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Et le bleu du ciel dans l'ombre. Edition bilingue français-anglais
Marques Manuela ; Tiberghien Gilles A.
LOCO
32,00 €
Épuisé
EAN :9782843140020
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Résumé : La taille de ce vent est un triangle dans l'eau est tiré d'un vers de l'écrivain portugaise Fiama Hasse Pais Brandao et sa part de mystère caractérise bien ce qui entoure les ?uvres photographiques de Manuela Marques. Habituée à rapprocher des registres d'images de différentes natures (portrait, paysage, nature-morte) et à créer des situations photographiques spécifiques, l'artiste, par la formulation plastique de son travail, tend à mettre en doute ce que, nous, spectateur, percevons d'une réalité. Sa démarche artistique explore ainsi des lieux ou situations réelles dont elle prélève, comme par soustraction, certains fragments qu'elle fait jouer entre eux au moment de l'accrochage d'une exposition ou de la mise en page d'un livre. Ce livre revisite près de cinq années de réalisations depuis sa dernière grande monographie (Still Nox, Marval, 2008). Il fait jouer à travers une mise en page originale un processus de "défocalisation" de la perception : une réalité fragile qui se retrouve entr'aperçu entre les choses ou amenuisée par des premiers plans brouillés. Ce livre sort à l'occasion d'une importante exposition qui se tiendra à la fondation Gulbenkian / Paris d'avril à juillet 2014.
Résumé : Cet ouvrage se propose de lire la citoyenneté politique des femmes au travers des acquis de la sociologie politique. Il retrace les chemins de l'exclusion et de l'inclusion politiques des femmes dans une série de pays d'Europe occidentale et des continents américains, pays dont les traditions politiques autorisent des comparaisons significatives. Une importance particulière est notamment accordée à la confrontation des systèmes français, britannique et belge. La première partie du livre s'attache aux bases doctrinales qui ont fondé exclusion et inclusion, et relate les expériences historiques qui, de l'exclusion politique des femmes, aboutissent à la reconnaissance de leur citoyenneté. La seconde partie décrit, tout d'abord, les instruments juridiques internationaux qui ont légitimé cette reconnaissance et l'aspiration d'un plein exercice par les femmes de leur droit de citoyenneté. Elle confronte ensuite les débats anglo-saxons et francophones sur genre, citoyenneté et représentation, pour aborder enfin les enjeux actuels que constituent les mesures de quotas et la parité, tels qu'ils se posent notamment dans des pays comme la France, la Belgique et l'Argentine. Ce livre s'adresse aux étudiants, chercheurs, enseignants, politologues ou sociologues, qui sont concernés par la problématique des rapports de genre dans leurs relations à la citoyenneté politique.
Cet ouvrage apporte un nouveau cadre conceptuel de référence pour aborder la question de la déficience sociale qui prend un sens lorsque les compétences essentielles pour relever les défis complexes de la vie ne sont pas observées chez l'individu. Une bonne connaissance de cette nouvelle vision est absolument requise pour pouvoir discuter des problèmes associés à l'alcoolisme. L'auteur nous transporte hors des impasses relationnelles et propose une méthode psycho-communautaire innovante riche en matière de traitement. Une réflexion pleine d'espoir sur l'humanité et ses faiblesses livré sous une plume rythmée. Nul besoin d'être scientifique pour apprécier cet ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent aux ravages et à la dangerosité de l'alcoolisme dans notre société. . . Historien de formation, Manuel SILVA MARQUES s'est tourné vers la médecine. Psychiatre, Professeur à la Faculté de médecine de l'Université Fernando Pessoa et chercheur en psychopathologie, psychiatrie sociale et communautaire à Porto. Profondément attaché à une politique de lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie. Il créé en 1986 l'association Ligue de Prophylaxie d'Aide Communautaire (LIPAC) et il est régulièrement consulté comme expert autour de questions liées à la problématique de l'alcoolisme et autres drogues qui lui a valu le titre de Land Man of Alcoholism .
L?Amérique latine est en train de vivre une transformation démocratique sans précédent. Pour la première fois de son histoire, la sortie des dictatures et les passages à la démocratie politique vont de pair avec un ébranlement des multiples réseaux de tutelle que furent le patrimonialisme, le clientélisme, le corporatisme, et débouchent à la fois sur des processus d?individuation des citoyens et sur la revendication d?identités collectives. La reconnaissance de la diversité ethnique et de l?égalité de genre constituent les ingrédients d?une culture anti-autoritaire. S?appuyant sur l?histoire, mais aussi sur une analyse comparatiste, cet ouvrage s?attache à distinguer les points communs unissant l?évolution de ces régimes, mais aussi les singularités de chaque pays. Il offre un panorama complet des régimes et des systèmes politiques en ?uvre en Amérique latine. Il intéressera principalement les étudiants en science politique, en histoire, en sociologie, en langues et civilisations, mais aussi tous ceux qui se passionnent pour ce continent en pleines mutations. Bérengère MARQUES-PEREIRA est professeure de l?Université libre de Bruxelles en sciences politiques et sociales. David GARIBAY est maître de conférences en science politique à l?Université Lumière Lyon 2, chercheur à Triangle (UMR CNRS 5206).
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.