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Bankgreen Tome 1
Di Rollo Thierry ; Girard Olivier
BELIAL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843441028
Extrait Il est né dans la nébuleuse grise. Au coeur brûlant des amas bleus, il jaillit, traverse les brumes sombres et immenses, trace sa ligne entre les étoiles qui piquettent le noir profond de l'univers. Les forces courbent l'espace tout entier, le ploient indéfiniment. Elles ont peut-être raison. Ici, rien ne s'ajoute au Temps ni ne s'en retranche ; la matière vibrante des géantes rouges irradie le vide, l'amplifie à sa démesure. Il voyage à la vitesse de trois cent mille kilomètres par seconde, il est immortel. Il glisse sur le froid énorme des champs d'astéroïdes, rebondit sur l'obscurité des planètes mortes, ne croit en rien d'autre que lui-même. Il est tout ; il n'est déjà plus rien. Le photon dérive, invincible. Il ne connaît que trop peu de choses de ces matières vivantes et bêtement immobiles. Il en croise, pourtant, de systèmes solaires en singularités vives. Elles représentent des jalons à peine marqués, fantomatiques sur les fonds infinis des mondes creux. L'univers est un ennui éternellement recommencé, le photon l'a appris depuis sa naissance. Et ce dernier continue, sûr de lui, parce qu'il a créé en partie l'inexplicable ; ces boules rondes et gelées flottant dans le néant ; ces étoiles d'une blancheur insoutenable ; ces gouffres obscurs aspirant et comprimant tout ; ces nébuleuses d'où lui-même, petit ludion de lumière immatérielle, a été expulsé. Cette somme innommable, insensée. Durable et solitaire. Le Temps est tellement long qu'il en devient profondément immobile. Le photon poursuit sa route perlée, visite des soleils jumeaux autour desquels gravitent des bouts d'astres pelés, ignore les météores incandescents des vieux mondes, atteint enfin les régions périphériques d'une galaxie semblable à toutes les autres.
Mornau est né à la campagne. Près d'une autoroute. Après les jeux de gamin, les défis tordus de l'adolescence, fatigué de l'endroit, il monte à Paris. Déchargeur aux halles par défaut, il s'ennuie. Jusqu'à une rencontre: celle qui déterminera toutes les autres. Grâce à Brunard, il apprendra ainsi son vrai métier et participera à l'avènement d'une nouvelle force politique. Après les deux mandats du Petit et le quinquennat sans saveur conduit par une sociodémocratie timorée, c'est une façon pour lui de préparer notre enfer.
Mordred est le dernier des varaniers, l'ultime représentant d'une race dont l'origine se perd dans les premiers battements du coeur du monde. Nul n'a jamais vu son visage derrière le heaume gris qu'il ne quitte en aucune occasion, pas plus que la couleur de sa peau par-delà l'armure qui l'habille ? à moins que l'armure elle-même ne soit précisément cette peau, et son heaume son visage... Mordred est celui qui annonce, et personne n'échappe à son épouvantable prédiction : il connaît la fin de chacun, l'instant précis et les circonstances de la mort de quiconque croise sa route. Mordred est le plus redoutable des mercenaires. Aussi vieux que Bankgreen l'immémoriale, Bankgreen la mauve et noire, Mordred est immortel. A moins que... Car après tout, sur Bankgreen, qui sait si la mort même ne pourrait pas mourir ?
Résumé : Grande-Ville. Cité-monde polluée, inique, ultraviolente, déchirée par une guérilla dont les factions même ont oublié l'origine. Grande-Ville. Cité-labyrinthe au ciel de suie peuplé de vautours mutants qui, sans relâche, prélèvent en nuées leur écot sur une population terrifiée. Grande-Ville. Cité-tombeau d'un monde assassiné par l'incurie humaine... Du haut des trois cents étages de l'immeuble de la Gormac, dans le quartier sécurisé des Justes, John Stolker, héritier de l'empire Gormac, contemple Grande-Ville. Sa ville. Alors même qu'il inhale la première bouffée de " K. Beckin ", le Monstre le toise et barrit. Démesuré, il emplit l'espace et trace bientôt son chemin de ruine. John Stolker sait que le Monstre lui montre la voie, celle d'une vengeance nourrie par une haine froide et lucide. Aussi va-t-il régler ses comptes avec la terre entière : il suivra le Monstre... Jusqu'au bout.
Résumé : Demain. Le pétrole n'est qu'un souvenir. Reste le charbon, et avec lui ses mines titanesques et leurs millions de gueules noires, sa poussière grise et ses cieux asphyxiés. Un monde glacé où l'eau pure est la plus convoité des denrées, où les animaux clonés en masse vont s'échouer au fond des filons, où le mot "jour" a été remplacé par "nuit claire". Demain. Pennbaker est porion, contre-maître à CorneyGround. Et il a contemplé la Mort dans les yeux, des yeux qui ressemblent étrangement à ceux de sa mère... La Mort qui lui a demandé, de cette voix si douce, s'il connaissait la profondeur des tombes... Et Pennbaker sait où chercher. Car au loin brillent les lumières de l'U-Zone, région de non-droit où réside Bartolbi, l'éleveur de hyènes. Débute ainsi la quête en compagnie de CloseLip, la fille chérie, son amour, sagement rangée dans sa valise...
Harrison a un problème avec l'océan. Qui a sans doute à voir avec le fait que lorsqu'il était tout gamin, "quelque chose s'y est passé"... Un quelque chose proprement horrible dont il n'a aucun souvenir conscient, mais qui a coûté la vie à son père, lui vaut une prothèse carbonée en guise de jambe droite, et des douleurs fantômes pour occuper ses nuits. Or, la thalassophobie, quand votre mère est océanographe, c'est assez compliqué. Surtout quand cette dernière se pique de mener une mission improbable au large de Dunnsmouth, petite bourgade portuaire typique de Nouvelle-Angleterre, avec ses pignons, son vieux phare, son architecture georgienne typique, son collège au style gothique suranné et ses habitants aux allures de poissons morts. A moins que ce ne soit l'imagination d'Harrison qui en rajoute un brin... Il faut dire que le poisson, Harrison, il n'aime pas beaucoup ça. Or voilà que sa mère disparaît à son tour, victime d'un accident alors qu'elle disposait des balises en haute mer...
EN CETTE ANNÉE 1924, Charles Thomas Tester, musicien médiocre et escroc de bas étage, traîne sa longue silhouette dans les rues grouillantes de Harlem en quête de quelques dollars, de quoi manger et conserver le toit qu'il partage avec son père vieillissant. Il n'ignore rien de la magie qu'un costume ajusté comme il convient peut provoquer, de l'invisibilité qu'un étui à guitare peut générer, jusque dans les quartiers les plus huppés, ni de la malédiction gravée dans la couleur de sa peau, celle-là même qui attire invariablement le regard des Blancs et des flics qui vont avec. Tommy est un prince. Un prince de Harlem. Mais quand il livre un grimoire occulte à une sorcière recluse au c?ur du Queens, il n'a aucune idée des portes qu'il entrouvre alors, ni de la monstruosité que son geste pourrait bien libérer...Une horreur à même d'engloutir New York tout entière.« Un récit plein de rage et de passion. » THE NEW YORK TIMES
Année 3685. L'humanité a essaimé à travers le Système solaire et un nouvel âge d'or s'offre à elle. Une renaissance qui doit beaucoup à un homme, Michael Poole, ingénieur brillant dont les inventions ont joué un rôle crucial dans l'expansion humaine. Mais Poole voit plus grand. Plus loin. Or pour cela il lui faut des ressources à la mesure de sa démesure - une manne qu'il pourrait bien dénicher sur Titan, l'un des derniers lieux encore inexplorés du Système. Quitte à s'aventurer dans les entrailles glacées du satellite de Saturne... et y découvrir l'impensable.
Les attracteurs de Rose Street est un récit d’ambiance et d’inspiration gothique parfait. Son univers riche et sa plume élégante nous plonge avec délice dans le brouillard londonien et les méandres de la psychologie humaine au cours d’une enquête paranormale savoureuse.