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Ecrire la crise. L'esthétique postmoderne
Gontard Marc
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753522152
Ecrire la crise ce n'est pas la raconter. C'est montrer comment elle modifie nos manières de raconter. Encore faut-il s'entendre sur le mot lui-même car peut-on appeler crise (du grec "krisis" : changement brutal) cette lente dissolution des valeurs de la modernité qui nous fait entrer dans un "après" informulable, sinon par le terme souvent controversé de postmodernité ? Au-delà des polémiques que suscite cette notion, il s'agit ici de considérer le postmoderne non pas comme une régression anti-moderne mais comme la prise de conscience d'un certain nombre de dévoiements du projet moderne qui nous projettent dans une ère de turbulence dont les arts, et en particulier la littérature, portent la marque. Ainsi considéré, le postmodernisme n'est ni une école, ni une avant-garde. Il témoigne avant tout d'une crise de culture à la transition des deux siècles, qui s'est transformée en culture de la crise, de sorte que, non seulement la pensée, la science et les arts, s'en trouvent affectés, mais de manière plus profonde encore, la société et l'individu. C'est pourquoi cet essai se propose à la fois, d'examiner l'hypothèse postmoderne comme mise en turbulence des valeurs de la modernité, et de définir le postmodernisme en littérature comme une esthétique qui met en relation les configurations sociales et certaines formes d'écriture contemporaine.
Résumé : Né à Brest en 1878 et mort, prématurément, à l'âge de 41 ans, Segalen est l'un de ces écrivains-voyageurs dont la quête exotique inverse dans le désir de l'autre la conscience de soi. Or c'est en Chine, où il séjourne entre 1909 et 1914, puis en 1917, que l'expérience de l'altérité rencontre cet extrême lointain qui va fournir à la majeure partie de l'?uvre son territoire allégorique. Deux textes, particulièrement, " Stèles " et " Equipée ", encadrent cette aventure entre centre et absence où, la cité violette interdite, résidence de l'Empereur, et les pistes du Sseu-Tch'Ouan aux frontières du Tibet font alterner la ritualité du milieu et le vertige des confins. Ainsi, dans le va-et-vient du réel à l'imaginaire, l'écriture s'invente-t-elle une Chine qui fait de l'horizon en fuite la double métaphore de l'être et du moi.
Granville Falls peut se lire comme un western de notre temps dont l'action se déroule en partie dans le Grand Nord canadien, au coeur d'une des réserves des First Nations, en l'occurrence, les Indiens cris. C'est l'occasion pour le narrateur, au-delà de cette rencontre avec l'un des territoires perdus de la Nouvelle France, de prendre conscience, à son niveau, de la crise écologique et de réfléchir sur les excès de la modernité dans cette course aveugle au "toujours plus" dont les risques, à terme, restent toujours sous-évalués. C'est aussi le roman d'une passion féminine qui fait l'expérience d'une forme de jouissance underground dont l'héroïne ne sortira pas intacte. Mais, peut-on sortir intact d'une liaison passionnelle quelle qu'en soit la forme dans la mesure où le corps lui-même participe de cette quête avide du toujours plus ? Enfin, ce récit peut se lire comme une métaphore de la création du monde à partir de "rien"... Une vie ordinaire, percutée de plein fouet par le Big Bang, dont sortira un univers nouveau, hors du trou noir qui se creuse au centre de cette cosmopoétique...
Par suite d'une déception amoureuse sur la côte bretonne, qui fait de l'échec une sorte de paradigme identitaire, le narrateur décide de se refaire une vie au Maroc où l'attend Amina, rencontrée quelques années plus tôt à l'université. Cette redécouverte d'un pays où il a séjourné autrefois ne se passe pas comme prévu : Amina a disparu. C'est donc à la fois sur ses propres traces et sur celles de l'absente que s'engage la quête du narrateur, de la vieille ville de Fès aux hauteurs enneigées du Moyen-Atlas. A travers cette intrigue qui met en miroir le pays quitté et le pays d'accueil, la Bretagne et le Maroc, se pose l'éternelle question de l'ici et de l'ailleurs. Jusqu'à quel point peut-on renoncer au terroir identitaire pour satisfaire au désir d'altérité et à l'accueil de l'autre en soi ? Et dans cette rencontre avec l'autre, y a-t-il des points d'incommunicabilité qui font de la différence, dans ses écarts les plus irréductibles, une expérience d'amour et de deuil dont le sujet ne peut guérir que dans une quête existentielle du silence et de l'effacement qui s'ouvre sur le blanc de la parole.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.