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Survivre et mourir en musique dans les camps nazis
Giner Bruno
BERG
19,30 €
Épuisé
EAN :9782917191392
Des premiers camps punitifs du III° Reich jusqu'aux usines de mort de Treblinka ou Birkenau en passant par les camps de prisonniers de guerre, ce livre tente un état des lieux des activités musicales dans l'univers concentrationnaire. Dès le début, les principales utilisations et détournements de la musique sont présents: elle rythme la répression, la propagande et accompagne les travaux forcés.Dans les camps d'extermination, ceux de l'Aktion Reinhard (Belsec, Sobibór et Treblinka) et celui d'Auschwitz-Birkenau, les notes de musique s'élevaient dans les airs en même temps que la fumée des fours crématoires, quand elles n'étaient là pour cacher le bruit des exécutions sommaires. C'est dans cette partie que l'auteur a choisi de parler de Theresienstadt, le « camp des musiciens », camp de transit et antichambre de Birkenau dont la création figure en bonne place dans le protocole de la conférence de Wansee qui organisa l'extermination des populations juives d'Europe.En parallèle aux camps de concentration pour civils, l'auteur se penche également sur les musiques composées dans les camps de prisonniers de guerre. Si Olivier Messiaen est sans nul doute le musicien le plus célèbre de tous les camps de prisonniers (il a composé son Quatuor pour la fin du temps au Stalag de Görlitz), nombre de compositeurs, chefs d'orchestres ou instrumentistes furent également captifs dans les Stalag et Oflag allemands. Pour mener à bien ce travail et le confronter à la mémoire encore alerte des survivants, l'auteur a rencontré d'anciens déportés, notamment Robert Fertil, (Neuengamme), Anise Postel-Vinay (Ravensbrück) ainsi que deux musiciens, tous deux violonistes: Haïm Lipsky (Auschwitz I) et Violette Jacquet-Silberstein (orchestre des femmes de Birkenau). Parfois clandestine mais le plus souvent « officielle », la musique fit partie intégrante du système concentrationnaire.
Fils d'un courtier maritime, Erik Satie (1866-1925) étudie un peu le piano et l'harmonie jusqu'à son renvoi du Conservatoire à l'âge de vingt ans. Il déserte le monde de la musique classique pour une vie de saltimbanque, jouant du piano dans différents cabarets de Montmartre. Il y rencontre notamment Debussy qui orchestre en 1896 deux de ses Gymnopédies pour piano. Satie, à plus de quarante ans, décide de reprendre des études musicales et s'inscrit à la Schola Cantorum où il suit les cours de Vincent d'Indy et Albert Roussel. De nature extravertie, excentrique et très critique envers ses contemporains, il s'attire les foudres de bon nombre de critiques et musiciens qu'il juge trop sérieux. Ses qualités de compositeur ne seront véritablement reconnues qu'après sa mort. La majeure partie de son oeuvre touche à la musique pour piano (Gymnopédies, Gnossiennes, Trois morceaux en forme de poire), à la voix (Socrate, Ludions) ainsi qu'à l'orchestre où l'on décèle une nette influence du music-hall (Parade, Mercure, Relâche). Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de partir à la rencontre d'un maître de la musique de la première partie du XXème siècle dans cette étude inédite illustrée et complétée de nombreuses annexes.
Résumé : Quel regard critique impartial peut-on porter sur la composition musicale au féminin ? La tache est éminemment délicate mais intéresse plus que jamais aujourd'hui une société avide de redonner aux femmes la place qu'elles méritent au sein du Panthéon de l'invention musicale. Plutôt que d'écrire quelques énièmes fiches biographiques sur telle ou telle compositrice, Bruno Giner a préféré aborder ce sujet au prisme d'Åuvres de compositrices et de leur seule valeur artistique et musicale. Bon nombre de ces créatrices ont été injustement oubliées par une histoire de la musique écrite par des hommes, lesquels pensaient peut-être à l'instar de Brahms, qu'il "n'existera de compositrice qu'avec le premier homme qui aura mis un enfant au monde" ou, pire encore, avec l'éminent chef d'orchestre Sir Thomas Beecham déclarant de son vivant "qu'il n'y a pas de femmes compositrices, il n'y en jamais eu et il n'y en aura jamais ! " L'étouffement programmé des compositrices en général, qui s'est notablement accentué dans l'Europe du XIXe siècle suite au pouvoir grandissant d'une bourgeoisie phallocrate, a probablement contribué à court-circuiter une vision claire et objective d'une partie de l'histoire de la musique. Cette étude, inédite et raisonnée, cherche à retrouver un juste équilibre et à mettre aussi en perspective certaines Åuvres maîtresses encore injustement délaissées.
L'expression nazie "Entartete Musik" ("Musique dégénérée") qualifie un vaste répertoire musical d'oeuvres et de compositeurs interdits et diffamés sous le IIIème Reich. L'un des symboles reste l'exposition du même nom organisée en 1938 à Düsseldorf. Au nom de la "pureté de la race", le régime nazi glorifia les maîtres de la tradition musicale allemande et bannit les musiques atonales, celles de la seconde Ecole de Vienne (musique sérielle), les musiciens juifs, les opposants politiques et une grande partie des musiques "modernistes" du premier tiers du XXe siècle. Le jazz, le cabaret et la chanson, tantôt autorisés tantôt détournés, subirent également les conséquences de cette politique. De nombreux compositeurs furent mis à l'index, notamment Erich Wolfgang Korngold, Erwin Schulhoff, Kurt Weill ou encore Paul Hindemith, "enfant exemplaire" dans un premier temps mais qui finit par décevoir le régime. Certains réussirent à s'exiler, d'autres moururent en déportation. Mais cet immense catalogue d'oeuvres leur a survécu, terrible témoin de la barbarie nazie, imposant toujours un certain devoir de mémoire. Ce volume de la collection horizons vous propose de mieux comprendre cette période allemande historique et ces musiques à travers une synthèse inédite et illustrée, augmentée d'annexes utiles.
Résumé : Am stram gram, pique et couds et Instagram ! Le DIY est du côté des mamans : du lit au tableau, des rideaux au tablier de cuisine, voilà des réalisations illustrées pas à pas pour créer la chambre rêvée de vos bambins ! Chinez, récupérez, détournez, créez, sur fond vintage, le paradis de votre baby love ! Grâce à cet ouvrage, réalisez : Un lit vintage - Un drap housse - Une couverture isométrique au crochet - Un mobile en papier - Une table de chevet en scoubidou - Un tapis mouton - Un coffre à jouets - Une table basse customisée - Une pochette en tissu - Des housses de matelas - Une caisse aux livres - Des rideaux fléchés - Une petite cuisine - Un petit torchon - Des maniques au crochet - Des mini-pots Uenkel - Un patchwork mural - Une dînette murale - Un tapis tissé - Une chaise haute modernisée - Une penderie - Une étagère en caisses de vin.
Figure de proue de l'anarchisme français, Alexandre Marius Jacob (1879-1954) fut honnête cambrioleur, écrivain, journaliste et mécène de la presse libertaire. Le vol est pour Marius Jacob une arme politique : " Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. " Ceux qu'on appelle les "travailleurs de la nuit" ne cherchent pas l'enrichissement personnel, mais l'effondrement d'un système inique. Le produit des cambriolages sert avant tout à soutenir la cause anarchiste et à venir en aide aux plus démunis, aux familles des anarchistes emprisonnés ou exécutés. Jacob garde à peine de quoi vivre. Il est très probable qu'il inspira le personnage d'Arsène Lupin à Maurice Leblanc.
L'auteur a étudié plusieurs cas d'enfants ayant commis des crimes majeurs qu'elle relate. Cela lui a permis de constater que le phénomène des enfants tueurs n'est pas récent et que la justice tout comme la société ont toujours été désarmées devant de tels phénomènes. Peut-on comprendre les motivations de ces enfants ? Diverses hypothèses sont explorées : familiale, sociologique et biologique. L'hypothèse familiale soutient qu'une enfance difficile et le vécu de l'individu peuvent expliquer son comportement criminel. La sociologique pour sa part implique que la société, par ses travers et ses difficultés, mène les jeunes à la délinquance et au crime. Cette théorie incite à explorer les cas d'enfants soldats et d'enfants recrutés par des groupes criminalisés. L'hypothèse biologique quant à elle suppose que le cerveau, ou tout autre élément physique tel une déficience ou un surplus hormonal chez les jeunes criminels, présente des variations et anomalies qui pourraient expliquer leur passage à l'acte. L'étude proposée, en soulevant le questionnement entre l'apport de l'inné et de l'acquis dans la construction de la personnalité humaine, permet d'aborder la notion de "criminel né". Existerait-il en effet des individus qui, dès leur naissance, seraient voués au crime et si oui comment les identifier ?
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.
Dans la première partie de son texte, Cousin définit l'égalité comme l'égale liberté. Puis il fait l'éloge du droit de propriété, compris comme fondement de la justice et donc de la loi. Dans un second temps, il ajoute un devoir de charité. Selon lui, en plus de faire régner la justice, ce qui est sa mission principale, l'Etat doit avoir du coeur et des entrailles. Toutefois, ce devoir de charité n'implique pas, dit-il, un droit à l'assistance ou un droit au travail. " Si vous m'arrachez une obole, vous commettez une injustice. Il y a ici des devoirs qui n'ont pas de droits corrélatifs. " La charité n'est pas un dû, c'est un devoir. 1848 n'est pas une année comme les autres. En février c'est la révolution, suivie par l'effondrement de la monarchie de Juillet et la proclamation de la seconde République. Mais c'est aussi, en France, l'émergence du socialisme.