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Granville Falls
Gontard Marc
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343126845
Granville Falls peut se lire comme un western de notre temps dont l'action se déroule en partie dans le Grand Nord canadien, au coeur d'une des réserves des First Nations, en l'occurrence, les Indiens cris. C'est l'occasion pour le narrateur, au-delà de cette rencontre avec l'un des territoires perdus de la Nouvelle France, de prendre conscience, à son niveau, de la crise écologique et de réfléchir sur les excès de la modernité dans cette course aveugle au "toujours plus" dont les risques, à terme, restent toujours sous-évalués. C'est aussi le roman d'une passion féminine qui fait l'expérience d'une forme de jouissance underground dont l'héroïne ne sortira pas intacte. Mais, peut-on sortir intact d'une liaison passionnelle quelle qu'en soit la forme dans la mesure où le corps lui-même participe de cette quête avide du toujours plus ? Enfin, ce récit peut se lire comme une métaphore de la création du monde à partir de "rien"... Une vie ordinaire, percutée de plein fouet par le Big Bang, dont sortira un univers nouveau, hors du trou noir qui se creuse au centre de cette cosmopoétique...
Qui sont les écrivains bretons du XXe siècle ? C'est à cette question, simple en apparence, que se propose de répondre le présent ouvrage. Certains sont connus depuis longtemps du plus large public, qu'ils soient bretons de coeur (Saint-Pol Roux, Georges Perros, Kenneth White), ou de naissance (Victor Segalen, Louis Guilloux, Max Jacob, Alain Robbe-Grillet, Eugène Guillevic). D'autres sont davantage perçus, en Bretagne plus qu'ailleurs, pour leur attachement à une identité culturelle que leur oeuvre et leur trajectoire reflète et revendique. C'est le cas d'Anatole Le Braz, de Per Jakez Hélias ou de Xavier Grall. On connaît moins en revanche la génération actuelle, ou on ignore le lien géographique qui unit ceux qui la constituent. On découvre - ou redécouvre - ainsi que la Bretagne est une terre de poètes, à l'oeuvre souvent confidentielle, ou encore qu'elle regorge d'auteurs de littérature "noire". Ils - ou elles - ont pour nom Aven, Couliou, Fétis, Dantec, Bouraoui, Viel, Ravalec... Tous ceux-là et beaucoup d'autres sont, pour la première fois, réunis dans un ouvrage de référence, qui ne regroupe pas moins de 1 120 notices, et qui s'adresse à tous ceux que la Bretagne intéresse sous ses multiples manifestations littéraires - en langue française ou en breton - et dans sa vitalité éditoriale.
Si la littérature marocaine de langue française qui se développe autour des années 70 tente de réintégrer une identité collective dans un effet de violence textuelle, la décennie suivante se trouve davantage marquée par un retour à la problématique du Moi, comme si, face au blocage d'une société qui le renvoie à lui-même, l'écrivain bilingue déchiffrait dans sa propre dualité les signes d'une étrangeté par laquelle il accède à l'aventure de l'être post-moderne. C'est cette figure du Moi étrange, saisie dans un effet de métissage du texte, qui fait de la littérature marocaine d'aujourd'hui, une véritable littérature d'avant-garde dont les meilleurs écrivains, Ben Jelloun, mais aussi Khatibi, Khaïr-Eddine, Laâbi ou Loakira, nous renvoient l'image énigmatique de l'être, pris dans la turbulence d'un monde dominé par le chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.