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La violence du texte. Etude sur la littérature marocaine de langue française
Gontard Marc
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782858021796
L'engagement en littérature est-il encore possible et sous quelle forme ? Cette question fondamentale, non seulement pour les littératures dites du Tiers-Monde, se trouve partout à l'oeuvre dans cet ouvrage sur la littérature marocaine de langue française. Les textes examinés sont en effet de ceux qui ont le plus cherché à dépasser le simple énoncé pédagogique d'une cause, stade rudimentaire de l'engagement, conforme encore cependant à une certaine idéologie de la production littéraire. Ce sont, pour la plupart, des "textes de violence", ce qui veut dire ici que l'écriture n'a pas cette transparence, cette innocence feinte des littératures à message. C'est l'écriture qui, dans ses formes mêmes, prend en charge la violence à transmettre, à susciter, à partager. C'est l'écriture qui, dans ses dispositifs textuels se charge de la seule fonction subversive à laquelle elle puisse prétendre. Car changer la société, c'est d'abord, pour l'écrivain, changer la forme des discours qui la constituent. Et le discours littéraire n'est certes pas des moindres. C'est ce qu'ont tenté de faire, à des degrés divers, des auteurs comme Laâbi, Nissaboury, Khaïr-Eddine, Ben Jelloun, Khatibi. C'est ce que tente de montrer cette étude.
Au début des années 90 au Maroc, peu de femmes, en dehors des universitaires, s'étaient aventurées dans l'écriture et les récits féminins, notamment en langue française, ne dépassaient guère la dizaine. C'est surtout depuis 1995 que les Marocaines, encouragées par une véritable effervescence associative, sont entrées en littérature au point que le roman de langue française est devenu l'un des modes d'expression privilégié de la contestation féminine. Qui sont ces romancières qui ont choisi de dire leur révolte dans la langue de l' " autre " ? Peut-on parler, en dehors des habituels clichés, d'une littérature féminine en émergence ? Qu'est-ce qui différencie, dans sa thématique et dans ses formes de textualisation, ce nouveau mode d'écriture, de la littérature des hommes ? Telles sont les questions auxquelles s'efforce de répondre ce travail collectif issu d'une collaboration entre l'université de Rennes 2 (ERELLIF) et l'université de Casablanca 1 (GREFEC), en interrogeant les ?uvres romanesques de Siham Benchekroun, Boutaina Tawil, Rajae Benchemsi, Bahaa Trabelsi, Fatema Mernissi, Nadia Chafik, Rita et Khayat ou Souad Bahechar, pour ne citer que les plus connues.
Si la littérature marocaine de langue française qui se développe autour des années 70 tente de réintégrer une identité collective dans un effet de violence textuelle, la décennie suivante se trouve davantage marquée par un retour à la problématique du Moi, comme si, face au blocage d'une société qui le renvoie à lui-même, l'écrivain bilingue déchiffrait dans sa propre dualité les signes d'une étrangeté par laquelle il accède à l'aventure de l'être post-moderne. C'est cette figure du Moi étrange, saisie dans un effet de métissage du texte, qui fait de la littérature marocaine d'aujourd'hui, une véritable littérature d'avant-garde dont les meilleurs écrivains, Ben Jelloun, mais aussi Khatibi, Khaïr-Eddine, Laâbi ou Loakira, nous renvoient l'image énigmatique de l'être, pris dans la turbulence d'un monde dominé par le chaos.
Comment écrire après la tuerie du Bataclan, alors que nous nous enfonçons chaque jour un peu plus dans un conflit archaïque qui oppose croyance et raison et qui ajoute au chaos contemporain sa dimension fractale ? Entre réel et imaginaire, l'auteur tisse ici une trame policière qui superpose des lieux : la France, la Roumanie, le Maroc, sans que l'on sache très bien qui est le narrateur, qui est l'enquêteur, qui est surtout cette femme, entrevue au bord d'une plage, d'où naît toute l'intrigue. A moins que ce "je" qui s'énonce au carrefour d'autres voix, soit lui-même en quête de son rôle...
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.