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Les sentiments du voyageur suivi de Anges américains. Chroniques 1934-1954
Girard Pierre ; Laget Thierry
FARIO
18,50 €
Épuisé
EAN :9791091902298
De 1934 à 1954, PIERRE GIRARD publie un millier de chroniques dans les journaux de Suisse. Il y aborde une infinité de sujets - tramways, concerts, parcs. caractère des jours de la semaine, rues et places de Genève, petits métiers, mésaventures de la monarchie britannique -, parlant surtout, comme il le dit, "des fleurs, de la grâce des enfants, des nuances du ciel, de la beauté des femmes". Il y raconte, aussi, ses voyages. Ce sont les récits de ces excursions que rassemble le présent volume : les étapes de ce périple conduisent leur auteur à Paris, où il fréquente Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud ou Jean Giraudoux ; sur la Côte d'Azur où, à la terrasse des cafés, il observe la civilisation des congés payés ; en Italie d'où il envoie des cartes postales d'une Venise "orientale et barbare" et de Naples sous la pluie ; en Allemagne où il observe la montée du nazisme ; aux Etats-Unis où il découvre, en 1935, une démesure à laquelle aucune de ses lectures ne l'avait préparé et qui lui inspire une prose rapide et rythmée.
Nous accomplissons trois fois par jour une action décisive pour l'environnement : manger. Le souci, c'est que nous n'avons jamais été aussi mal armés pour faire nos choix, parce que nous ne comprenons plus rien à l'agriculture. Pour agir concrètement pour le climat et le vivant, inutile de partir en expédition à l'autre bout du monde. Nous habitons tous et toutes à moins de 10 kilomètres d'une ferme. J'ai rencontré des pionniers et des pionnières de l'agroécologie. Dans leurs champs, leurs vergers et leurs étables, ils et elles donnent déjà à voir ce que pourrait être l'agriculture de demain : productive, vivante, sobre en carbone et résiliente. Vous tenez entre vos mains un manuel de résistance, un véritable guide pour l'action. Les faits, c'est mon métier. C'est aussi devenu mon combat : réexpliquer la terre pour nous permettre de la sauver". D'une récolte à une autre, du semis à l'assiette, le journaliste Pierre Girard porte un regard à la fois sensible et scientifique sur les méthodes de production innovantes, pour réapprendre à vivre au rythme de cette Terre qui porte en elle le secret de notre survie.
Née et élevée à New York, Mary Higgins Clark, d'origine irlandaise, revendique l'influence sur son écriture de cet héritage culturel: "Les Irlandais sont des conteurs-nés" rappelle-t-elle souvent. Et pourtant, rien ne prédestinait Mary Higgins Clark à devenir écrivain. Elle a dix ans quand son père meurt d'une attaque, laissant sa femme très démunie pour élever la petite Mary et ses deux fils. Malgré de brillantes études, Mary, à la sortie du lycée, s'inscrit dans un cours de secrétariat pour trouver du travail le plus rapidement possible, afin d'aider sa famille. Pendant trois ans, elle travaille dans une agence de publicité. Une envie de voyages la pousse à s'engager comme hôtesse de l'air à la Pan Am. Elle y restera un an avant d'épouser Warren Clark, qu'elle connaît depuis l'âge de seize ans. Peu après son mariage, elle commence à écrire des nouvelles qu'elle envoie aux journaux. Les refus sont nombreux mais Mary s'obstine et, en 1956, "Extension Magazine" publie enfin une de ses nouvelles.En 1964, Warren Clark meurt brusquement la laissant seule avec cinq enfants. Mary retrouve du travail et écrit des scripts pour la radio. Son premier livre publié, une biographie de George Washington, ne sera pas un succès? "Le livre était déjà en solde avant même d'être sorti de chez l'imprimeur!" commente-t-elle non sans humour. Elle décide alors d'écrire un suspense. Ce sera La Maison du guet (Where are the children) qui devient immédiatement un best-seller. Le succès accompagnera tous ses livres par la suite.En France, les éditions Albin Michel publient en 1979 La Nuit du Renard donnant par la même occasion le coup d'envoi à la collection "Spécial Suspense" qui compte à ce jour 19 des 21 livres écrits par Mary Higgins Clark.Après ses premiers succès, Mary Higgins Clark qui s'était beaucoup consacrée à l'éducation de ses enfants, décide de rattraper le temps perdu: elle entre à l'Université de Fordham au Lincoln Center et passe un diplôme de philosophie. Elle a par ailleurs présidé en 1988 l'International Crime Congress, à New York. En 1987, elle était présidente du Mystery Writers of America dont elle a été un membre actif pendant de nombreuses années.La reine du suspense est l'auteur féminin du genre qui vend le plus de livres aux Etats-Unis: plus de 50 millions en "hard cover". Ses romans sont des best-sellers dans le monde entier, en France notamment avec plus de 20 millions d'exemplaires vendus. Mary Higgins Clark a reçu en 1980 le Grand Prix de Littérature policière pour La Nuit du renard et en 1998 le Prix du Festival du film de Deauville.En 1999, un sondage paru dans "Le Monde" la donnait en seconde position des auteurs les plus lus par les jeunes de 18 ans.
Si la quête de l'amour et du bonheur occupe une grande part de la littérature, nul ne l'aura entrepris comme Pierre Girard dans ses romans où l'anodin se fait universel. Il n'a plus désormais qu'une poignée de lecteurs mais ce sont des inconditionnels. Son grand oeuvre caché reste pourtant la somme importante de billets de presse qu'il offrit à ses concitoyens suisses, une mine d'or littéraire oubliée que l'écrivain Thierry Laget est allé explorer pour en exhumer de brillants éclats. Dans ses Menus propos, on célèbre un état d'esprit qui n'est pas sans rappeler celui de son contemporain Alexandre Vialatte : on y sourit, on y a foi dans la bonté de l'homme, on y herborise, on y flâne, on y rêve, on s'y surprend à trouver des qualités aux pauvres humains... Parce que les féeries sont faites avec du réel, Girard parvient dans le même mouvement à nous séduire et nous transporter, et il lui suffit de quelques lignes tendres ou ironiques pour y parvenir.
Ausländer Rose ; Blum Klara ; Celan Paul ; Mathieu
Aux confins de l’empire austro-hongrois, Czernowitz fut au début du vingtième siècle un foyer exceptionnel d’activités et échanges culturels, mêlant des communautés linguistiques et religieuses très diverses et cultivées, comme d’une autre façon a pu le faire Sarajevo ; c’est dans cette ville de Bucovine que naquirent Paul Celan, Röse Auslander ou Aharon Appelfeld. Occupée par la Roumanie après la première guerre mondiale, la ville fut ensuite envahie par les troupes russes puis, à partir de 1941, à nouveau reprise par les Roumains alliés à l’Allemagne. Aux déportations vers l’Est et la Sibérie succèdent alors la violence d’un ghetto, les exécutions massives et la déportation vers les camps sous contrôle nazi. Ce livre est une création originale, constitué de proses, de lettres, de fragments de journaux intimes, de poèmes, écrits entre 1941 et 1944 par des écrivains et artistes juifs de langue allemande originaires de Czernowitz. La chronique de ces années relate à la fois la déportation et la vie dans le ghetto. Les textes, hantés par la tentative de survie par et dans l’écriture, se succèdent pour tisser une série de témoignages croisés dont émergent des fragments poétiques d’une grande intensité, d’une certaine façon rendus à la matrice des jours dont ils sont tout ensemble le fruit et la transfiguration. Cet ensemble constitue un témoignage inédit sur ce que les historiens ont appelé la « Shoah par balles ». François Mathieu avait déjà entrepris un premier travail de traduction de poètes de Czernowitz (Poèmes de Czernowitz. Douze poètes juifs de langue allemande, éditions Laurence Teper, 2008). Les sources en sont ici multipliées, débordant le cadre de la seule écriture poétique et faisant appel à des textes témoignages de prosateurs et d’artistes. Des cartes et une introduction en précisent le cadre historique et géographique.Les textes assemblés puisent dans un très grand nombre d’ouvrages publiés en allemand et pour la plupart jamais traduits. Parmi les auteurs assemblés ici, citons Rose Ausländer, Paul Celan, Alfred Gong, Alfred Kittner, Jacob Meltzer, Ilana Shmueli, Immanuel et Isaac Weissglas, ou le peintre Arnold Daghani.