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Les territoires de l'aménité
Gilles Philippe ; Lévêque Laure ; Bastidon-Gilles
EFFIGI
15,00 €
Épuisé
EAN :9788855243476
Aménité : du latin amoenitas (charme) qui signifie, à la fois, l'amabilité et la douceur dans le caractère et l'attitude de quelqu'un et, pour un lieu, son agrément. En reliant les deux termes de cette dualité, cette extension du terme d'aménité nous permet, au-delà d'une considération passive d'observation, d'en tirer une représentation satisfaisante et méthodique suivant laquelle les individus de même que notre milieu et nos ressources doivent être traités avec égard, ce qui devrait aller de soi, comme base élémentaire du respect de soi-même. Dès lors, les territoires d'aménités, lieux d'expression de celles-ci, doivent être préservés et partagés aux fins d'une transmission inter et trans générationnelle que ce soient, dans cet ouvrage, les vestiges et les monuments ; l'environnement, particulièrement maritime et singulièrement méditerranéen ; la collecte, la production et la diffusion de données ; l'urbanisme avec ses droits et ses devoirs ; ou les regards croisés de différents artistes sur notre région, la Méditerranée.
Résumé : Les lecteurs trouveront dans ce précis les informations essentielles relatives à la longue période (depuis 1945) et les éléments d?informations et d?analyse sur les évolutions de l?économie mondiale. Cette quatrième édition, sans modifier le plan initial de l?ouvrage, intègre les données macro-économiques les plus récentes et introduit de nouveaux développements relatifs à la crise et ses conséquences, notamment en Europe avec la question de la Grèce.
La récurrence des crises financières et monétaires depuis plus de deux décennies n'est pas indépendante du développement des marchés internationaux de capitaux privés. Avec l'avènement de la globalisation financière, quelle architecture internationale peut endiguer les risques de propagation systémique des crises, discipliner les pratiques des centres financiers offshore et améliorer les partenariats Nord-Sud ?
Résumé : C'est en linguiste et en historien que Gilles Philippe fait apparaître dans cet ouvrage une dimension fondamentale, et pourtant largement inaperçue, de notre passé littéraire : le souci prioritairement accordé aux questions de grammaire de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Grande Guerre, et même au-delà, jusqu'à Jean-Paul Sartre. De Maupassant au jeune Barthes, en passant par Proust et Claudel, on s'est inquiété de la place des adjectifs, disputé pour des problèmes de conjugaison, en une sorte de polémique sans cesse relancée et à laquelle tous ont voulu prendre part : historiens de la langue et de la littérature, comme Brunot et Lanson ; critiques et linguistes, tels Thibaudet et Bally ; pontifes de l'Académie française et de l'institution scolaire, grands prêtres de La Nouvelle Revue française. De cette querelle récurrente Flaubert émerge ici comme le héros paradoxal. Faire de la littérature, était-ce écrire " bien ", en respectant les préceptes farouchement défendus par les puristes, ou alors tordre la syntaxe jusqu'à la rendre expressive ? Prendre des libertés avec la norme vous excluait-il du panthéon des vrais écrivains ou vous y menait-il tout droit ? La question peut sembler futile, et d'un autre temps. Elle fonde pourtant notre rapport moderne aux textes et reste capitale pour un abord de la littérature qui, derrière la langue, sa correction et ses audaces, renvoie à un ordre rhétorique et social. Et cet ordre va très loin : au c?ur de l'identité même de la France, cette nation littéraire.
La crise climatique et environnementale n'est plus à notre porte. Elle est bien présente : rapports, études, mouvements citoyens ne cessent de la constater. Depuis le premier rapport du GIEC publié en 1990, le réchauffement planétaire n'a pas diminué, et, en 2023, l'optimisme climatique n'est pas à l'ordre du jour. Les Etats, les gouvernements, les institutions diverses et variées et les populations doivent impérativement en prendre conscience parce que, comme le soulignent les Nations Unies : " Les changements climatiques sont la question déterminante de notre époque et nous sommes à un moment décisif. De l'évolution des conditions météorologiques, qui ont des effets sur la production agricole et alimentaire, à l'élévation du niveau des mers, qui augmente les risques d'inondations, les conséquences des changements climatiques sont mondiales en termes d'effets et d'échelle. Sans action immédiate, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de s'adapter aux conséquences futures de ces changements ". Face à cette urgence, quel rôle peuvent jouer les Sciences humaines ? En quoi peuvent-elles aider à repenser la relation que nous entretenons individuellement et collectivement avec l'environnement ? Comment peuvent-elles travailler à modifier les représentations et les comportements ? Sur le front de la prise de conscience, aux côtés de l'histoire, de la géographie, de la linguistique et des écritures de création, la littérature sous toutes ses formes et tous ses genres, en explorant les savoirs scientifiques sur le terrain des imaginaires, monte, de toute évidence, en première ligne.
Il existe un petit bout de littoral sur la côte Sud-Est, du cap Bénat au cap Canaille, qui, jusqu'à il y a peu, était presque complètement ignoré, malaimé même. En son centre, la ville de Toulon. Ne disait-on pas " Toulon – Ville sans renom – Hommes sans honneur – Femmes sans pudeur – Montagnes sans verdeur – Rivières sans fraîcheur " ? Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui ont envie de découvrir ou redécouvrir ce littoral autrement, de faire un véritable voyage à travers ses paysages. Car ceux-ci sont une mémoire. Ils ne sont pas simplement laids ou beaux, étrangers et froids tels quelque chose auquel on n'appartient pas mais véhiculent une histoire des relations entre le milieu et les humains qui l'ont habité, parcouru, des émotions, des valeurs. Ils nous relient, à travers les époques, à notre espace. Ce livre raconte donc des histoires, celles d'un territoire d'une richesse prodigieuse, pour ainsi tisser un lien charnel, une forme de beauté propre à faire naître de l'émerveillement.
Comment dire le sacré ? Comment nommer et transmettre ce qui nous dépasse et dont on ignore la vraie nature ? Le sacré s'inscrit dans cet écart que l'humain, de tout temps et en tout lieu, investit de sentiments et d'émotions opposés. Le sacré induit en effet autant la crainte que l'attrait, autant l'effroi que l'adhésion. Il stimule autant l'aspiration à la plus grande des libertés que la soumission à la pire des sujétions. Il éclaire la dimension la plus intime de l'être, comme il fédère avec la plus grande force les plus solides groupes humains. Cette " dialectique du sacré " – dont Caillois développe les puissantes contradictions – crée l'ambivalente posture dont mythes, religions, philosophies tentent de surmonter l'aporie. Comment concilier rationnellement, émotionnellement, formellement la conscience de ces contradictions ? L'originalité de ce volume est de rassembler des contributions d'horizons divers, relevant de la philosophie, des études littéraires et de l'histoire de l'art (musique, peinture, architecture), qui toutes questionnent les modes de représentation de la notion de sacré. Des Pères de l'Eglise aux musiques d'Orient ou d'Occident, du Caravage aux formes plastiques les plus contemporaines réincarnant la sacralité d'oeuvres patrimoniales emblématiques, de l'architecture de la ville aux figures de spiritualité dans la poésie moderne, chaque domaine entre ainsi en dialogue avec l'autre et prouve, s'il le fallait encore, l'universalité et l'intemporalité de la quête ainsi syntonisée par Paul Klee " L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible ".
En cette année 2017, le temps des révolutions revenait dans les têtes. Anniversaire de la révolution libérale de Russie et bien sûr de cette première, inattendue et triomphante révolution bolchévique d'octobre. Révolution(s) entre commotions et commémorations est le fruit des échanges des 5e Rencontres d'histoire critique, tenues en 2017, comme depuis huit ans, à Gennevilliers, à l'initiative des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique et de l'Université populaire des Hauts-de-Seine. Le livre croise les approches d'historiennes, de sociologues, de géographes, de spécialistes de littérature autour de ces temps du social inhérents à notre modernité, celle de la pensée du contrat social et des droits inaliénables des hommes, libres et égaux, qui savent désormais que nul ordre social n'est légitime au-delà de leur consentement. Révolutions toujours inachevées, emportant plus ou moins de transformations réelles, plus ou moins durables, le livre embrasse la diversité de ces événements de la France, matrice féconde, à la Russie devenant URSS, à l'Ukraine, l'Irlande, l'Italie, la Chine et aux Etats-Unis, si profondément hantés par les échos des révolutions. Ce volume fait suite à ceux des précédentes Rencontres d'histoire critique, Guerre et paix et Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire.