Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Claude Debussy, la musique à vif
Goubault Christian
MINERVE
22,71 €
Épuisé
EAN :9782869311022
Renouvelant le concept même de la musique - comme Mallarmé et Cézanne réinventent la poésie et la peinture -, Claude Debussy occupe une place sans égale dans son temps, à la jonction des XIXe et XXe siècles. Face à la musique trop apprise, aux formes figées et imposées, à la syntaxe sclérosée, il prône le jeu, la musique instinctive, le naturel et la liberté, la primauté de la sensibilité et de l'oreille sur la vaine spéculation d'une musique " pour le papier ". Ce livre s'efforce de présenter le musicien français comme un être entièrement habité par la musique. Pour ce faire, il interpénètre éléments biographiques, esthétiques et techniques, a recours à de nombreuses analyses et à près d'une centaine d'exemples et de schémas permettant de sonder les formes et structures debussystes, la polychromie des timbres, la densité de la texture, les résonances, les reliefs et les volumes du langage pianistique, vocal et orchestral. A travers Debussy et son ?uvre se pose le problème crucial de la création artistique chez un compositeur confronté au poids des conventions, au désir obsessionnel de se renouveler, voire de se désengager de sa propre musique. L'impressionnante nouveauté et les nuances subtiles du style debussyste ne seront véritablement dégagées qu'au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Le changement du " devenir " musical imposera alors sa marque à plusieurs générations de compositeurs, d'Olivier Messiaen à Pierre Boulez, de Maurice Ohana à Toru Takemitsu.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.
Les cinquante années qui s'écoulent entre 1880 et 1930 présentent l'image d'une époque en effervescence où tout se désagrège et se reconstruit à la fois. Sans faire table rase du passé, la musique participe à ce mouvement et emprunte des voies novatrices remettant en question le devenir de cet art. Athématisme, atonalité, mélodie de timbres, micro-intervalles, polytonalité, Sprechgesang, variation continue, Zwölftonmusik sont quelques-unes des notions étudiées ici, qui ont contribué à l'élargissement du langage musical en conquérant des territoires insoupçonnés. Debussy envisage un changement de nature de la musique et accorde la primauté à la substance sonore. Confronté à la dilution de la tonalité, Schoenberg est conduit à employer un système à douze sons et à attribuer au timbre une valeur essentielle, tandis que Stravinskv met l'accent sur le rythme, avant de s'approprier des formes et des styles anciens. Ce Vocabulaire définit également les principaux courants esthétiques (impressionnisme, symbolisme, expressionnisme, vérisme...) qui témoignent d'une évolution de la société et d'une nouvelle perception engageant la musique sur le chemin de la modernité.
Richard Strauss (1964 - 1949), un compositeur pour le mois déroutant, d'autant plus que sa musique la plus novatrice correndpond à ses premiers grands opéras tels Elektra et Salomé, avant de revenir à un style bien plus "classique", témoin d'une époque pourtant révolue. Et aujourd'hui encore, en France, il existe de la suspicion envers le compositeur de Till, du Chevalier à la rose, des Métamorphoses et des Quatre derniers Lieder, partitions maîtresses que l'on admire généralement sans réserve. Car si le musicien semble indiscutable, l'homme ne l'est pas toujours. Une relecture s'imposait de cette musique de la nostalgie et du regret, mais débordante de vie et porteuse de renaissance et de renouveau: Christian Goubault nous la livre avec passion et réflexion. Cet ouvrage, riche en illustrations et en exemples musicaux, est en effet un hommage aux richesses orchestrales et vocales du père du célèbre poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra, dont Kubrick rappela au grand public la puissance musicale et visionnaire en le reprenant dans son film 2001 l'Odysée de l'espace.
Les "Histoire de l'instrumentation" en langue française sont rares, en dépit de l'importance acquise au fil des siècles par l'orchestration. Cet ouvrage parcourt un long itinéraire depuis les intermèdes de la Renaissance et de la musique baroque, s'attachant à en souligner les particularités, les continuités comme les ruptures. L'orchestration devient alors un art autonome avec Haydn et Mozart, largement entrevu et préparé par des musiciens comme Vivaldi, Rameau, Haendel, Bach, par les Ecoles de Mannheim et de Vienne. Le chemin est ensuite tracé par des orfèvres en la matière, avec les grandes figures de Beethoven et de Berlioz. La première partie du XXe siècle expérimente d'autres voies, de la pensée sonorielle debussyste à la Klangfarbenmelodie des Viennois. Les percussions constituent de véritables orchestres. Des instruments nouveaux apparaissent, faisant appel à l'électronique, comme les ondes et les synthétiseurs, autorisant des partitions mixtes. Ce livre serait incomplet si la technique de l'orchestration classique n'était pas abordée : équilibre entre les pupitres, divisi des cordes, combinaisons instrumentales, effets spéciaux... Le problème des transcriptions et des réorchestrations est également posé, à travers une multitude d'arrangements. Enfin, parmi plus de mille oeuvres citées, un choix de partitions brèves, de Bach à Messiaen, fait l'objet d'une analyse et de commentaires, pour mieux comprendre l'orchestration.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.
En raison de son ampleur, de sa production pléthorique de textes érudits et de son formidable développement musical (Monteverdi, Purcell, Lully, Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau...), l'âge baroque utilise une lexicographie particulièrement mouvante qui reflète l'évolution accidentée de ses formes, de son langage et de ses instruments. À partir des traités de l'époque, du corpus musical et des recherches actuelles en musicologie, l'auteur a tenté de résumer l'essentiel. À l'instar de toutes les révolutions culturelles, la musique baroque a pris le contre-pied de son modèle, la musique de la Renaissance, en adoptant des principes esthétiques nouveaux, comme le récitatif, la basse continue ou le style concertant, et en créant des formes majeures, comme l'opéra, l'oratorio, la cantate, la sonate, le concerto grosso et le concerto de soliste. En même temps qu'une incitation à la découverte d'une période étonnamment riche de l'histoire de la musique, ce vocabulaire se veut une réponse concise aux questions que peuvent se poser le musicien, l'étudiant et le mélomane.