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La maison au point de l'aube. Edition
GERMONT
COOPERATIVE
19,90 €
Épuisé
EAN :9791095066354
L'été qui précède son départ pour la capitale où il va commencer ses études, Erick passe ses vacances au bord de la mer. Séduit par Sven, un beau Suédois avec lequel il ne tarde pas à faire connaissance, il doit constater que ce dernier refuse de répondre à ses désirs, bien qu'il sache parfaitement ce qu'il en est : Sven est marié et père de famille. Au cours de cet été, Erick va se lier d'amitié avec quelques personnes remarquables qui forment comme une société secrète, animée d'un esprit particulier : la maison de Lucile et Martin est le centre de cette communauté d'esprits qui ont adopté le "callionisme", de l'adjectif grec qui signifie "plus beau, meilleur". Peu à peu initié à ce qui est d'abord moins une philosophie qu'une attitude générale envers la vie et le monde, Erick va parcourir de rencontre en rencontre un chemin initiatique qui le mènera vers la pleine acceptation de lui-même. Alors que la France contemporaine cède à la détestation de soi et semble ne travailler qu'à sa propre perte, les amis qui serviront de guides à Erick lui permettront d'éviter les pièges, et de connaître à travers son amour pour Peer, un jeune homme atteint du sida, une révélation qui engage tout le sens de la vie humaine. On referme ce livre gorgé d'émotion avec la certitude qu'il contient les plus riches ferments d'espoir pour l'avenir.
Ces poèmes ont été écrits au cours des deux années qui précèdent, le premier à la suite du choc ressenti par l'auteur au moment de l'incendie de Notre-Dame de Paris. Ce poème mis en libre accès sur le site des éditions de la Coopérative a rencontré un réel écho (plus de 1500 téléchargements), de même que le poème écrit un an plus tard, "Premier anniversaire de l'incendie", publié dans les mêmes conditions. Ces deux textes se retrouvent dans ce recueil composé de trois parties de douze poèmes chacune, qui enregistrent l'écho intime et collectif des calamités qui ont accablé la France au cours des deux années 2019 et 2020, avec la pandémie du coronavirus. Du Discours sur les misères de ce temps de Ronsard à L'Année terrible de Victor Hugo, nos grands poètes ont toujours ressenti dans leur chair même les maux qui accablaient la France. Germont ne fait pas exception, enregistrant avec une impitoyable lucidité les tourments de notre époque, dénonçant sans détours l'incapacité des dirigeants, pointant les insuffisances qui ont conduit à une catastrophe nationale dont la portée dépasse les événements immédiats. Car c'est le privilège du poète d'être capable de voir plus loin que l'heure présente, aussi bien pour énoncer les causes plus anciennes de la crise que pour en appeler à son possible dépassement, quand le pays même et sa culture sont menacés de mort. L'auteur en appelle ici à la mémoire chrétienne de la France pour annoncer la possibilité de ce dépassement. La crise, selon lui, est d'abord spirituelle, et c'est comme telle qu'il faut l'envisager et l'affronter.
Etienne, le héros de ce roman, peine à se reconnaître dans la France de son temps. Réduit par sa destinée à une existence solitaire, il se réfugie dans le monde merveilleux de la culture française où il baigne depuis son enfance. Epistolier convaincu, à une époque où l'art épistolaire est en perdition, il écrit des lettres imaginaires à de grands artistes, en se cachant lui-même derrière des identités prestigieuses. On découvre ainsi des lettres de Jean-Philippe Rameau à Claude Monet, ou d'Hector Berlioz à Jean-Jacques Rousseau. Les voix et les temps se mêlent, s'enrichissent en un dialogue singulier. Loin d'être coupé de son époque, l'Epistolier témoigne d'une inquiétude et d'une révolte qui ne cessent de la remettre en question. Les lettres imaginaires alternent avec les évocations réalistes d'un pays en crise. En jouant avec les époques diverses de l'histoire de France, ce roman met en perspective les problèmes les plus actuels. En un temps de doute et de relativisme, il rappelle que la culture pleinement vécue et aimée est un monde où la vie prend enfin un sens, et dont la porte peut s'ouvrir à tout instant, alors même qu'il paraît un paradis perdu, un rêve inaccessible. C'est toute la réalité sensible et inimitable de la civilisation française qu'on retrouve dans ces pages, à travers ses oeuvres d'art mais aussi son art de vivre le plus quotidien. Le désarroi de l'Epistolier n'a pas trop de tout cet héritage enchanteur pour trouver un réconfort devant la fragilité du monde. Mais montrer ce qui est menacé, c'est aussi montrer ce qui peut et doit être sauvé.
Résumé : Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.
Je n'ai rencontré qu'une fois Jean Dervage, et je ne lui ai jamais parlé", écrit le narrateur à propos d'un jeune homme dont la beauté le fascine. Mais qui est Jean Dervage ? Tout ce roman est consacré à chercher la réponse à cette question. Celle-ci semble essentielle au narrateur, confronté à l'échec de sa propre vie sentimentale et pourtant rempli d'espoir, au nom d'un "idéalisme" qu'il s'applique à redéfinir. La jeunesse et la beauté, les deux qualités qui expliquent la séduction qu'il exerce sur ceux qui le rencontrent, ne suffisent pas à définir Jean Dervage. Il en jouit, mais il en est aussi victime, dans sa quête d'un bonheur plus durable qu'elles. A travers deux histoires d'amour, l'une malheureuse, l'autre heureuse, on le voit dépasser peu à peu une conception décevante de la vie et de la réussite. Dans ce deuxième roman, Germont semble faire le bilan de sa jeunesse à travers l'évocation d'un personnage entrevu au cours de ses propres années d'errances. Le livre apparaît ainsi comme un document sur la vie nocturne de la fin des années 1980. La vie reconstituée du héros, de son enfance à sa première jeunesse, dessine le portrait d'une génération. La présentation sous l'aspect d'une société secrète du monde marginal des noctambules, et même de la jeunesse de cette époque en général, renouvelle la thématique du roman d'initiation. Nul ne se serait attendu à retrouver les tourments et les subtilités de la Princesse de Clèves dans les boîtes de nuit parisiennes.
Résumé : La nuit était de plus en plus épaisse. De lourds oiseaux nocturnes passaient avec un froissement d'ailes dans le noir ; la lune avait commencé à baisser et sa clarté s'était voilée derrière des nuages. Aurore ne voyait plus bien où elle mettait les pieds. Elle trébucha à plusieurs reprises, poussant un cri chaque fois qu'une branche venait à lui griffer le visage. La nuit semblait interminable, le matin encore bien lointain. Aurore avait maintenant très soif et s'aperçut quelle n'avait même pas songé à emporter de quoi boire ; la gorge sèche, elle eut l'impression qu'elle allait mourir là, sans avoir découvert le secret des larmes. ? Hélas ! ma mère, mon père bien-aimés, s'écria Aurore, que n'êtes-vous auprès de moi pour me guider ? Où êtes-vous à présent ? Voyez-vous votre fille qui cherche sans la trouver la fée présidant à toute naissance ? Ne pouvez-vous me faire un signe pour me mettre sur le chemin Que ne donnerais-je pour pouvoir verser une larme ! Et comme j'ai soif !
Résumé : Et peu à peu je m'identifiais à mon personnage. Je l'habillais avec soin ; je reléguais ma Sarah Bernhardt dans un coin. Je la faisais spectatrice de mon nouveau "moi" ; et j'entrais en scène prête à souffrir, à pleurer, à rire, à aimer, ignorant ce que le "moi" de moi faisait là-haut dans ma loge. Si les mémoires de Sarah Bernhardt (1844-1923) ont été souvent réédités, on ignore en général qu'à la fin de sa vie la grande comédienne avait entrepris d'écrire un ouvrage où elle transmettrait son expérience aux générations futures d'acteurs et d'amateurs de théâtre. Elle en dicta jusqu'à sa mort les chapitres, qui furent ensuite ordonnés et publiés par Marcel Berger, un des familiers de ses dernières années. Le lecteur trouvera dans ces pages une mine inépuisable de conseils et d'observations sur le métier de comédien, depuis les impératifs de la voix jusqu'aux détails pratiques du maquillage. Sarah Bernhardt compléta et illustra ce véritable guide de l'art dramatique par une profusion d'anecdotes, où l'on retrouve la drôlerie et la vivacité qui rendirent célèbre sa conversation. Les illustrations qui accompagnent la présente édition restituent à la fois la beauté incomparable de la comédienne et le monde où elle vécut, à travers une galerie de portraits des autres étoiles du théâtre de son époque qu'elle évoque tout au long de ce livre.
Dix poèmes de cent vers assonancés composent ce livre d'amour et de deuil qui n'a, dans la poésie contemporaine, aucun équivalent, ni dans sa forme ni dans ses thèmes. Le jeune poète qui les a écrits en a fait un mémorial de la fin du vingtième siècle et un itinéraire où la souffrance et le désespoir sont victorieusement combattus par le pouvoir lumineux de la poésie. "Il y a de la beauté dans le paysage menacé / De notre amour, de notre pays en proie à l'adversité", écrit l'auteur qui arpente les rues de Paris avec au coeur "la nostalgie de demain". Celui qui se veut "un regard sur le monde, une savante lumière" est un veilleur dont la fonction est aussi essentielle que cachée. La poésie de Germont intrigue et retient l'attention par le ton très personnel d'une parole qui n'est nullement obscure et semble même souvent limpide, et qui pourtant, à une lecture attentive, s'avère d'une complexité et d'un raffinement très savants.