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Dans l'épaisseur du paysage
Girard Thierry
LOCO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782919507788
Zakia et Ali ont grandi dans deux fermes de la province de Bâmiyân en Afghanistan. Ils ont 18 et 20 ans et sont amoureux. Qu'il soit un Hazara, tribu chiite, et qu'elle appartienne à la tribu sunnite des Tadjiks, peu importe. Les familles sont contre mais Zakia s'enfuit et rejoint un refuge pour femmes. Elle s'en évade pour rejoindre Ali, poursuivie par sa famille bien résolue à laver son honneur par le sang. Commence une course poursuite à travers les montagnes, puis à Kaboul, en passant par le Tadjikistan. Les épreuves s'accumulent : Zakia tombe enceinte, son père et ses frères les menacent de mort, Ali est capturé à Kaboul, le procès? Le journaliste Rod Nordland relate leur histoire dans les colonnes du New York Times et mobilise l'attention de personnalités, dont l'avocate de WAW, l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies Samantha Power ou encore John Kerry. Une histoire d'amour, une histoire sur les droits des femmes, mais également une histoire sur la résistance d'une partie de cette nouvelle génération contre les traditions afghanes et la loi islamique.
Que dit un paysage? Que cache-t-il derrière son apparente tranquillité? En travaillant sur un projet autour de Vassivière, dans le Limousin, Thierry Girard a été frappé par le caractère rebelle et réfractaire de l'histoire et de la culture de cette région. Fort de cette réflexion, il tente de restituer à travers ses photographies prises à la chambre, la dimension historique, si riche dans cette région et dans les départements proches de la Charente et de la Vienne. Évoquer la terre de la Résistance mais aussi toutes les résistances qui au cours des siècles ont nourri l'histoire de ces régions: les révoltes collectives ou individuelles, les jacqueries et conflits sociaux, mais aussi les chemins d'exil ou de migration de populations chassées par la nécessité. Son travail s'est constitué autour de lieux (villes, villages, campagnes, forêts) où un événement remarquable ou plus modeste y a laissé une empreinte. Se documentant, recueillant quelquefois des témoignages des habitants, il présente en regard de chaque photographie, un court texte où est relaté l'événement historique qui s'y est déroulé.
Extrait Il est né dans la nébuleuse grise. Au coeur brûlant des amas bleus, il jaillit, traverse les brumes sombres et immenses, trace sa ligne entre les étoiles qui piquettent le noir profond de l'univers. Les forces courbent l'espace tout entier, le ploient indéfiniment. Elles ont peut-être raison. Ici, rien ne s'ajoute au Temps ni ne s'en retranche ; la matière vibrante des géantes rouges irradie le vide, l'amplifie à sa démesure. Il voyage à la vitesse de trois cent mille kilomètres par seconde, il est immortel. Il glisse sur le froid énorme des champs d'astéroïdes, rebondit sur l'obscurité des planètes mortes, ne croit en rien d'autre que lui-même. Il est tout ; il n'est déjà plus rien. Le photon dérive, invincible. Il ne connaît que trop peu de choses de ces matières vivantes et bêtement immobiles. Il en croise, pourtant, de systèmes solaires en singularités vives. Elles représentent des jalons à peine marqués, fantomatiques sur les fonds infinis des mondes creux. L'univers est un ennui éternellement recommencé, le photon l'a appris depuis sa naissance. Et ce dernier continue, sûr de lui, parce qu'il a créé en partie l'inexplicable ; ces boules rondes et gelées flottant dans le néant ; ces étoiles d'une blancheur insoutenable ; ces gouffres obscurs aspirant et comprimant tout ; ces nébuleuses d'où lui-même, petit ludion de lumière immatérielle, a été expulsé. Cette somme innommable, insensée. Durable et solitaire. Le Temps est tellement long qu'il en devient profondément immobile. Le photon poursuit sa route perlée, visite des soleils jumeaux autour desquels gravitent des bouts d'astres pelés, ignore les météores incandescents des vieux mondes, atteint enfin les régions périphériques d'une galaxie semblable à toutes les autres.
Le monde d'après est la mise en perspective de la transformation du bassin minier du Nord de la France saisie par Thierry Girard, photographe qui revient dans ses propres traces à quarante ans de distance. Il a changé, son matériel de prises de vues aussi, le travail de la mine est un souvenir gravé dans le paysage. Le livre est conçu comme un tissage entremêlé des photographies des deux époques à quarante ans d'intervalle, suivant une narration géographique où alternent les images des années 70-80, prises en Noir et Blanc et celles plus récentes en moyen format numérique couleur.
Résumé : De 1934 à 1954, PIERRE GIRARD publie un millier de chroniques dans les journaux de Suisse. Il y aborde une infinité de sujets - tramways, concerts, parcs. caractère des jours de la semaine, rues et places de Genève, petits métiers, mésaventures de la monarchie britannique -, parlant surtout, comme il le dit, "des fleurs, de la grâce des enfants, des nuances du ciel, de la beauté des femmes". Il y raconte, aussi, ses voyages. Ce sont les récits de ces excursions que rassemble le présent volume : les étapes de ce périple conduisent leur auteur à Paris, où il fréquente Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud ou Jean Giraudoux ; sur la Côte d'Azur où, à la terrasse des cafés, il observe la civilisation des congés payés ; en Italie d'où il envoie des cartes postales d'une Venise "orientale et barbare" et de Naples sous la pluie ; en Allemagne où il observe la montée du nazisme ; aux Etats-Unis où il découvre, en 1935, une démesure à laquelle aucune de ses lectures ne l'avait préparé et qui lui inspire une prose rapide et rythmée.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.