion critique, et d'écriture. Avec son corrélat : l'opposition de Proust à Sainte-Beuve, supposé se contenter de critiques "biographiques" des écrivains dont il rend compte.Cent ans après la parution de Du côté de chez Swann, mais aussi près de soixante ans après celle de Contre Sainte-Beuve, Donatien Grau revient sur ce dialogue finalement méconnu, entre deux esprits qui ne sont jamais rencontrés que dans les livres. Et il démontre que s'est joué là un grand moment, non de refus, mais de conversation.Au passage, il expose une des erreurs qui lui semblent affaiblir la littérature contemporaine, et les chemins que les auteurs futurs pourraient peut-être emprunter.
On l'a crue morte. Et pourtant... la tragédie ne cesse d'occuper les esprits. Le mot lui-même, et l'adjectif dérivé, tragique, n'ont jamais été aussi présents dans le langage qu'aujourd'hui. Pour en évoquer les multiples aspects, quel meilleur rapprochement que celui de l'Ecole normale supérieure et de l'Odéon-Théâtre de l'Europe? L'une étudie la tragédie, dans son histoire et sa théorie, tandis que l'autre la montre, soir après soir, sur scène. Avec un souci commun: mettre en évidence les liens indissociables qui unissent la littérature et la vie. Le livre rassemble à la fois des universitaires et des praticiens. En contrepoint, des esprits issus d'autres domaines, pour lesquels la tragédie demeure une notion primordiale. Avant de conclure avec la danse, thème éternel de la tragédie. On peut ainsi rendre compte, en examinant ses différentes formes, de la vitalité d'un concept qui n'est pas seulement littéraire. Car la tragédie, au plus près, touche au rapport que l'homme entretient à son monde.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.