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L'institution autrement. Pour une clinique du travail social
Garate Martinez Ignacio
ERES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782749201191
Il n'y a pas d'institution idéale. Très vite, le désir de fonder devient totalitaire et veut préserver son objet. Alors se multiplient les procédures, et les règles paralysent le pouvoir-faire. Pourtant, comme le dit tinette Michaud dans sa préface, " ce qui compte, c'est l'acte d'instituer, le mouvement d'institutionnalisation, ce qui pousse, tire, organise les demandes, désire, impulse, à partir de l'institution existante. Ce qui est important, c'est ce qui dit, formule, énonce que là où ça s'arrête, c'est la mort, c'est l'inertie institutionnelle qui souligne que là où la vie s'en est allée, il n'y a plus d'espoir ni de désir, que le projet s'est figé dans un pratico-inerte étouffant et démobilisateur ". A travers différentes lectures de l'institution et de la loi qui fonde une éthique du travail social, l'auteur propose de restaurer un espace pour la créativité dans la mission des acteurs sociaux, dans le champ de la santé mentale mais aussi de l'éducation et de la formation. Pour cela, il offre au lecteur des repères intégrant une réflexion sur la morale, la loi, le désir, le secret, qui permettent de caractériser la structure régie par les lois sociales du côté de l'institué, et l'institution du côté du sujet et de son désir.
LE DUENDE... Où est le duende ? À travers l'arche vide passe un vent de la pensée qui souffle avec insistance sur les têtes des morts, à la recherche de nouveaux paysages et d 'accents ignorés : un vent qui fleure la salive d'enfant, l'herbe broyée et le voile de méduse, qui annonce le baptême perpétuel des choses qui viennent d'être créées. (Federico Garcia Lorca) LE DUENDE dort tapi en sa demeure, il est comme mort, là où siègent les viscères, ivre de sang, intoxiqué d'arômes et d'humeurs, vivant la vie du dedans, comme un déchet. Soudain, quelque chose le touche, quelqu'un qui tente de parler ne peut le faire et, sans rien dire, s'en va chercher les mots du corps, dans un dédale. Au détour de ses tours il touche au duende, mais gare à son éveil, il peut détruire : si le déchirement n'est pas mortel, il sera le facteur véritable de tout ce qui, d'humain, dans l'agonie d'un désir, fait vérité, et dans un jaillissement fugace, produit cet art différent, hors technique académique, c'est-à-dire bien au-delà de la muse et de l'ange, et qui est en rapport étroit avec les marécages de la mort.
Après les attaques contre la scientificité et la prétendue arrogance des psychanalystes, qui ont trouvé un très large écho dans les médias durant l'année 2006, Ignacio Gârate-Martinez nous propose un essai de " psychanalyse vivante " qui n'est pas une réponse à des attaques, mais le témoignage sur une pratique, dépouillée de certitudes, qui préserve la possibilité d'une parole unique, inscrite dans la chair du sujet, et qui n'est pas comptabilisée ou formatée selon les principes de la normalité. Un écrit qui ne se situe pas contre mais pour. En effet, pour l'auteur, le désir de guérir pour normaliser constituerait un recul, un abandon face à la nécessité incontournable d'inventer la vie, de saisir au creux même de la différence radicale, la vivacité d'un verbe capable d'inventer de nouveaux " possibles ", surtout lorsque la différence parle d'une souffrance indicible ou non encore dite. Mais peut-on écouter la parole d'un autre " à venir " sans rendre compte de son propre parcours ? Le psychanalyste doit-il adopter la blouse blanche ou l'objectivité du scientifique qui se prétend légitime du fait d'être reconnu comme expert ? La souffrance humaine doit-elle être rangée et catégorisée sous la forme de handicaps " ou d'" impossibilités " qui permettraient un meilleur quadrillage, un meilleur contrôle de notre société en crise ? Ignacio Garate-Martinez ne conçoit pas ainsi les traces d'étincelles d'humanité et situe la souffrance d'avoir une âme comme un " pouls qui frappe les ténèbres ". L'auteur du Duende, jouer sa vie (encre marine) et de L'expérience d'une psychanalyse (érès) nous présente ce nouvel ouvrage où le récit clinique, les tentatives de théorisation subjective, et le témoignage de son propre parcours vers le devenir psychanalyste, épousent la poésie pour préserver le rythme, la scansion et la musique des mots : leur jaculation. La lecture de ce livre nous montre comment l'enjeu de la psychanalyse n'est pas de penser la guérison de la souffrance humaine mais de guérir de la pensée qui distille ces souffrances.
A travers les rencontres fortes et fondatrices d'Ignacio Gárate Martínez, c'est toute une expérience de la psychanlayse qui est ici présentée de manière vivante. Octave Mannoni, Francesc Tosquelles, Joël Dor, Xavier Audouard, Maud Mannoni et Ginette Michaud : tous retracent leur parcours et évoquent les raisons qui les ont guidés vers l'analyse, ainsi que ce qui, selon eux, fait le coeur de leur pratique et de leur éthique. Se révèle ainsi un questionnement, aussi multiple que pertinent, où l'éthique de la psychanalyse apparaît dans toute son exigence en fonction des sensibilités d'hommes et de femmes pour qui la rencontre avec la pensée de Freud fut décisive. Au fil de ces pages, c'est donc tout l'esprit de la filiation analytique qui est à l'oeuvre. Avec les contributions de : Xavier AUDOUARD, Michel DE CERTEAU, Joël DOR, Maud MANNONI, Octave MANNONI, Ginette MICHAUD et Francesc TOSQUELLES.
Paulina Luz aurait pu demeurer la célibataire neurasthénique embarrassée par cette psychose ménagère dont Freud nous parle. Mais son ambition réprimée, son sacrifice au profit du garçon dernier-né, n'avait plus de sens dès lors que celui-ci était donné pour mort. La seule solution était la mort propre, la mort définitive du dire, un délire si pauvre qu'il n'intéressait même pas les psychiatres réunis à son chevet. Elle deviendra la proie et l'emblème de la psychiatrie moderne du xxe siècle. Rien ne sera épargné pour la soigner : des vitamines, des comas, des chocs douloureux jusqu'à l'insupportable, la chirurgie salvatrice, les neuroleptiques enfin... Rien ne sera épargné, rien ne conduira à la rémission de son mal. Seule son agitation sera réduite, mais au profit seulement d'une vie plus calme pour les autres : elle restera ainsi jusqu'à sa mort, sans que son rebut puisse trouver un désir pour s'accrocher au monde, un petit rien pour décoller du théâtre de sa terreur. L'histoire de Paulina Luz, femme universelle, aux prises avec la psychiatrie moderne de son siècle, vaut en elle-même pour les archives du c?ur et de la mémoire. Mais elle sert aussi pour éclairer cette autre modernité : ces cent ans à venir qui compromettent le destin de nos désirs derrière les affirmations péremptoires de la science, de l'image, de l'évaluation et de la ségrégation par le " handicap ". Dans notre siècle à nous, tout peut se dire jusqu'à l'obscénité. Pourtant, ce dire déshabité, communicationnel, publicitaire, épris de croissance et de mondialisation, ennemi de la saveur vernaculaire des dialectes, fait pendre comme un pantin, un corps " machinique " schizophrène, machinal, hygiénique, ausculté, biologique et neuronal, sacrifié en ADN sur l'autel de l'idolâtrie génétique.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.