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Maximes
GERMONT
COOPERATIVE
11,00 €
Épuisé
EAN :9791095066149
Mon amour est d'une étrange sorte, il ne vient qu'attiré par Des poèmes, seules des mains créatrices peuvent caresser son corps Glorieux et méprisant, et son âme barbare ne sourit tendrement Qu'aux accents silencieux des chants où s'apaise sa force. Préfaçant les Maximes de La Rochefoucauld, Roland Barthes soulignait qu'il existe "une affinité particulière entre le vers et la maxime, la communication aphoristique et la communication divinatoire" et qu'il y a dans la maxime "une véritable économie métrique de la pensée, distribuée en temps forts et en temps faibles". De telles phrases peuvent permettre d'expliquer que Germont ait décidé d'intituler Maximes son quatrième livre de poèmes. Venant après les Sonnets, les Ballades et les Stances, il clôt la série de ce qu'on peut considérer comme son oeuvre de jeunesse. Comme les précédents, il se caractérise par une exploration formelle originale, plus variée encore dans ce volume. Ses quatre parties, chacune de huit poèmes, correspondent à quatre étapes pouvant jalonner toute expérience amoureuse : les Rencontres, les Séparations, les Recherches et les Retrouvailles. Chaque poème constitue à la fois l'écho d'un moment vécu et une variation autour des sentiments qu'affronte le poète pour son bonheur comme pour son malheur.
Je n'ai rencontré qu'une fois Jean Dervage, et je ne lui ai jamais parlé", écrit le narrateur à propos d'un jeune homme dont la beauté le fascine. Mais qui est Jean Dervage ? Tout ce roman est consacré à chercher la réponse à cette question. Celle-ci semble essentielle au narrateur, confronté à l'échec de sa propre vie sentimentale et pourtant rempli d'espoir, au nom d'un "idéalisme" qu'il s'applique à redéfinir. La jeunesse et la beauté, les deux qualités qui expliquent la séduction qu'il exerce sur ceux qui le rencontrent, ne suffisent pas à définir Jean Dervage. Il en jouit, mais il en est aussi victime, dans sa quête d'un bonheur plus durable qu'elles. A travers deux histoires d'amour, l'une malheureuse, l'autre heureuse, on le voit dépasser peu à peu une conception décevante de la vie et de la réussite. Dans ce deuxième roman, Germont semble faire le bilan de sa jeunesse à travers l'évocation d'un personnage entrevu au cours de ses propres années d'errances. Le livre apparaît ainsi comme un document sur la vie nocturne de la fin des années 1980. La vie reconstituée du héros, de son enfance à sa première jeunesse, dessine le portrait d'une génération. La présentation sous l'aspect d'une société secrète du monde marginal des noctambules, et même de la jeunesse de cette époque en général, renouvelle la thématique du roman d'initiation. Nul ne se serait attendu à retrouver les tourments et les subtilités de la Princesse de Clèves dans les boîtes de nuit parisiennes.
L'été qui précède son départ pour la capitale où il va commencer ses études, Erick passe ses vacances au bord de la mer. Séduit par Sven, un beau Suédois avec lequel il ne tarde pas à faire connaissance, il doit constater que ce dernier refuse de répondre à ses désirs, bien qu'il sache parfaitement ce qu'il en est : Sven est marié et père de famille. Au cours de cet été, Erick va se lier d'amitié avec quelques personnes remarquables qui forment comme une société secrète, animée d'un esprit particulier : la maison de Lucile et Martin est le centre de cette communauté d'esprits qui ont adopté le "callionisme", de l'adjectif grec qui signifie "plus beau, meilleur". Peu à peu initié à ce qui est d'abord moins une philosophie qu'une attitude générale envers la vie et le monde, Erick va parcourir de rencontre en rencontre un chemin initiatique qui le mènera vers la pleine acceptation de lui-même. Alors que la France contemporaine cède à la détestation de soi et semble ne travailler qu'à sa propre perte, les amis qui serviront de guides à Erick lui permettront d'éviter les pièges, et de connaître à travers son amour pour Peer, un jeune homme atteint du sida, une révélation qui engage tout le sens de la vie humaine. On referme ce livre gorgé d'émotion avec la certitude qu'il contient les plus riches ferments d'espoir pour l'avenir.
Etienne, le héros de ce roman, peine à se reconnaître dans la France de son temps. Réduit par sa destinée à une existence solitaire, il se réfugie dans le monde merveilleux de la culture française où il baigne depuis son enfance. Epistolier convaincu, à une époque où l'art épistolaire est en perdition, il écrit des lettres imaginaires à de grands artistes, en se cachant lui-même derrière des identités prestigieuses. On découvre ainsi des lettres de Jean-Philippe Rameau à Claude Monet, ou d'Hector Berlioz à Jean-Jacques Rousseau. Les voix et les temps se mêlent, s'enrichissent en un dialogue singulier. Loin d'être coupé de son époque, l'Epistolier témoigne d'une inquiétude et d'une révolte qui ne cessent de la remettre en question. Les lettres imaginaires alternent avec les évocations réalistes d'un pays en crise. En jouant avec les époques diverses de l'histoire de France, ce roman met en perspective les problèmes les plus actuels. En un temps de doute et de relativisme, il rappelle que la culture pleinement vécue et aimée est un monde où la vie prend enfin un sens, et dont la porte peut s'ouvrir à tout instant, alors même qu'il paraît un paradis perdu, un rêve inaccessible. C'est toute la réalité sensible et inimitable de la civilisation française qu'on retrouve dans ces pages, à travers ses oeuvres d'art mais aussi son art de vivre le plus quotidien. Le désarroi de l'Epistolier n'a pas trop de tout cet héritage enchanteur pour trouver un réconfort devant la fragilité du monde. Mais montrer ce qui est menacé, c'est aussi montrer ce qui peut et doit être sauvé.
En 1931, Paul Valéry accepta de poser pour une jeune sculptrice, Renée Vautier (1898-1991), qui souhaitait réaliser son buste. Récemment séparée de son premier mari, elle avait alors trente-trois ans. Bien plus âgé qu'elle, Valéry, encore douloureusement éprouvé par la fin de sa longue liaison avec Catherine Pozzi, subit la fascination de la jeune artiste et ne tarda pas à lui faire part de la passion qu'il commençait à éprouver pour elle. Passion sans espoir : celle qu'il surnomma bientôt "Néère" (anagramme de Renée et titre d'un célèbre poème d'André Chénier) ne lui cacha jamais qu'elle ne partageait pas ses sentiments. Cela n'empêcha pas le poète de continuer à lui faire la cour durant plusieurs années. Les cent soixante lettres inédites que nous révélons aujourd'hui témoignent de cette histoire d'amour malheureuse. D'une qualité littéraire digne de ses grandes oeuvres en prose, elles montrent un Valéry tendre et plein d'esprit, sachant jouer de tous les charmes de sa conversation pour séduire, sans cacher à sa correspondante (dont les réponses n'ont pas été conservées) qu'il est sujet à de graves accès de mélancolie : ceux-là même qu'il décrit si bien, au même moment, dans le dialogue intitulé L'Idée fixe. Bien plus qu'un témoignage sur la vie privée d'un grand poète au sommet de sa gloire, ces Lettres à Néère méritent d'être considérées comme une oeuvre à part entière, pleine de bonheurs d'écriture surprenants.
Cet ouvrage paru en 1869 est une sorte d'encyclopédie des chats qui examine leur place dans l'histoire de l'art et de la littérature, combat les préjugés à leur endroit, rend hommage aux grands hommes qui les ont le plus aimés et décrit leurs comportements à travers une foule d'observations fines et d'anecdotes curieuses et amusantes. Pour accompagner son livre, Champfleury, qui était au coeur de la vie artistique de son temps, s'est assuré la collaboration de ses amis les plus prestigieux, parmi lesquels on trouve notamment Manet, Delacroix ou Viollet-le-Duc. Les illustrations que ceux-ci lui ont confiées donnent à cet ouvrage un charme rare. La présente réédition rend pleinement justice, par une mise en page soignée, à ces documents graphiques exceptionnels qui dialoguent avec le texte. Qu'il s'agisse des chats dessinés par Grandville, du chat de Victor Hugo en personne, des chats égyptiens du Louvre dessinés par son conservateur d'alors, Prosper Mérimée, ou de l'oeuvre de G. Mind que Madame Vigée-Lebrun surnommait "le Raphaël des chats" , le livre de Champfleury est une magistrale déclaration d'amour au plus littéraire de tous les animaux.
Dix poèmes de cent vers assonancés composent ce livre d'amour et de deuil qui n'a, dans la poésie contemporaine, aucun équivalent, ni dans sa forme ni dans ses thèmes. Le jeune poète qui les a écrits en a fait un mémorial de la fin du vingtième siècle et un itinéraire où la souffrance et le désespoir sont victorieusement combattus par le pouvoir lumineux de la poésie. "Il y a de la beauté dans le paysage menacé / De notre amour, de notre pays en proie à l'adversité", écrit l'auteur qui arpente les rues de Paris avec au coeur "la nostalgie de demain". Celui qui se veut "un regard sur le monde, une savante lumière" est un veilleur dont la fonction est aussi essentielle que cachée. La poésie de Germont intrigue et retient l'attention par le ton très personnel d'une parole qui n'est nullement obscure et semble même souvent limpide, et qui pourtant, à une lecture attentive, s'avère d'une complexité et d'un raffinement très savants.
Résumé : Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.