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Tragédie(s)
Grau Donatien
ULM
12,20 €
Épuisé
EAN :9782728804405
On l'a crue morte. Et pourtant... la tragédie ne cesse d'occuper les esprits. Le mot lui-même, et l'adjectif dérivé, tragique, n'ont jamais été aussi présents dans le langage qu'aujourd'hui. Pour en évoquer les multiples aspects, quel meilleur rapprochement que celui de l'Ecole normale supérieure et de l'Odéon-Théâtre de l'Europe? L'une étudie la tragédie, dans son histoire et sa théorie, tandis que l'autre la montre, soir après soir, sur scène. Avec un souci commun: mettre en évidence les liens indissociables qui unissent la littérature et la vie. Le livre rassemble à la fois des universitaires et des praticiens. En contrepoint, des esprits issus d'autres domaines, pour lesquels la tragédie demeure une notion primordiale. Avant de conclure avec la danse, thème éternel de la tragédie. On peut ainsi rendre compte, en examinant ses différentes formes, de la vitalité d'un concept qui n'est pas seulement littéraire. Car la tragédie, au plus près, touche au rapport que l'homme entretient à son monde.
Grau Donatien ; Amandry Michel ; Grandazzi Alexand
Nous écrivons l'histoire politique de l'Empire romain avec des lambeaux de texte. Nous nous fondons sur une bibliothèque lacunaire pour tisser les récits de notre civilisation. Et pourtant, nous avons à notre disposition un texte quasi intégral et qui émane directement de l'autorité impériale : la monnaie. Aucune autre entité de l'histoire humaine n'a produit un corpus aussi cohérent, aussi structuré, que l'Empire romain. Cet ouvrage entreprend, pour la première fois, de le considérer comme un texte autonome, c'est-à-dire relié aux autres formes de discours publics, notamment l'épigraphie, la glyptique et la statuaire, mais aussi appartenant à son propre espace, et surtout, presque complet. Mobilisant les derniers apports de l'histoire économique et financière des mondes anciens et de l'histoire des images, cette recherche en radicalise les leçons pour ouvrir un nouveau champ : celui de l'étude du monnayage impérial comme texte. Ce texte, par son unité conservée, permet de penser la structure même du régime impérial, et d'accéder au discours de l'Empire, à son autobiographie, au travers et au-delà de chaque règne. On découvrira dans ce livre de nouvelles approches du monnayage, sous la forme d'études de cas ; on se rendra compte de la présence, dans le monnayage même, d'une méthodologie textuelle ; on pourra lire, pour la première fois, un rassemblement de sources impériales et ainsi contredire un lieu commun trop fréquent, selon lequel le monnayage romain n'apparaissait pas dans les sources épigraphiques et littéraires. La contribution la plus importante de La mémoire numismatique de l'Empire romain, cependant, est méthodologique : en associant méthodes philologique, iconographique et analyse littéraire, c'est l'étude du discours impérial lui-même qui est ici proposée.
Résumé : Tiberius Claudius Nero naît en 37 de notre ère, arrive au pouvoir en 54 et meurt en 68, à trente et un ans. Dernier descendant d?Auguste, fils d?Agrippine, il est adopté par Claude, a Sénèque et Burrus pour conseillers, instaure un pacte social et politique ; sous son règne brûle Rome, sont persécutés pour la première fois les chrétiens, se trouve sans cesse révélée l?instabilité de l?Empire. Renversé par les militaires, il est contraint de se suicider. Ce ne sont pas ces seuls traits qui provoquent la passion. C?est la débauche, l?inceste avec la mère, le meurtre des deux épouses, les suicides imposés en série, la mise en scène d?un empereur en chanteur d?opéra, l?union avec les hommes. La figure de Néron a traversé l?histoire entière de l?Occident et inspiré au travers des siècles l?épigraphie, la numismatique, la littérature, l?art, et jusqu?au cinéma. , Ce sont les péripéties de cette figure que retrace ici Donatien Grau. A l?interrogation " Qui est Néron ? ", trop ambitieuse et finalement stérile du fait de l?absence de sources intimes, l?auteur préfère " Qu?est-ce que Néron ? ", cherchant à démêler, plutôt que les bribes d?un savoir impossible, les fils d?une construction foisonnante et unique dans la tradition occidentale. Ce faisant, il ouvre un accès paradoxal aux arcanes de l?Occident, ses songeries les plus noires, comme ses rêves de lumière.
Résumé : Ce livre explore le dialogue fertile entre le génie des textes du grand écrivain Pierre Guyotat et des ?uvres de plasticiens tels Miquel Barceló, Christoph von Weyhe, ou Jean-Luc Moulène. Avec des entretiens inédits.
Résumé : "D'autres pourraient proposer des récits différents, et j'aimerais qu'avec leurs connaissances, l'intersection de leur vie avec celle d'Azzedine, dont il avait su discerner bien avant tout autre combien elle serait fructueuse, ils écrivent une pièce de la Vie Alaïa. Mon métier d'historien m'a appris que, si l'on croit en la biographie, une personne, quand elle meurt, est à jamais inconnaissable en elle-même ? si tant est que l'on puisse jamais connaître quiconque ?, surtout si elle n'a laissé aucun discours, pas de mémoires. Azzedine, climatique, couturier, ne l'a pas fait. J'ai ici rassemblé quelques pièces, en témoin. L'inventaire de la Fondation, complet de tout y compris du plus modeste, permettra de compléter, d'en dire davantage sur cette vie au nom d'un homme qui la donna à toutes." Donatien Grau
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?