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Symboles du monothéisme hindou. Le linga et la Déesse
GABIN JEAN-LOUIS
CERF
42,90 €
Épuisé
EAN :9782204096713
Svami Karpatri (1907-1982) rétablit dans ces pages l'évidence du monothéisme hindou. Dans deux synthèses transcendantes sur le linga, icône aniconique, symbole du Principe au-delà de la forme, il met en pièces les idées fausses de "culte du phallus", de "polythéisme hindou" et de "sivaïsme pré-aryen" diffusées par le premier vulgarisateur de ces textes, Alain Daniélou. Puis, dans un vaste panorama consacré à la Déesse - tour à tour héroïne épique, principe féminin de grâce et de beauté, mais aussi symbole du Principe suprême -, il établit des ponts entre deux voies de réalisation spirituelle, l'Advaita Vedânta et Srividya. La traduction entièrement nouvelle, établie sur les originaux publiés pour la première fois en Occident, met en lumière l'enseignement doctrinal en acte d'un maître spirituel contemporain qui combattit aussi bien le nationalisme néo-hindou que l'ingérence de l'Etat séculariste dans les affaires de la religion.
Résumé : Est-ce parce qu'il s'adresse à des publics particuliers, étudiants à Marseille ou Grand Orient de France ? Jamais Daniélou n'était allé aussi loin dans ses révélations sur des sujets aussi peu connus que le shivaïsme ésotérique, la personnalité du grand Shankara, le tantrisme, la Troisième nature, la Science des rêves ou l'initiation.
Avec la création en 1972 de The Sinking of the Titanic et de Jesus' Blood Never Failed Me Yet, dont la reprise, en 1993, qui l'associe à Tom Waits, lui vaut une renommée internationale, Gavin Bryars s'est imposé très tôt sur la scène musicale contemporaine, enchaînant les oeuvres fortes et les collaborations prestigieuses avec, notamment, Robert Wilson, Merce Cunningham, Carolyn Carlson, Lucinda Childs. Entre décembre 2017 et juillet 2020, Jean-Louis Tallon s'est longuement entretenu avec le compositeur britannique. Ce sont ces échanges que le livre Gavin Bryars, en paroles, en musique - premier ouvrage consacré au musicien - reprend dans leur intégralité, donnant ainsi à (re)découvrir, en une vision panoramique, un itinéraire d'envergure, couvrant cinquante ans de création.
La cour d'assises a condamné Mado, surnommée "la cougar", à dix-huit années d'emprisonnement. Comment cette presque septuagénaire en est-elle arrivée là, elle qui n'avait eu pour seul souci toute sa vie que de paraître, de susciter l'empathie, de se faire apprécier du plus grand nombre, d'être admirée, considérée et pourquoi pas enviée ? Elle n'avait pas ménagé ses efforts pour tenter de rassembler autour d'elle une véritable "cour". Pourtant un jour tout a basculé jusqu'à la conduire derrière les barreaux. La nuit qui suit le verdict, mélange de rêves et de cauchemars, nuit interminable, des flashes de sa vie lui reviennent en mémoire, depuis sa jeunesse jusqu'à sa descente aux enfers.
Résumé : Avec cette courte autobiographie, Fernand Trignol nous jette tête la première dans les bas-fonds parisiens du début du 20e siècle ; ainsi que dans ceux, tout aussi fangeux et impitoyables, de l'âge d'or du cinéma français : le cinéma d'avant-guerre... celui des monstres sacrés (Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Arletty...). Voisin débraillé de Ma philosophie de Courteline (dont Trignol était l'ami), ce recueil d'anecdotes mêle argot et français ouvragé au profit d'une petite musique qui évoque irrésistiblement le bouillonnement des faubourgs. Ainsi ce passage dans lequel l'auteur raille la plasticité morale d'Henri IV et son célèbre Paris vaut bien une messe : Henri IV, c'est un gonce qui me plaît. Si pour sucrer Meaux ou Château-Thierry, quelques jours après Paris on lui avait dit : -Mon pote, il faut que tu te cloques bouddhiste, il aurait répondu : -Cloquez-moi bouddhiste... Du Audiard avant la lettre...
La voie de la non-violence n'est pas seulement l'apanage des saints et des sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. «La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l'homme exige d'obéir à une loi supérieure : à la force de l'esprit.» Dans l'histoire de l'humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : L'Urgence est de vivre dans l'espace de la conscience, qui ne connaît ni commotion du désir, ni rumeur de la pensée, le paradoxe de l'existence. C'est le message de Krishna à son disciple et ami Uddhava : " [...] maître des sens, maître de ta pensée, cet univers, regarde-le comme déployé en toi, et toi, regarde-toi comme déployé en moi, le Souverain de toute chose. " III.7 t 9. Krishna se situe perpétuellement au confluent de la fiction et de la réalité, en ce point magique d'où s'écoulent des milliers de fleuves, emportant chacun une existence, pour finir par le résorber dans l'océan de la Conscience. Il cristallise son message en termes invisibles, comme une épée de lumière au c?ur d'un foisonnement de couleurs. Tout n'est qu'un unique océan, fait d'Être, de Conscience et de Béatitude. Le catalyseur dans cet échange ultime est d'une totale simplicité, c'est le courant d'amitié qui réduit à néant les rôles respectifs et temporaires de maître et de disciple. Ce texte sublime du Xe siècle, est un trésor de l'humanité. Il en émane la clarté fulgurante d'un traité philosophique, l'harmonie d'un hymne antique, l'intimité d'un secret murmuré, destiné à changer la vie. Traduit du sanskrit par Alain Porte.
Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de Mohenjo-Daro, au monde protodravidien. Les Aryens qui envahirent l'Inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des Veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'Etat. Accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. Eliade, Filiozat, Masson-Oursel ont permis aux Français de connaître les vrais principes du yoga.Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, M. Jean Varenne, professeur à l'université d'Aix. Eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les Upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture). L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode: l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. Cet oiseau migrateur souffre en captivité. On suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. Pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine. Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. Nous sommes loin du Yoga pour lui, pour elle, pour tous. Voici le yoga pour ceux qui le méritent.