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dictionnaire des ecrivains bretons
Gontard Marc
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782868477026
Qui sont les écrivains bretons du XXe siècle ? C'est à cette question, simple en apparence, que se propose de répondre le présent ouvrage. Certains sont connus depuis longtemps du plus large public, qu'ils soient bretons de coeur (Saint-Pol Roux, Georges Perros, Kenneth White), ou de naissance (Victor Segalen, Louis Guilloux, Max Jacob, Alain Robbe-Grillet, Eugène Guillevic). D'autres sont davantage perçus, en Bretagne plus qu'ailleurs, pour leur attachement à une identité culturelle que leur oeuvre et leur trajectoire reflète et revendique. C'est le cas d'Anatole Le Braz, de Per Jakez Hélias ou de Xavier Grall. On connaît moins en revanche la génération actuelle, ou on ignore le lien géographique qui unit ceux qui la constituent. On découvre - ou redécouvre - ainsi que la Bretagne est une terre de poètes, à l'oeuvre souvent confidentielle, ou encore qu'elle regorge d'auteurs de littérature "noire". Ils - ou elles - ont pour nom Aven, Couliou, Fétis, Dantec, Bouraoui, Viel, Ravalec... Tous ceux-là et beaucoup d'autres sont, pour la première fois, réunis dans un ouvrage de référence, qui ne regroupe pas moins de 1 120 notices, et qui s'adresse à tous ceux que la Bretagne intéresse sous ses multiples manifestations littéraires - en langue française ou en breton - et dans sa vitalité éditoriale.
Ecrire la crise ce n'est pas la raconter. C'est montrer comment elle modifie nos manières de raconter. Encore faut-il s'entendre sur le mot lui-même car peut-on appeler crise (du grec "krisis" : changement brutal) cette lente dissolution des valeurs de la modernité qui nous fait entrer dans un "après" informulable, sinon par le terme souvent controversé de postmodernité ? Au-delà des polémiques que suscite cette notion, il s'agit ici de considérer le postmoderne non pas comme une régression anti-moderne mais comme la prise de conscience d'un certain nombre de dévoiements du projet moderne qui nous projettent dans une ère de turbulence dont les arts, et en particulier la littérature, portent la marque. Ainsi considéré, le postmodernisme n'est ni une école, ni une avant-garde. Il témoigne avant tout d'une crise de culture à la transition des deux siècles, qui s'est transformée en culture de la crise, de sorte que, non seulement la pensée, la science et les arts, s'en trouvent affectés, mais de manière plus profonde encore, la société et l'individu. C'est pourquoi cet essai se propose à la fois, d'examiner l'hypothèse postmoderne comme mise en turbulence des valeurs de la modernité, et de définir le postmodernisme en littérature comme une esthétique qui met en relation les configurations sociales et certaines formes d'écriture contemporaine.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.