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Le récit féminin au Maroc
Gontard Marc
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753501614
Au début des années 90 au Maroc, peu de femmes, en dehors des universitaires, s'étaient aventurées dans l'écriture et les récits féminins, notamment en langue française, ne dépassaient guère la dizaine. C'est surtout depuis 1995 que les Marocaines, encouragées par une véritable effervescence associative, sont entrées en littérature au point que le roman de langue française est devenu l'un des modes d'expression privilégié de la contestation féminine. Qui sont ces romancières qui ont choisi de dire leur révolte dans la langue de l' " autre " ? Peut-on parler, en dehors des habituels clichés, d'une littérature féminine en émergence ? Qu'est-ce qui différencie, dans sa thématique et dans ses formes de textualisation, ce nouveau mode d'écriture, de la littérature des hommes ? Telles sont les questions auxquelles s'efforce de répondre ce travail collectif issu d'une collaboration entre l'université de Rennes 2 (ERELLIF) et l'université de Casablanca 1 (GREFEC), en interrogeant les ?uvres romanesques de Siham Benchekroun, Boutaina Tawil, Rajae Benchemsi, Bahaa Trabelsi, Fatema Mernissi, Nadia Chafik, Rita et Khayat ou Souad Bahechar, pour ne citer que les plus connues.
L'engagement en littérature est-il encore possible et sous quelle forme ? Cette question fondamentale, non seulement pour les littératures dites du Tiers-Monde, se trouve partout à l'oeuvre dans cet ouvrage sur la littérature marocaine de langue française. Les textes examinés sont en effet de ceux qui ont le plus cherché à dépasser le simple énoncé pédagogique d'une cause, stade rudimentaire de l'engagement, conforme encore cependant à une certaine idéologie de la production littéraire. Ce sont, pour la plupart, des "textes de violence", ce qui veut dire ici que l'écriture n'a pas cette transparence, cette innocence feinte des littératures à message. C'est l'écriture qui, dans ses formes mêmes, prend en charge la violence à transmettre, à susciter, à partager. C'est l'écriture qui, dans ses dispositifs textuels se charge de la seule fonction subversive à laquelle elle puisse prétendre. Car changer la société, c'est d'abord, pour l'écrivain, changer la forme des discours qui la constituent. Et le discours littéraire n'est certes pas des moindres. C'est ce qu'ont tenté de faire, à des degrés divers, des auteurs comme Laâbi, Nissaboury, Khaïr-Eddine, Ben Jelloun, Khatibi. C'est ce que tente de montrer cette étude.
Par suite d'une déception amoureuse sur la côte bretonne, qui fait de l'échec une sorte de paradigme identitaire, le narrateur décide de se refaire une vie au Maroc où l'attend Amina, rencontrée quelques années plus tôt à l'université. Cette redécouverte d'un pays où il a séjourné autrefois ne se passe pas comme prévu : Amina a disparu. C'est donc à la fois sur ses propres traces et sur celles de l'absente que s'engage la quête du narrateur, de la vieille ville de Fès aux hauteurs enneigées du Moyen-Atlas. A travers cette intrigue qui met en miroir le pays quitté et le pays d'accueil, la Bretagne et le Maroc, se pose l'éternelle question de l'ici et de l'ailleurs. Jusqu'à quel point peut-on renoncer au terroir identitaire pour satisfaire au désir d'altérité et à l'accueil de l'autre en soi ? Et dans cette rencontre avec l'autre, y a-t-il des points d'incommunicabilité qui font de la différence, dans ses écarts les plus irréductibles, une expérience d'amour et de deuil dont le sujet ne peut guérir que dans une quête existentielle du silence et de l'effacement qui s'ouvre sur le blanc de la parole.
Résumé : Né à Brest en 1878 et mort, prématurément, à l'âge de 41 ans, Segalen est l'un de ces écrivains-voyageurs dont la quête exotique inverse dans le désir de l'autre la conscience de soi. Or c'est en Chine, où il séjourne entre 1909 et 1914, puis en 1917, que l'expérience de l'altérité rencontre cet extrême lointain qui va fournir à la majeure partie de l'?uvre son territoire allégorique. Deux textes, particulièrement, " Stèles " et " Equipée ", encadrent cette aventure entre centre et absence où, la cité violette interdite, résidence de l'Empereur, et les pistes du Sseu-Tch'Ouan aux frontières du Tibet font alterner la ritualité du milieu et le vertige des confins. Ainsi, dans le va-et-vient du réel à l'imaginaire, l'écriture s'invente-t-elle une Chine qui fait de l'horizon en fuite la double métaphore de l'être et du moi.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.